DANS LA SYPHILIS PBIMITIYE ET LA SYPHILIS SECONDAIRE
likubatioa. C'est surtout la réinoculation du malade avec son propre >us qui a été pratiquée par les expérimentateurs. Je l'ai tentée bien des bis sans aucun succès. Je n'ai pas même pu obtenir ces lésions assez Dal définies que HM. Diday, Bidenkap et surtout M. Lee, sont parvenus L faire naître quelquefois, lésions à incubation écourtée de 3 à9 jours, [oelquefois un peu ulcéreuses, qui ne sont que des pseudo-chancres et t ont, poar moi, aucune signification pathologique. J'en dirai autant les ulcérations artificielles qui résultent de l'inoculation du liquide un chaacre qu'on a irrité, enflammé avec dés cantharides, de la oudre de Sabine, etc. Ce qui a toujours manqué à ces pseudo-chanre^« ce sont les deux circonstances capitales de l'incubation et de adénopatfaie. Tenez donc pour certain que le chancre est irréinocuible à toates ses périodes, même lorsqu'il vient à peine d'éclore, lorsa il est encore, pour ainsi dire, à l'état embryonnaire. L'immunité liste donc dès que se montrent les premiers vestiges de l'accident rimitif. D'un autre côté, elle peut faire défaut jusqu'au 22® jour de iucut>atiou (cas de Puche). Notre incertitude se trouve circonscrite itre ces deux limites.
Pendant la période secondaire de la syphilis, des réinoculations innommables ont été pratiquées par tous les expérimentateurs, depuis Hunr jusqu'à nos jours, et elles ont toujours donné des résultats négatifs. est là une des vérités les mieux démontrées et les plus incontestaes. Aussi l'immunité à cette phase virulente de la maladie constiitioonelle est-elle absolue. Les exceptions à cette loi données par Cazeite. Vidal, Puche, Richet, n'ont aucune réalité pathologique sérieuse, tr les pustules obtenues par réinoculation étaient purement traumai}ues, avortées et sans' incubation, sans caractère pathognomonique aucune sorte, sans conséquences ultérieures. La plupart du temps, % inoculations étaient faites avec des produits morbides provenant a Tindividu lui-même. M. RoUet a souvent emprunté la matière con- (frieuse à d'autres syphilitiques que ceux qu'il inoculait, et il n'a jamais a que des résultats négatifs. Wallace, au contraire, dit avoir réussi luÂÎeurs fois en pareil cas, et entre autres, chez une femme qu'il inoaU avec du virus recueilli sur son mari, après avoir essayé inutileleatavec son propre pus. Le 26* jour de l'inoculation, le vésicatoire iDocalation, après avoir été guéri de l'irritation traumatique imméiaiement consécutive à l'application de la substance virulente, devint a{Hilo-squameux. Le 3S* jour, sa surface était Usse et guérie. — Dans e «ravlà encore, il n'est pas question de l'adénopathie inséparable du iuncre ni des poussées ultérieures qui proviennent forcément d'une
284 DURÉE DE L'iBfJfUNITÉ SYPHILITIQUE.
infection générale. On peut invoquer Tincubation. Je crois néanmoins que la lésion papulo-squameuse n'était qu'un pseudo-chancre, ud^ lésion comme en peuvent provoquer les irritations cutanées surla[>eai des sujets syphilitiques. M. Rollet trouve que c'est un fait inconlt*^ table de réinoculation syphilitique posilive, opérée à la période sec ni daire de la syphilis avec un virus étranger au sujet inoculé. Je ne [lar tage point cette manière de voir, parce que j'ai la conviction qut* d simples causes traumatiques ou des excitations locales physiologiqu-' ou morbides peuvent susciter de pareilles lésions spécifiques dv^ plus ou moins les apparences d'un chancre, comme toutes les groH papules érodées ou excoriées. Wallace, lui, voitlà TefTet d'un virus mon épuisé. Pourtant le virus de l'homme qui a fourni la matière de linc culation était plus ancien que celui de la femme donl on n'avait ola^ que des résultats négatifs. Le même expérimentateur rapporte d au* faits du même genre tout en les présentant comme des exceptioiif. sont là plutôt des syphiloïdes que des chancres , c'est-à-dire à lésions insignifiantes et véritablement abortives. — Donc , on |»e considérer l'immunité comme absolue dans la période secondaire ( la syphilis.
