‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 183 sur 441 · CHANCRES SYPHILITIQUES DU COL DE L^UTÉBUS · texte numérisé non relu

CHANCRES SYPHILITIQUES DU COL DE L^UTÉBUS

Chancres syphilitiques du col de CtUérus. — Parmi les chanc syphilitiques des organes génitaux de la femme, les plus intéressant étudier, parce qu'ils s'écartent, par quelques-uns de leurs caraclei ordinaires du syphilome primitif, ce sont les chancres qui se d loppent sur le col de rutérus. Cette variété a été très bien décrite M. le docteur Schwartz, dans sa thèse inaugurale, en 1873, et on s rien ajouté depuis au tableau qu'il en a tracé. Par ordre de fréqueoo ils viennent après les chancres des grandes et des petites lèvres < ceux de la fourchette ; leur infériorité numérique est néanmoiDs tr grande par rapport aux chancres vùlvaires. On peut même dire m le chancre du col est un chancre rare ; mais parmi les rares, il ^^t plus fréquent. Son siège le plus constant est la partie centrale de U gane, le pourtour de Torifice qu'il occupe en totalité ou en partie dans la profondeur duquel il semble pénétrer, et pénètre réelle ainsi qu'on a pu le constater chez les femmes, dont l'orifice a été e par plusieurs accouchements. Peut-il même occuper exclusivem cavité de l'organe? Rien ne s'y oppose. L'existence de ce ch interne est même probable ; mais comme il échappe à l'investigat directe, on ne peut la prouver d'une façon positive. Ici, en effet, I n'a pas, ainsi que pour le chancre mou de la cavité, la ressource l'inoculation.

Les chancres excentriques du col sont très rares, surtout ceux n'ont aucune connexion avec l'orifice. Mais on en rencontre qui.tod arrivant jusqu'à l'orifice, se développent principalement en debod avec une irrégularité, une asymétrie que n'ont pas les ulcérati communes. On ne voit le plus ordinairement sur le col qu'unrM ulcération primitive. M. Schwartz, sur \9 cas, a trouvé 3 fui* chancre double.

Ces chancres, qui se rapprochent de la forme ovalaire ou circu! ont environ les dimensions d'une pièce de 50 centimes ou d'une de 1 franc. Ils sont rarement très petits, mais ils peuvent dépas moyenne de leur étendue et occuper une grande partie de To quand ils sont circulaires et s'irradient dans tous les sens aatt^i rorifice. Leur teinte est d'un gris blanchâtre, paie, jaunâtre, semb à celle d'une fausse membrane diphtéritique, ou d'un épithélium temps macéré. Elle présente, du reste, des nuances variées sur •; ques points de sa surface où l'on voit parfois de petites taches ^ motiques, sur un fond lisse et vernissé. Les bords du néoplasme tourent d'une collerette purpurine qui les délimite nettement totalité ou sur une partie de leur circonférence ; mais leurs oi^n

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peuvent aussi se perdre dans les tissus voisins d'une façpn inviâble, tout en restant d'un rouge plus vif que le centre de la lésion. )Qaût au centre du chancre, il est variable, un peu cupuliforme laos les chancres excentriques, ou plat ; il proémine souvent au-dessus les tissus voisins et présente un aspect condylomateux, mamelonné, égétant et même pultacé. Sa sécrétion est nulle ou insensible ; il 'augmente pas la quantité des liquides utéro-vaginaux, sauf dans les as exceptionnels où il pénètre profondément dans la cavité intraem'cale.

Quoique le chancre syphilitique du col s'éloigne par quelques caractres superficiels de la physionomie ordinaire que présente l'accident rimitif, il repose cependant sur une base néoplasique indurée. Mais sa taation peu accessible au toucher et la consistance dure du tissu cercal empêchent de la constater. Dans un cas de prolapsus utérin, . Ricord aperçut très distinctement une masse sous-chancreuse, qui aochait nettement, par sa résistance chondroîde presque ligneuse, sur tissu dur du col utérin. M. Schwartz apu s'assurer, dans deux cas, que chancre offrait une induration très manifeste quand on le touchait 'ec le doigt ; elle était même assez prononcée pour être sensible aussi wnd on le détergeait avec un pinceau. Le chancre du col de l'utérus > reste pas toujours circonscrit ; là, comme ailleurs, il lui arrive quellefois de provoquer autour de lui, dans tous les sens, une néoplasie Ifcse qui hypertrophie l'organe, le déforme, fait proéminer, par )emple, l'une ou l'autre de ses lèvres et donne au toucher la même Dsation, mais à un plus haut degré, que l'œdème scléreux symptoitique des chancres infectants.

L'indolence de ce syphilome primitif est encore plus grande là que AS les autres régions ; elle est même absolue. Aucune sensation douireuse, spontanée ou provoquée, ne trahit son existence. Mais il iste une coïncidence pathologique qui ne doit pas être omise, parce relie se rattache peut-être au chancre cervical par un lien de caulilé : c'est Y éruption herpétique de la vulve. On la rencontre si frélemment qu'il est permis de se demander si elle n'est pas un phénoêoesymptomatique. Quelle que soit Topinion qu'on ait à ce sujet, il est Djours prudent, en pareil cas, de ne pas se borner à une exploration perficielle et de rechercher par le toucher et par l'examen au spécu- D). s'il n'existe pas de chancres sur le col de l'utérus. Ici, comme dans s autres chancres, Tadénopathie qui en est inséparable, peut nous ïider, nous mettre sur la voie du diagnostic. M. Rollet a vu l'engoriment des glandes inguinales causé par l'ulcère primitif du col de Tuté-

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