‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 147 sur 441 · DANS TOUS LES CAS LES BÉSULTATS POSITIFS · texte numérisé non relu

DANS TOUS LES CAS LES BÉSULTATS POSITIFS

bation 27 jours. — Dans ces deux observations il y a donc une difTérence l^> grande entre la lésion qui fournit le virus et la lésion produite par lai. Jt^Toh ferai remarquer aussi que la première poussée des accidents coDsécu;..^ appartenait aux formes sèches et non pustuleuses de la maladie. L*âge d« !i syphilis qui a fourni ce pus n*est pas spécifié et c'est regrettable, ie doute qur la maladie fût très ancienne.

3« CCL8 (Vidal). — Le malade auquel on emprunta la matière de riDoculatioD n'en était qu'à la sixième semaine de sa syphilis. Il avait néanmoins déjà ua? éruption de pustules. L'inoculation du pus d'une de ces pustules fut pritiiiu-^ sur M. Boudeville, interne en pharmacie. Au bout de 35 jours d'incubation. <l se produisit un chancre infectant précédé de pustules inflammatoires ordiniires qui se guérirent spontanément avant son apparition. L'incubation desarcidents consécutifs fut de quatre mm et demi. Cette longueur est aussi exlraorJn naire que la brièveté dans le premier cas, dont je vous parlais tout à IWj:* N'y a-t-il pas eu erreur d'observation ?

4« cas (Ri necker). — Inoculation d'une syphilidc pustuleuse congénitale. U pus fut emprunté aux pustules d'acné frontales d'un enfant syphilitique :i d'une mère syphilitique et qui avait déjà infecté sa bonne. — Ce pusfutapr-lt que sur un vésicatoire au bras. La première incubation dura 29 jeun. L résultat de l'inoculation fut un chancre très caractéristique. La deuxième ioa bation fut très longue, comme dans le cas précédent, puisqu'elle dura 130 joun La syphilis consécutive fut très ordinaire.

A ces quatre cas on peut ajouter celui de Lindwurm. Le pus fui empraol non pas à des ulcérations de la peau, mais à une ulcération syphilitique ^ l'amygdale. Au bout de k jours d'incubation, tubercules d'un rouge virqui i tarda pas à devenir un vrai chancre syphilitique. La deuxième iacubatioD ( de 27 jours : roséole.

Résumons les résultats généraux que nous donne l'analyse de» fail de syphilis inoculée K C'est un chapitre qui sert de préambule natur à l'histoire de la syphilis acquise et qui complète en même teni|)> >< étude. Et d'abord, ce qui apparaît de la façon la plus évidente. ( «i qu'il a régné dans tous les cas, une grande uniformité, comme It^^i*^ provoquées par Tinoculation, malgré les différences dans le lieu *•[ mode choisi pour la pratiquer. Partout l'effet immédiat est à p^u pr nul ou appartient à l'ordre des réactions inflammatoires locale^ I plus simples et les plus insignifiantes, sans aucun phénomène (\ puisse faire pressentir la spécificité des accidents ultérieurs. Toutes I lésions produites par les conséquences les plus prochaines de Tin* i lation étaient guéries lorsque les lésions réellement spécifiques >»* >l manifestées. — Il a donc constamment existé, dans la syphilis ini> >ik une période d'incubation, c'est-à-dire une période de calme pathu

1. Ceux qui voudraient lire dans leur entier les observations de syphilis io'-M " trouveront dans le livre de M Roliet sur les maladies vénériennes. Elles ont * v -^ rieurement commentées par cet éminent observateur (voyei p. 49:?-.'vi'ii.

Page 1