En est-il de même dans la période tertiaire ? C'est dans cette péri< si différente des deux autres à tant d'égards, qu'on aurait le plu chance de réinoculer la syphilis. Pourtant, on n'y est pas encore [«a venu. On a beaucoup parlé du résultat obtenu par M. le IK Schenf( en iSfil , à Lourcine , dans le service de Bouley. Je ne Tai trouvé aussi convaincant qu'on a bien voulu le dire. Vous all^z juger. Je résume l'observation :
Une femme âgée de 38 ans, syphilitique depuis iS ans, ayant des ir<>mii une rhinopathie tertiaire, une nécrose de la voûte palatine, etc., fut ioocu.t^ 29 juin 1851, avec un pus de plaques muqueuses appliqué sur un vésic4l>».i La surface vésiquée se guérit vite, mais, le lî juillet (22« jour de ropfratif deux papules lenticulaires, tirant sur la couleur du jambon fumé, sans pnirt indurées se produisirent, se couvrirent de croûtes et s'entourèrent >i i auréole. Elles s'ulcérèrent assez profondément, puisque Cazenavo drr!,t'^ i c'était de l'eclhyma syphilitique. — Un mois après Tinoculation, replia malaise, grosse tumeur sur le mollet gauche, peu limitée, sous-cutantV. a un peu de rougeur violacée de la peau et de la douleur à la palpation. ad rente à l'aponévrose jambière, indépendante des fibres musculaires du :.v* cnémien. — Deux rougeurs avec un peu d'intumescence sous-cutai.- ; devant du genou gauche. — Disparition de ces phénomènes au l>out à 20 jours.
Qu'a-t-on fait, en inoculant du virus syphilitique à celle femm*
BÉINFKCTIONS SYPHILITIQUES. 285
iik' période tertiaire active? On a produit chez elle une lésion qui, r >oa incubation, son processus et tous ses caractères, a sans doute f i:r:iQde analogie avec le chancre. Mais, pour que ce fût une réiuolation véritable, ne faudrait-il pas qu'il y eût aussi infection des ganoos lymphatiques. A-t-elle eu lieu ? On n'en dit rien. Ne faudrait-il > aussi que la syphilis, recommençant par un chancre» continuât, frès les lois de son évolution ordinaire, par des accidents véritaiment secondaires ? Il y en a bien eu quelques apparences, sous me de ces tumeurs gommeuses semblables à l'érythème noueux, que i décrites et dont je vous parlerai ultérieurement. Mais peut-être tumeurs dépendaient-elles plus de la syphilis tertiaire réellement Miule, que d'une nouvelle infection très hypothétique. On peut donc e aussi, au sujet de cette période de la maladie, que l'immunité ne s'y ini pas et que les vieux syphilitiques guéris, ou que ceux qui ont la ladie en activité tertiaire, sont presque tous réfractaires à la réinoa'ion.
)^ tout ce qui précède, on peut conclure : T Que la réinoculation possible avant l'apparition du chancre et pendant la première incuioo» du moins jusqu'à son 22" jour ; — 2® Qu'elle n'est plus possible que le chancre commence à poindre ; — 3" Que pendant toute la ve de révolution chancreuse, l'immunité est un fait accompli; — ^ue cette immunité persiste dans la syphilis secondaire au même Té que dans la syphiUs primitive ; — 5" Qu'on la retrouve aussi 5 la sy])hilis tertiaire, et même chez les anciens syphilitiques, pluirs années après la disparition de toute lésion apparente ; — 6'' Qu'il ♦•a très exceptionnellement des réinoculalions faites avec succès, >, sans les adénopathies caractéristiques et la genèse des accidents iiiKi, muqueux ou autres qui accompagnent toujours le vrai chansj^phililique ; — 7* Que l'immunité qui, à priori, semble devoir Uihiir avec le temps, paraîtrait, en effet, de par l'expérimentation lin^pf), moindre pendant le tertiarisme que pendant la période >udaire ; — 8* Que tel syphilitique irréinoculable avec son propre b le serait plutôt avec le virus d'un individu arrivé à une période » avancée et par cela même peut-être plus intense de la maladie; ^ Mais qu'en somme ces prétendues réinoculations sont très hypotiqurs et que l'inmiunité dans les expérimentations a toujours été >•-•»* a toutes les phases de la syphilis *.
