ONT ÉTÉ UN CHANGEE SYPHILITIQUE
i'ique absolu entre le moment de l'insertion du virus, et celui où se sont produits ses résultats réels. La plus longue durée de cette incu- [talion a été de 42 jours, la plus courte de i 0 jours et la moyenne d'un r-u plus de 25 jours. En classant ces incubations suivant la nature du i'}uide inoculé on trouve comme moyenne : i"" 24 jours après les Doculations du chancre primitif; — 2"^ 30 jours après Tinoculation [a sang; — S^ 22 jours après Tinoculation des plaques muqueuses; - i** 30 jours après celle des syphilides pustuleuses. — Dans les inoulations multiples et simultanées ou contemporaines faites sur divers oints du corps qu'a-t-on constaté ? Un résultat presque toujours positif, uels que fussent le procédé opératoire et la distance des points inouïes. Une lésion spécifique s'est produite en même temps sur tous ^s points piqués et non ailleurs. Sur 26 piqûres faites sur 11 individus, 3 fois, résultat positif. Dans les inoculations successives^ il y a eu des isuccès plus nombreux que dans les inoculations simultanées. Les icubations pour chacune des piqûres faites sur le même individu ont irié. Vous avez vu que dans Texpérience de M. Puche, Tincubation e la deuxième inoculation a été de 22 jours plus courte que celle de i première dont la durée a été de 39 jours. Dans les deux séries de indwunUy l'inverse a eu lieu, puisque les dernières inoculations, faites uiemeot 2 jours après les premières, ont produit leurs effets 7 jours us tard, ce qui veut dire que leur incubation a été de S jours plus Dgue que l'incubation des premières qui avait été de 19 jours. Dans h deux inoculations successives de Wallace, à 7 jours d'intervalle, I effets locaux ont eu lieu simultanément. Quant les inoculations ont é faites avec la même matière contagieuse sur des individus diffé- Dts, l'incubation comme les autres symptômes de la maladie ont é \ariables suivant les malades (cas de Wallace, Gibert). Dans les oculatioDS pratiquées au moyen de vésicatoires et surtout de scarifiions, l'accident primitif a été multiple; puis il y a eu réunion ulté* ture des tubercules en un seul néoplasme chancreux. Lorsqu'on voit % lésions toujours locales par lesquelles débute la syphilis inoculée, ! mouler pour ainsi dire exactement sur le traumatisme qui a servi ^ porte d'entrée au virus, on se prend à douter que l'infection de tout >r^aaisme ait eu lieu avant l'accident primitif. Comment en effet Lptiquer que cette intoxication générale n'aboutisse qu'à une lésion restreinte et subordonnée constamment comme siège au lieu d'inser- 10 du virus ? L'expérience de M. Puche ne vous semble-t-elle pas de ttare à rendre cette intoxication générale très problématique , li^jue 22 jours après la première inoculation, une deuxième a donné
280 DESCBIPTION GÉNÉRALE DE LA SYPHILIS IKOCTTLÉE.
un résultat positif, le même jour que la première ? Il n'y a donc pa« ^u d'immunité, et, en cela encore, cet empoisonnement de la phase d'innbation, si on l'admet, diffère de celui qui succède à l'accident primitif
Vous avez vu que dans presque tous les cas, la première lésioD qu'on a constatée sur le lieu de l'inoculation , a toujours été li même, c'est-à-dire une rougeur circonscrite, une légère saillie, ulpetite papule, puis un tubercule, une nodosité. Voilà le néopla>mf primitif à i'état naissant. Puis la nodosité tuberculeuse grossit, &m*-i)\, d'un rouge brun, d'un rouge cuivreux, et se couvre de squaiii*? sèches, auxquelles succèdent des croûtes humides, ce qui veut dire «('i* rélevure s'excorie, s'ulcère et sécrète une humeur séro-sanguinolnit^ concrescible. Mais s'il y a presque toujours à la surface du tubenai*' une ulcération, une surface suintante, elle reste constamment su|vr* flcielle et ne fait qu'effleurer les tissus. 11 y a des cas où l'érosion pansA avoir fait défaut. II ne faudrait pas s'en étonner outre mesun*. i*t trouve pour ces cas exceptionnels des analogues dans la sypbii» naturelle. Babington les a décrits. J'ai vu un néoplasme se former sous la cicatrice d'une petite papule chancreuse excisée cinqaaDi* heures après son début, et rester sec, sans trace d'exulcération (codant toute sa durée. Peut-être, sont-ce de semblables lésions primitif»-*, à forme sèche, qui passent inaperçues des malades et produisent iH syphilis dont on ne peut parvenir à trouver le point de départ. \iM qu'il en soit, l'accident d'inoculation a été, dans presque tous les <ia,{ pourvu de ses deux éléments constitutifs qui sont : P l'élément pl^ tique, la papule, le tubercule, la nodosité, l'induration ; 2* l'élém^-nl érosif ou ulcéreux. Ce dernier n'apparaît en moyenne que cinq j^ur^ après le début du néoplasme. — Pendant les périodes de progrès À de réparation du néoplasme d'inoculation, les expérimentateurs ^dI constaté la plupart des phénomènes évolutifs dont je vous ai dooii. ii description sommaire en vous parlant du chancre dans les lei.(»J sur la pathologie générale des maladies vénériennes. Par consêqu*iiî^ il est inutile de revenir sur ce sujet. Quant à l'adénopathie , (i&o| 26 cas, elle a été notée 20 fois avec ses caractères d'indoleiK> ^ d'aphlegmasie, etc. Elle s'est montrée il jours, en moyenne, a{>p^^ début du chancre.
La deuxième incubation a été à peu près une fois plus longue nyi la première. On trouve comme maximum 130 jours, comme minimos J2 et comme moyenne 47. C'est aussi la durée ordinaire dr \ deuxième incubation dans la syphilis naturelle. j
Les accidents secondaires, ou accidents vrais d'intoxication fi^oi