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CHAKOBES SYPHILITIQUES DE L'ANUS

rus. D'après lui, il se prononcerait au pli de l'aine, plutôt en dedioi qu'en dehors de la ligne des vaisseaux fémoraux. Le bubon pré-ateri^ dont la recherche a été recommandée par MM. Lucas-Champioimière «{ Gerhard, deLeipsick, s'indure-t-il, lorsqu'il existe un chancre du colj Jusqu'à présent, nous l'ignorons. Un fait bien certain, c'est que t chancre utérin coexiste très souvent avec d'autres chancres infectaDJ situés sur la vulve. En pareil cas, l'adénopathie inguinale est lartiiH mais sa constation ne nous est guère utile, puisqu'il importe assez |i>| de savoir alors s'il y a ou s'il n'y a pas aussi des chancres sur le cûl. |

La guérison spontanée de ce chancre est si certaine, en effet, qnj est inutile de le traiter. Du reste, son existence éphémère ne le pa mettrait pas toujours. Les transformations, dont il est le siège, s'eff^ tuent quelquefois d'un jour à l'autre. Toutes ces circonstaDces 1 réunissant à celles qui dépendent de son siège, contribuent à faire chancre cervical un des plus faciles à méconnaître. Quand sa ps*fu<j membrane a disparu, ce qui a lieu parfois avec une extrême rapidi^ ne reste à la surface du col qu'une érosion semblable à toutes cA qu'on rencontre si souvent sur cet organe. Sa cicatrisation ne l aucune trace, tout au plus une tache rouge ou une dépression gri à peine perceptible. Faut-il s'étonner qu'on ait cru pendant long! à la syphilis d'emblée chez la femme ? La latence du chancre uté donne la clé de cette erreur doctrinale.

La grossesse entraîne des modifications si considérables dans hi culation et même dans la nutrition des organes génitaux de la f^vA que les chancres infectants qui se développent pendant la gestal devaient en subir l'influence. Il ne faudrait pourtant pas l'exagérer. T se réduit à une plus longue durée; c'est un fait analogue, qu^t d'une moindre importance, à celui qui se produit lorsque les me inférieurs variqueux deviennent le siège d'un ulcère. La fin de la^ sesse, comme le repos du membre ou la section circulaire des \f\ à la périphérie de l'ulcère variqueux, décongestionne le chancre id tant, lui fait perdre sa teinte livide, brunâtre, parfois d'un violet fq et hâte sa résolution ou sa cicatrisation retardée par la sta>e i guine.

Chancres syphilitiques de Panus. — Us s'observent dans les 4 sexes ; mais ils sont beaucoup plus fréquents chez la femme que l'homme, approximativement dans la proportion de 10 à I. lU moins fréquents dans cette région que la chancrelle. On peut di les chancres de l'anus en trois catégories, d'après leur siège :

/> chancre péri-anal. — Il est en dehors de l'orifice, à une ylti

CHANCRE ANAL ET CHAKCBE PÉBI-AKAL. 349

DoiDs grande distance de sa marge ; mais il ne s'enfonce pas dans ses ih radiés. Ses caractères sont ceui d'un chancre cutané érosif, quel- [uefois cupuliforme, mais ordinairement bombé et même condylomaeui. Celte configuration pourrait le faire confondre avec une plaque aaqueuse végétante. Il s'en distingue par ses dimensions plus grandes, a sécrétion plus abondante et surtout sa pseudo-membrane pultacée ; ofin, sa base néoplasique est plus épaisse, plus dure et d'une consiâoce chondroîde. Quelquefois il provoque autour de lui une inflamlâtioD érythémateuscy un intertrigo, avec rougeur rosée de la peau lise couvre d'exulcérations plus ou moins étendues. Il n'est pas rare ors de voir le chancre, d'érosif, devenir ulcéreux. C'est ce qui arrive ujours dans le néoplasme infectant qui se chancrellise, soit par une Dlagion nouveUe, résultant de rapports anormaux, soit par une DcuJation accidentelle de voisinage, lorsqu'il existe sur des parties isioes une ulcération chancrelleuse.

Chancre anal. — Ce chancre, situé dans les plis radiés de l'anus,

se découvre que lorsqu'on écarte les tissus. Il se présente alors IIS la forme d'une rhagade allongée, d'un rouge sombre, à surfaces ses juxiaposées, laissant suinter un liquide incolore ou séro-puruiL II repose sur une induration ovalaire généralement peu circonrite. Mais son principal caractère, c'est l'absence à peu près complète toute sensation douloureuse. Le fait est d'autant plus frappant, 'il contraste avec la sensibilité excessive des fissures vulgaires, i provoquent toujours le spasme réflexe du sphincter. Des papules mitives presque imperceptibles peuvent aussi se montrer sur la rtie la plus proéminente dès plis qu'elles indurent à un très faible iré. Leur diagnostic serait fort difficile, si elles ne s'accompauent, comme tous les chancres de l'anus, d'une adénopathie inguie uni ou bilatérale, qui occupe la partie la plus externe de la région. Q dirai autant des érosions cbancreuses primitives, qui s'établissent

(les tumeurs hémorrboïdales récentes ou anciennes. De pareilles ions ressemblent beaucoup à celles que produisent les causes d'irritOD les plus ordinaires ; aussi faut-t-il toujours avoir présente à l'es • l la possibilité d'une infection syphilitique. On ne se prononcera après un examen scrupuleux de toutes les circonstances. Si la Ion est située profondément, on fera bien d'en compléter l'exploion au moyen d'un spéculum anal. Les chancres syphilitiques de ifice anal, quelles que soient leurs formes, ont habituellement une ite sombre, livide et comme ecchymotique. Ils font naître quelque- 1 autour d'eux un œdème dur qui hypertrophie les plis radiés de

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