\ii' mtkn kt réinfections syphilitiques. ~ I. Outre les immunités conférées par
irMr.ir-re intoxication syphilitique et qui, par conséquent, sont acquises, il en
*■ i» ridturelles, chez des sujets qui n*ont jamais eu cette maladie. Ainsi MM. Ratier,
286 INOCULATIONS SYPHILITIOO-BLBNKOBBHAOIQUES.
Pour achever l'histoire de la syphilis expérimentale, je vais V(>u< donner les résultats des inoculations pratiquées avec le virus syphilitique associé à celui d'autres maladies contagieuses. C'est ce qu'ao appelle des inoculations mixtes,
A. Inoculation du virus syphilitique associé à la matière coni^ gieuse delà blennorrhagie. Le principe contagieux de la blennorrhaa^ ne s'inocule que par son appUcation à la surface de certaines xm queuses. Son insertion dans la trame des tissus ne produit autus résultat. Il n'y a pas d'exemple d'inoculation artificielle de la blenn* r rhagie et de la syphilis opérée simultanément dans les conditîonN «ii chacune de ces maladies est apte à se développer. Il existe au roo
Cullerier et Sarrhos se sont inoculés à eux-mêmes inutilement du pus d'accideiit< daires. MM. Puche et Thiry ont inoculé, le premier trois fois« et le second une f*»i«. succès, des sujets sains avec le pus du chancre induré. En 1857, M. Ouvry échoua i* une tentative semblable sur un jeune médecin. — Il y a des personnes qui >>xi > impunément à la contagton syphilitique. J'en ai observé un exemple frappant c)m i ■ -^ femme qui, faussement accusée par son amant de lui avoir communiqué un rhaa-*^ infectant, fit tout son possible pour le contracter avec lui afin de prouver son inn<«-*^ j •! Plusieurs médecins Texaminèrent comme moi, à différentes reprises et pendant i-i..^ temps, sans parvenir à découvrir chez elle la moindre trace de syphilis aBci»*iiiir -i récente. Il faut bien avouer que de pareils faits sont tout à fait exceptionnels. N** tu draient-ils pas, du moins quelques-uns, à ce que ces privilégiés ont eu la syphilis h* —> taire? Une autre question qu'on peut se poser, c'est celle de savoir si la syphUis ch^i *. parents communique aux enfants Timmunité syphilitique, alors même qu'ils n « i *. «i aucune atteinte de la maladie.
II. Au sujet des réinfectiom syphilitiques^ les avis toutefois sont encore très panuf^ Si je m*en tenais à ma propre pratique, je les nierais formellement. Je n'ai pas |«u "j effet, en découvrir un seul cas, dans les milliers de syphilis que j'ai soign^^e^ *V% t\ douze ans. Et pourtant, je les ai recherchées avec soin. — En 1815, sous le n< m <!r ^ d'unicité de la syphilis^ M. Ricord reconnut par l'observation clinique que le ir •» individu ne pouvait avoir deux fois la syphilis. Mais, ajoutait-il, cette dispositi«>n ar<f £« peut B*atténuer et finir par s'éteindre et une nouvelle infection générale devenue (•^•s^*.' produira des accidents constitutionnels modifiés, des affecûonssyphiloidesqui serêîa i la syphilis ce que la varioloïde est à la vario*le. — Il croyait, comme M. Clerc, qu^ . chancre induré, lorsqu'on réussit à Tinoculer à un sujet syphilitique produit un < hai v mou. — C'est là une erreur dont M. Rollet a fait justice en démontrant que daa< v pareils cas on avait inoculé un chancre mixte.
FoUin, MM. Puche; Rodet, Delestre ont publié des cas de réinfections syphi'ti plus ou moins probants. Tout le monde s'accordait à les considérer comme rares. l-ir< : M. Diday, dans un travail très important, en cita vingt-sept cas {Archives générai* médecine^ juillet et août 1862). Voici quelles sont les conclusions du travail de ctx • nent syphiliographe :
« En règle générale, le virus syphilitique, comme d'ailleurs tous les virus, i ^. pas successivement deux fois sur le même individu la nn^me action. lotn^duit «i.i«i. conditions physiques qui en permettent l'absorption) chez un sujet syphilitique. c«* « - " ne produira aucun effet; introduit chez un sujet qui a eu, mais qui na plus .i : ment la syphilis, il produira une syphilis modifiée. Plus la première syphilis a.-^ faible, plus l'époque où elle exista sera éloignée, au moment de la seconde iutn-i .
