PROCESSUS DU CHANOBB INFECTANT
habituellement alors la forme d'une demi-sphère. Quand il en est aioM et que la masse néoplasique atteint des dimensions considéraMei. l'érosion reste rarement superficielle pendant toute la durée du processus. Vers la fin de la période de progrès, un travail de régression ou de nécrobiose s'effectue dans son sein ; elle se ramollit en deoi uu trois jours, se creuse d'une cavité centrale remplie de faisceaux grisâtres et mortifiésde tissu cellulaire, qui s'éliminent peu à peu parlam^ beaux. Ce profond changement s'accomplit sans travail inflammatoire ou congestif, sans réaction locale, sans fossé d'élimination pour sépa rer les parties saines des parties malades. La fonte du néoplasme n'a dépasse pas les limites pour envahir les tissus sains; il se boroe àct^oi vertir la masse néoplasique en une coque cartilagineuse et éla? tique, qui ne perd rien de ses propriétés spécifiques, et reste nelifi ment isolée au milieu des tissus, sans susciter d'empâtement œdéraat»»^ périphérique. La perte de substance subie par l'induration se rêj'^il avec une grande rapidité, presque aussi vite qu'elle a eu lieu. Vou> I voyez, dans le processus que je viens de vous décrire, il ne >*ad point, comme dans l'érosion ou l'ulcération, d'une éUmination moN culairedes produits morbides ou des tissus normaux; c'est une fool quia Heu, une modification en masse du néoplasme dont rexubérao^ excessive détruit la vitalité.
A proprement parler, la période d'état n'existe pas, puisqu'il ?'o|-! sans cesse dans le chancre quelques modifications; mais il arriva ^ moment où elles sont insensibles, même à une observation risîounu^ et on peut dire alors que la lésion reste dans le statu quo pendj quelques jours. Elle ne le quitte que pour se guérir ou pour ^ul des compUcations qui la font dévier plus ou moins de son protvj^ ordinaire.
PÉRIODE DE RÉPARATION. — Elle ressemble, comme durée. * période de début : elle est ordinairement très courte, soit qu'elle ^l vienne spontanément, soit qu'elle s'établisse avant l'heure sou^ Il fluence des spécifiques. Le premier phénomène qui l'annonce e-i changement de couleur sur la surface du chancre qui, de rouge \'v^ jaune fauve irisé, devient rouge rose, et prend l'aspect d'une {'| simple de bonne nature en voie de cicatrisation. Puis la faus^e1u•| brane est éliminée ; une sécrétion franchement purulente se fîiit -. plaque bourgeonnante, finement granulée, et des bandes et cKcicatriciels apparaissent sur les bords et dans la partie central'^ modifications précèdent et présagent silrement la réparation iW'-