‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 221 sur 441 · AU DÉBUT ET PENDANT LES PREMIERS JOURS DE LA SYPHILIS SECONDA IRC · texte numérisé non relu

AU DÉBUT ET PENDANT LES PREMIERS JOURS DE LA SYPHILIS SECONDA IRC

du sang : anémie syphilitique.

Fièvre syphilitique. — Ses types : intermittent, rémittent. Formes îrrwi vralgique et pseudo-pernicieuse ; continue et typique. — Intégrité ôes foo* tives. — Pronostic de la fièvre syphilitique.

III. Algies symptomatiques des premières atteintes de L'ixToxiCATm!* ^t 1 — Elles sont beaucoup plus violentes et plus communes chez la femir ^ rhomme. Foyer céphalique, foyer sternal. Douleurs ostéocopes; douir r> j laires; arthralgies; troubles névropathiques hystériformes ; trouble? «.&'. i naires. — Troubles des fonctions digestives et plastiques. — Cachexie tr.t > i

Pathogénie des accidents prodromiques. — Lésion spécifique du système" h' . i Lésions superficielles des autres organes de rhématopoïèse.

IV. Considérations sur la nature de la syphilis. — Son anailogie aTt%- ..i exan thématiques virulentes. — Hypothèses sur les causes du tertian^me

Principaux caractères des accidents tertiaires. — Leur comparaison avec 1*^ ^ secondaires.

Messieurs,

En étudiant dans les séances antérieures le chancre infettaiii premières irradiations morbides sur le système lympathiqu* région qu'il occupe, je suis resté, à dessein, dans la sphère des j mènes purement locaux, et j'ai laissé de côté tout ce qui, de ytr.loin, pouvait se rattacher à l'état général de rorganisme, envis..: ses rapports avec la syphilis primitive. Il me semblait, en t (T^ cette importante question, qui fera l'objet de la conférence «1^ d'hui, trouverait mieux sa place au moment précis où Dou^ entrer dans la phase vraiment constitutionnelle de la syphilis voyez que je ne partage pas tout à fait l'opinion des auteurs qai. del'idée que l'intoxication s'est généralisée dès l'époque du exil

SCrCE DE PRODROMES PENDANT L'INCUBATION CHANCREUSE. 449

3 fatiguent l'esprit pour découvrir, ou mieux pour imaginer des

8 constitutionnels, même pendant la période d'incubation de la

.. iie primitive. Ceux qui dépensent cette ardeur à infecter Torga-

'^ 1 emblée, et aussitôt après la contamination, ne sont pas nom-

Je veux vous mettre en garde contre les plus affirmatifs d'entre

'^^ y a-t-il pas une exagération manifeste dans ces paroles de

' i (de Lyon) ' ? c Si l'on était plus attentif, dit ce pathologiste,

n rrait que chez certaines constitutions très irritables, chez cer-

odividus favorablement disposés à contracter ce que l'on pour-

f. deler le tempérament syphilitique^ des prodromes, des symp-

généraux existent quelquefois avant l'apparition de tout symp-

)cal. L'on observe, en effet, dans ce cas, un malaise dans les

génitales, un malaise général, des doulours vagues dans les

l'aine, des coliques, un mouvement fébrile, quelques symp-

nerveux, etc. C'est après ces manifestations que le phénomène

:tion locale, le chancre, paraît. »

bien, je puis vous affirmer que cette description des prétenoubles constitutionnels de la phase d'incubation chancreuse pure fantaisie. Interrogez les malades et ils vous répondront ivariableraent qu'ils n'ont rien éprouvé de semblable dans les ' 11 six semaines qui ont précédé l'apparition de leur chancre, ire l'hypocbondrie, s'ils en sont ou en deviennent atteints, leur elle découvrir, à l'aide de vos interrogations, tout un passé ogique dont ils avaient ignoré l'existence jusque-là. Mais les lessimistes eux-mêmes ne vous décriront pas spontanément, et mes précis, telle ou telle perturbation topique ou générale qui le symptôme imaginaire d'un chancre dont l'existence n'est * que virtuelle. Ainsi, pendant la période d'incubation, il ne se it pas d'état général morbide. L'empoisonnement n'est peutas un fait aussi fatalement accompli qu'on veut bien le dire. Du parmi ceux même qui admettent l'empoisonnement d'emblée, la le majorité ne croit plus à ces troubles constitutionnels préma-

is que se passe-t-il à ce point de vue dans la syphilis primitive ? ;aDisme garde-t-il le silence pendant toute la durée de son prois. ou traduit-il par des symptômes constants, profonds, générarinvasion morbide grave dont il est le théâtre et qui va modifier tant d'années et peut-être pour toujours la régularité de sa vie.