UrOCULATIONS 8TPHILITIC0 OHANOBELLEUBES. 287
rdire, comme vous le verrez plus tard, un nombre très considérable l'observations cliniques de ce genre.
B. hiaculaiion du virus syphilitique associé à la matière conta" ieîise du chancre simple. — On a pratiqué ce genre d'inoculation de rois manières différentes, les trois seules possibles : r On a inoculé aos une même piqûre un mélange de virus syphilitique et de matière [^Dtagieuse du chancre simple ; — 2'' On a inoculé du virus syphilique à la surface d*un chancre simple ; — 3^ On a inoculé du pus de bancre simple à la surface d'une lésion syphilitique, notamment d'un bancre syphilitique primitif. Dans le premier cas on obtint d'abord n chancre simple, puis sur le lieu même, au bout d'une incubation de 5, 30, 35 jours, un néoplasme primitif, avec ses adénopathies carac-
\ \irus, plus le Tirus mis en contact la seconde fois sera énergique (c'est-à-dire puisé à k it<ii\n congénitale ou primitive plutôt que secondaire), et plus la seconde atteinte de ;»^ îi< sera forte; et vice versa. L'expérience, d'accord avec ces données rationnelles, Dctre que les seuls sujets sur qui la seconde introduction du virus syphilitique ait r<]ijit quelque effet pathologique sont ceux qui étaient alors guéris de leur première r>:r'. «>a qui, du moins, n*en «avaient plus d'autres symptômes que ceux qui ne se transtiVut ni par génération ni par contact. (Symptômes tertiaires.)
(ju.int à la nature des efTets de la seconde introduction du virus, opérée dans ces D(liti<<D.s. Fobservation apprend qulls sont variables et consistent : — Â. Dans plus de Ofitié des cas, en un ulcère ayant tous les caractères du chancre induré, à part dén^jpathie indurée concomitante, lequel ulcère n'est pas suivi d'accidents constituciicfU. L'absence d'adénopathie permet au praticien de reconnaître d'avance les iiit*rv« indurés qui ne seront pas suivis d'accidents constitutionnels (chancroïdes). — Iian» plus d'un quart des cas, en un chancre induré suivi d'accidents constitutionnels in> intenses que ceux de la première syphilis (véroloïdes). — C. Dans moins d'un Bki-|uart des cas, en un chancre induré suivi d'accidents constitutionnels plus intenses t r^Qx de la première syphilis (secondes véroles). — D. Dans moins d'un demi-quart \ .sLy OÙ il n'avait eu pour première syphilis qu'un chancre induré sans suites constiboiitt II**5). en un chancre induré suivi d'accidents constitutionnels assez faibles.
> El comparant entre elles ces diverses séries sous le rapport de l'intervalle de temps i a H^paré les deux intoxications successives, on trouve que ce temps a été d'autant [« . Murt que la seconde intoxication a eu des effets plus faibles. Il est au minimum i« .^ ras où il n'y a eu, la seconde fois, qu'un chancre; au maximum, dans ceux où i) Ltv. la M^conde fois, une vérole plus forte que la première. L'impossibilité d'inoculer 'kanrr*? â un homme qui a la syphilis est un fait très réel. Mais ce résultat de l'expéi^LUti^n n'est point, quoi qu'on l'ait dit, en désaccord avec la possibilité des réinfec- L» rbez un homme qui a eu la syphilis; il confirme au contraire cette possibilité par fJo^ forte présomption qui puisse fournir, en pathologie, une différence dans les effets x; ^laant par la différence des causes. Les vingt exemples de réinfection observés par
l 'R fix ans, dans ma seule clientèle, donnent une idée de la fréquence avec laquelle ca« w> pré:»ente. Os faits seraient depuis longtemps aussi connus qu'ils paraissent f «-«ri hui nouveaux, si les praticiens ne s'étaient pas laissé fermer les yeux par une tnn- aussi juste que sincère au fond, mais inconséquente dans son absolutisme.
