SB8 PRINCIPAUX 0ASACTÈBE8 A SES DIVERSES PÉRIODES
v^zivaDt tous ses diamètres, avec une prédominance plus grande toutelûb dans le sens de la surface que dans celui de la profondeur des H^aunents. Le progrès du chancre est donc caractérisé par une augmentation de la sclérose en superficie et aussi en profondeur, si Heo que dix ou quinze jours après le début, toute l'épaisseur des tégu- Dents parait envahie. — En même temps que ce travail do proliféftUon s effectue, un autre, en sens inverse, a lieu à la surface et plus irement dans l'épaisseur de la plaque ou de la tumeur scléreuses. Les ouches superficielles de l'épiderme et de Tépithélium disparaissent ; ce reste plus au centre que la couche de Malpighi, et puis en ce point "S papilles du derme sont mises à nu. Il n'y a donc qu'une perte de ihstaoce très faible qui est loin d'être aussi considérable que la proftîration sous-jacente. Le chancre est alors constitué par une exulcé- UioD régulière, symétrique, diversement colorée, suppurant peu, à iÏDe douloureuse, reposant sur une base plus ou moins dure et cir- «iâcrite, dont la surface élevée reste plane ou se déprime légèrement t&9 sa partie centrale. Aussi, alors même qu'elle est très exulcérée et rusée, si on regarde de profil la lésion dans son ensemble, on conitf qu'elle fait un& saillie, une tumeur au-dessus des parties voisines que le fond lui-même est plus exhaussé que les tissus sains. A re moment, c'est-à-dire vers la fin du premier ou au comoiencetfDt du second septénaire, il survient un événement d'une impornée capitale. Les ganglions qui reçoivent les lymphatiques de la gioQ où siège le chancre, parfois aussi ces lymphatiques eux-mêmes tuméfient peu à peu, et s'indurent, sans susciter ni douleur vive, ni uaii inflammatoire violent. Celte nouvelle lésion fait^ pour ainsi dire, /tie intégrante du chancre. Elle constitue un de ses symptômes ou ^«-^ épiphénomènes les plus essentiels et les plus constants. Son fiortance exige une description à part. Qu'il me suffise ici de vous raal**r le syndrome, chancre et lympho-adénopathie scléreuse syphiiques.
La configuration de l'accident primitif est régulière depuis le comencemenl jusqu'à la fin du processus. Ses contours arrondis, oblongs i ovalaires sont toujours remarquables par leur symétrie. On peut ^i^r le chancre en deux parties égales qui s'appliquent exactement me îur l'autre, comme cela se produit naturellement lorsque la lésion e;:edaQs les plis de la peau ou des muqueuses. Il existe cependant, •^ ^iceptions qu'expliquent des circonstances particulières. L'asyttrie de certains chancres reconnaît, en effet, pour cause : 4 *" La union de plusieurs d'entre eux : chancres géminés^ chancres herpétî-
304 FORME SYMÉTRIQUE, COULEUR, BÉCBéTION, ULCÉRATION
formes; et encore, dans ces plaques en apparences irrégulières, [m'ui-od découvrir des éléments symétriques ; 2® la diffusion de rh}perpl<bi^ constituée par une sclérose périphérique avec prolongements le long des vaisseaux lymphatiques, rougeur érysipélateuse diffuse, érusi»us semblables à celles que produit un vésicatoire.Mème dans cette forme, on parvient toujours à trouver des foyers générateurs qui, eui, ^o^l symétriques et se distinguent des parties voisines par leur coloraiiua plus sombre, leur forme circulaire, leur aspect irisé, leur pointillé ceo^ tralecchymotique, etc.
La coloration du néoplasme primitif est rouge, chair de jamboo, livide, violacée, d'une teinte quelquefois tannique. Voici, du reste J ce point de vue, le type le plus commun : couleur centrale d'un rous^ sombre, ou lilas foncé, avec un piqueté ecchymotique ; tout autour zone d'une nuance plus pâle, grisâtre à la circonférence et plutôt jauDi que rouge acajou; plus loin, auréole d'un rouge sombre, mais moia foncé que le centre. Toutes ces nuances affectent la forme circulaire, <* leur disposition concentrique leur donne l'aspect d'une cocarde triio lore et d'une surface irisée.
