INCUBATIONS DB 60 JOURS ET AU-DB8SUB
série contient des observations très intéressantes. Comme ell»:^ rentrent dans la catégorie des cas rares, je vais vous en donner quelques exemples eu les résumant :
i. Une dame mariée, à qui je donne des soins, eut un dernier rapport luson mari, en l'année 1880, le 22 novembre. Cinq jours après, le mari vint ^i^ consulter pour un chancre infectant, qu'il croyait n'avoir que de la veiller de Tavant-veille, et qu'il avait contracté dans un ou plusieurs coïts suspeit« I! espérait que ses parties génitales étaient intaclcs, lorsqu'il vit sa femm-; . 22 novembre. Plein d'anxiété, néanmoins, il la surveillait avec la plus snac-* attention. — Le 13 février 1884, celle-ci se plaignit de ressentir une piuic douleur dans l'aine droite. Elle me fut aussitôt conduite, et je constatai surU lèvre droite un chancre infectant, érosif, qui était au plus au \f ou 15* jouiv — L'incubation surveillée avec la plus grande attention a donc été chez o-V' dame de soixante et onze jours, La deuxième a duré quarante-cinq jours eavinL et les accidents consécutifs cutanés et muqueux se sont montrés, jusqu'à p"^ sent, d'une grande bénignité. La syphilis du mari a été également très lèprt.
2. Après une longue continence, un malade eut commerce avec une ci s nière, et deux jours après, il entra à l'Hôtel-Dieu, où on le soigna peciau trente-trois jours pour une fièvre typhoïde légère. A sa sortie de rHôtel-Di J il fut envoyé à Vincennes, où il resta iH jours. Dix jours après sa sorlk ù Vincennes, sans avoir eu aucun commerce sexuel depuis le coït avec la ce -i nière, saiis s'être exposé à aucun autre mode de contagion, la verge de^i^ malade sur plusieurs points du prépuce, et ne tarda pas à se tuméfier énoruM ment. Peu après, ce malade que j'ai soigné longtemps dans mon service. i>^ sentait un grand chancre érosif, cutané du prépuce, une induration corn}' i
^ de tout le prépuce, avec phimosis et balano-posthite, et une lymphopiit^ dorsale. Les accidents consécutifs survenus après une incubation de 40;->ii environ furent assez sérieux. L'incubation du chancre syphilitique a\aU 'I chez lui de 6'i jours. Peut-être la fièvre typhoïde survenue immédiateroeDt apH la contamination a-t-elle contribué à en retarder les etTets. C'est le seul «i parmi ceux que j'ai observés, où l'on puisse invoquer une cause morlij étrangère à la syphilis, pour expliquer la longue durée de la première iu*i bation.
3. Chancre infectant typique du fourreau à gauche, vers la base de ta «'rJ avec adénopathie énormedes deux aines, ayant débuté, le 2 mars 1876, pa^ petit boulon sec. — Le dernier coït remontait au H* décembre 1875. Il y a J eu une incubation de H9 jours. — Dans cet intervalle, aucun rapport ^tu< aucun attouchement, aucune cause d'infection autre que le coït du tk dé* i"i i 1875. La femme avec laquelle il avait eu lieu était traitée à Lourcine p^o*^ syphilis, en même temps que lui Tétait par moi à l'hôpital du Midi. i*\ observation est entourée de toutes les garanties qu'on peut exiger.
Je pourrais vous rapporter d'autres cas, mais je pense que ce> irj suffiront pour vous démontrer la réalité des très longues incubaii»! Il arrive quelquefois que l'observation clinique peut avoir la pnviïi