> Li. r'infîectîun d'un homme qui avait eu la syphilis démontre qu'il en était guéri. Ce i*-'-^^ a trois corollaires pratiques : — A. Il prouve qu'on peut guérir radicalement a -^^bilis, fait nié par beaucoup d'auteurs, qui n'admettent que la cure des manifes-
288 CHANCRE MIXTE SYFHILITICO^HANCEELLEUX.
téristiques et puis les accidents consécutifs de la syphilis. L*obsen> tion clinique fournit des exemples assez fréquents de ces chancre^ mixtes dont je vous donnerai plus tard une description délaillée. U faut voir dans ce résultat une simple coexistence des deux maladiri et non point, comme le prétendaient les partisans de Tunité chaacreuse, une filiation avec métamorphose. Les deux virus consentnt leur autonomie et produisent respectivement leurs effets qui se sup^r* posent tout en restant distincts. — Pour le second cas, nous n avuts qu'une seule expérience, celle de Lindwurm, qui transporta sur a pustule d'inoculation d'un chancre simple, du pus d'un chancre indo;''. Au bout de quatre semaines, le chancre simple pansé méthodi ju«^ ment était guéri; mais, sur sa cicatrice, il se produisit alors une saillie rouge, une papule tuberculeuse qui se convertit en néoplasme [»:.*
talions, et qui professent la pérennité de l'empoisonnement constitutionnel, de la <U'i -^ (nom qu'ils donnent à tort à Tintoxication syphilitique). — B. H donne la mesure c^ u' de temps qui est ordinairement nécessaire pour que la guérison radicale ait lieu, b ^.^ mes observations personnelles, le minimum de ce temps est en moyenne de vicr^ d mois. —G. Enfin i4 constitue, pour chaque ex-syphilitique en particulier, le nieili^r .a terium de la solidité de sa guérison. En effet, faites, je le suppose, à un homme qiL j la syphilis Tinoculation de chancre induré : si elle échoue, cela prouve qu'il était m • malade-, si elle réussit, cela prouve qu'il était guéri. Et bien que cette DOtiun. jj .' nouvel ordre, ne doive pas sortir du domaine de la théorie, déjà l'on entrev.it u J rimportance de ses applications.
n Le traitement des réinfections syphilitiques est celui de la syphilis elle-mt-iri' . >« un point capital : comme, le plus souvent (16 fois sur 28), tout l'efTet de la n i:.> ^ abandonné à sa marche naturelle, se borne à un chancre non suivi de symptôme 4 stitutionnels, le praticien, en présence d'un second chancre, devra toujours at* «^ avant d'ordonner le mercure, que les symptômes constitutionnels aient apparu. L.i.'-i nistrer plus tôt, étant très souvent inutile, ne serait par conséquent jamais sau^ .r ' vénient. »
En 1863, M. Diday cita sept nouveaux cas du même genre tirés de sa propre yu^ «i {Histoire naturelle de la si/philis, p. 243).
J'ai insisté plusieurs fois sur la facilité avec laquelle on prenait pour des v u: r! syphilitiques réinfectants des lésions secondaires et surtout des lésions lertia r^ H organes génitaux, qui présentent absolument les mêmes caractères apparents quf . i dent primitif. Aujourd'hui qu'on les connaît mieux qu'autrefois, on ne voit plu^ i-' I de prétendues réinfections. ~ Sans les nier d'une manière formelle, je suis de ii' * j M. Rollet qui, après avoir savamment discuté cette question, la résume ain»i : <• 1 I pas douteux qu'une première infection syphilitique ne mette à l'abri d'une t.: i ultérieure. C'est seulement par exception qu'on observe des doubles véroles, la jt» < I n'ayant pas suffi pour créer une immunité durable et complète. Et, même dan^ < • ii'immunité n'est pas complète, elle est encore réelle, puisque la seconde vérole t?: - i ralement moins forte que lu première, moins forte aussi qu'une vérole raoyin I Cette disposition acquise de l'organisme, ajoute-t-il, est-elle simplement indiM<lu> i ' bien est-elle susceptible de se transmettre par hérédité? Question difficile, un p < geuse, mais dont la solution ne serait pas tout à fait stérile... » [Traité des mauui" riennes, p. 669-70).