HISTOLOGIE DU CHANCRE SYPHILITIQUE
recours à Thistologie. Si Ton pratique la coupe de la lésion, on peu facilement constater qu'elle n'a pas, dans son ensemble, TappareDo d'une dépression, mais, au contraire, l'aspect d'une saillie papuleus du derme. Sans doute son centre est déprimé et légèrement eicavé ei godet; mais ses bords sont plus épais et plus saillants que la peai saine avec laquelle elle se continue.
L Liquide sécrété par le chancre. — C'est un liquide limpide, transpareDt d une teinte un peu jaunâtre, semblable à une faible solution de gomme an b«que. 11 contient : 1* Des globules de pus ou cellules lymphatiques, granQ leuses, atrophiées, peu nombreuses, nageant dans un liquide à graouiatioc fines. Ces cellules possèdent un ou deux noyaux; leur protoplasma est clan Elles s*entourent quelquefois d'une substance grenue, coagulée qui paraît pjj solide que le protoplasma ; — 2« Des granulations fines, protéîques ou rrai! seuses, animées de mouvements browniens; — 3* Des éléments surajoutés. u\ que des spores très petites, isolées ou réunies en chapelet; — 4* Des bit'^o nets de bactéridies : de même que les précédents, ces éléments ne sont pi inhérents au virus, ce sont des produits surajoutes; — 5' Enfin, des celii-t cornées ou des cellules du corps muqueux de Malpighi, en voie de destructi r
Les propriétés chimiques de ce liquide sont insignifiantes. C'est un iiqu j faiblement alcalin, ressemblant au sérum du sang, ne possédant pas de f^rrpriétés irritantes.
JI. Fausse membrane diphtéritique. — Cette fausse membrane est coDstiiun par un feutrage serré de fibrilles englobant dans leurs mailles des cellule» h *r.i phatiques et des cellules épithéliales altérées. Ces fibrilles sont gonflée^ t pâlies par Tacide acétique cristallisable. Elles partent parfois d'un centre coo mun où se trouve un noyau ovoïde. Leur fibrine est plus résistante que 1 fibrine ordinaire; mais on n'y trouve pas les grosses boules ovoïdes ou iybi riques, un peu plus grosses que des cellules (boules de Boldcrew), qui o'>i tiennent le micrococcus de la diphtérie pharyn go-laryngée. ,
III. Histologie DE la tumeur chancreuse elle-même. — Il faut étudier <U( ce sivejnent ses diverses couches de dehors en dedans :
1^ Altérations des couches épidermiques et épithéliales : La couche sapertkii et la couche intermédiaire de Tépiderme cutané sont, au niveau du cbinrr siège d'une véritable infiltration de cellules lymphatiques. Ces globules de viennent là par diapédèse des vaisseaux des papilles, ou bien ils se for dans les cellules épidermiques par une division du noyau préexistant, par génération endogène. Le corps muqueux de Malpighi est beaucoup m<HD* filtré de pus. Il est augmenté d'épaisseur, principalement sur les ïn^nichancre, pour remplir les intervalles agrandis des papilles byperln^phi Les couches superficielles de Tépiderme se détachent et se détruisent; constituent la partie figurée du sérum chancreux. Quant au corps rouquri se conserve à peu près intact à la surface du chancre, ou bien il se déai partiellement ou en totalité. Dans ce dernier cas, la surface de Texulrtrj est constituée par les papilles aplaties, recouvertes d'une couche de pu« la fausse membrane diphtéritique.