La sécrétion de V érosion chancreuse est séreuse, séro-purulente. S4^r«i sanguinolente, et toujours un peu visqueuse et facifement concni cible. Au centre, dans le point où les papilles avec leurs vaisseau dilatés sont mises à nu, la surface laisse échapper quelquefois des gni^ telettes de sang. Elle se couvre très souvent d'une couche diphtt .-j tique très adhérente, fibrineuse, à disposition aréolaire et gaufrti quand elle n'est pas irrégulièrement disséminée un peu partout, il i se fait point de suppuration franche ; on ne l'observe qu'à lapériodi ( réparation. Les squames et les croûtes se forment principalement ^ les chancres cutanés; la fausse membrane se produit de préfêrenvv^ les chancres des muqueuses. Dans les chancres muscoso-cutanê^. »' a, d'un côté, l'exsudation diphtéritique, et du côté opposé, lacroùtt < la squame.
Vulcération du chancre syphilitique présente des dimension^ j varient depuis celles d'une pièce de vingt centimes et même m'ii jusqu'à celles d'une pièce de cinq francs en argent et au delà. C\*^^ centre et non sur les bords qu'elle a. le plus de tendance à délruirt- 1 tissus et à s'accroître dans le sens de leur épaisseur. Les bords nt» -• pas taillés à pic, mais évidés, arrondis en pente douce, d'un cM*:' qu'au fond de la dépression, de l'autre jusqu'aux parties envir nantes. En général, l'ulcération s'agrandit un peu dans tous le> ^^ aussi les chancres les plus larges sont-ils, en môme temps, !♦'* .-^
BT INDUBATIOir DU CHANCRE SYPHILITIQUE. 305
profonds. Deux eiceptîoDs se présentent cependant quelquefois : l'une [x^ur les érosions très superficielles, et en même temps diffuses; l'autre pour les néoplasmes très ramassés sur eux-mêmes, globuleux, hémisphériques, qui, par leur base, plongent dans le tissu cellulaire souscatané. Chez eux l'ulcération se fait en profondeur, mais, comme vous le verrez tout à l'heure, par un mécanisme bien différent du processus ;ui préside à l'érosion ou à l'exulcération en surface.
Vinduration est un des attributs les plus importants, les plus con* ^fants du chancre syphilitique. Elle ne manque jamais, à un moment Hi à an autre, et à un degré quelconque, dans la lésion syphilitique )rimilive. Peut-être n'a-t-on jamais vu, d'une façon très authentique, in chancre essentiellement mou depuis son origine jusqu'à sa terminai- K)n donner la syphilis. L'induration estd'une si haute valeur que vous la oyez déjà poindre dès les premières heures de la lésion et qu'elle unit longtemps à l'érosion chancreuse. Elle peut même réapparaître iu> tard après la résolution du premier néoplasme, et se produire par oii^stes successives à toutes les périodes de la maladie, soit sur le i* je même du chancre, soit à sa périphérie. N'avons-nous pas remarné (ju'elle précédait l'ulcération, qu'elle la débordait sur les côtés et u'elie l'entourait aussi dans les variétés où la fonte du néoplasme Mj-e dans son sein des cavités ampullaires? Son étendue varie de Q^lques millimètres à deux ou trois centimètres carrés et même plus, n en observe parfois de monstrueuses, sur le menton, par exemple, ou ir la peau du pubis. Elle peut être totale ou partielle eu égard à la uiUi:f^ cxulcérée qu'elle soustend. — Les formes qu'elle revêt doivent tr*» étudiées avec soin. Quelquefois ce n'est qu'une simple lamelle '•'* mince, foliacée, parcheminée, mais cependant de consistance -litanie et d*une élasticité de caoutchouc. Ses contours sont tou- •uPî nets, et elle s'implante comme un corps étranger au sein des *-'i^. en restant arrondie et symétrique dans la plupart des cas. !ii^ il lui arrive aussi de pousser çà et là des prolongements, de se •j»€indre, d'une façon diffuse, à sa périphérie et de se confondre alors '»»« la sclérose hypertrophique du tissu cellulaire, ou œdème dur ■4 ou observe si fréquemment autour d'elle, et dont elle n'est qu'un -irri^ plus accentué. — D'autres fois, elle constitue un disque plus P'ii>, cartilagineux et chondrolde, plat sur ses deux faces ou pré- • titADt la configuration, soit d'une lentille convexe ou concave sur I >urface libre, soit d'une lentille bi-concave, cerclée d'un rebord QDulaire saillant et épais. — Enfin, d'autres fois, elle se condense en H" tumeur plus ou moins régulièrement arrondie, et prend le plus
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