wmi>5. Traité théorique et pratique des maladies vénériennes. Lyon, 1840, t. !, p. 60. Al'RIAl.. — VALADies VÉNÊR. 29

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I ' i''>'iii". ou «/; m!iu\U:.UiUi ki premiers trourlrs c* U sjo . :-* li-.m-ir,: iU,iuui: ,oij* le nom de deaiième icoahâU c. «t "• .* ««'.'.( /';ipj,el<;r imiitmim comtUutunmelle, ou ineujctanivi^:.^ J'«r o|,(,o»itioii a l'inaj/jation ehancraise. S'il nva aaouneinc.rj •<if %m iMml, f,ijJHr|ij'il est le même que celui du chuicre i-uî •OH U-nm em-il p|,„ difficile à fixer. Ce terme, ce qui le marct I /.nirm.. I« »,i«,jx, vM wnil les manifesUtions cutanées et moou^î .V«iiui«JiiH, j« croi» qu'il est plu» rationnel et plus pathologiqo- •IM.. r|u«i la (l«!uxi/!nie incubation se termine lorsque font eipki

DUUKË DE l'incubation SYPHILITIQUE. /l5l

ubies constitutionnels multiples et variés qui ne sont, au -, que les prodromes certains des premières éruptions syphi-

•urée de la deuxième incubation est loin d'être la même chez s sujets. En prenant la moyenne d'un nombre considérable de

la maladie a été abandonnée à sa marche naturelle, et où aucun aent pathologique n'est venu contrarier la régularité du procèsa arrive à une moyenne de 43 à 53 ou 60 jours. Quand on Tenvians ses rapports avec la durée du chancre infectant, on trouve

est beaucoup moins variable que cette dernière. Aussi setromon singulièrement si on voulait établir une équation entre les Je serais plutôt tenté de croire qu'elles présentent un rapport 3. Vous verrez, en effet, quelquefois de petits chancres éphén'ètre suivis qu'au bout de deux mois et plus des accidents conmnels, tandis que certains autres chancres graves, étendus ou ds, persistent encore longtemps après l'éclosion des premières stations syphilitiques.

quelques jours, j'ai pu suivre ]e processus d'une incubation syphilis endant toute sa durée, qui n'a pas été moindre de soixante-huit jours, veillé le malade avec la plus grande attention, et je ne suis parvenu à rîr chez lui aucun symptôme, si minime qu'il fiU, avant l'époque où deux ^ muqueuses de la gorge vinrent attester, de la façon la plus irrécusable. Je l'intoxication générale. Deux petits chancres à peine érosifs et aussi que possible s'étaient complètement cicatrisés au bout de dix jours, et il

même longtemps que leur induration avait disparu, quand se montra

c >pécifique. L'adénopathie inguinale, elle aussi, n'avait laissé que peu

es. U ne serait pas exact toutefois de rapporter ce contraste entre la

durée de l'incubation et la brièveté des chancres aux seuls caractères

derniers, car j'instituai dès le début, au troisième ou quatrième jour de

eot primitif, un traitement hydrargyrique qui a peut-être prolongé au

e son terme habituel la phase prodromique de la syphilis confirmée.

i observé par contre des néoplasies très volumineuses du sillon

x>-préputid, qui, malgré leur gravité apparente et leur persistance,

produit leurs effets constitutionnels qu'après un délai de deux

ou deux mois et demi. U est donc difficile, en se fondant sur les

*tères intrinsèques d'un chancre, de calculer rigoureusement

que des manifestations générales. U m'a semblé que, toutes choses

es d^ailleurs, les chancres syphilitiques à tendance ulcéreuse, et

ont leà chancres phagédéniques, étaient suivis de Tincubalion

iLliti<{ue la plus courte. Et comme^ en général, la syphilis qui leur

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