FORME CONTINUE ET PSEUDO-THYPHIQUE
d'essentiel et de caractéristique, n'est point le symptôme d'ooe lésioo locale bien définie et limitée à tel ou tel organe. Les déterminatioD^ matérielles n'eiistent pas encore au moment où elle se produit. fM n'apparaîtront que plus tard, et vous verrez que, malgré lear coafluence et leur gravité, elles ne provoqueront pas en général de réic* tion fébrile. J'ai vu le pouls rester calme chez des individus doDttooi la peau était rongée par des ulcérations serpigineuses phagédéniquei Les syphilides viscérale» les plus redoutables ne provoquent pa» 4 fièvre. Les premiers observateurs qui décrivirent la syphilis euN donc raison de dire que cette maladie était essentiellement a[}?« tique. Si la fièvre syphilitique n'est pas l'expression d'une sooifrcyi locale, n'est-il pas naturel de voir en elle une synergie réactionnell" I tout l'organisme contre sa prise de possession par le principe nrtl lent? N'a-t-on pas eu raison de comparer cette fièvre à celle d^l période d'invasion dans les fièvres éruptives?Et si Ton prend trrl qu'elle cesse presque toujours lorsque l'éruption s'est faite surU(>4 ou sur les muqueuses, ne serait-on pas tenté d'y voir, comme les TÎdl pathologistes, une sorte d'effort d'expulsion que tente l'économie \^^ pour se débarrasser de la matière morbifique? ^
Mais laissons là ces vues théoriques et occupons-nous suriotit { côté pratique de la question. Un événement quelconque en pâM logie doit toujours être jugé au point de vue du pronostic. Ne J alarmez pas outre mesure de tout le tumulte fébrile que suscite cm certains organismes l'invasion de la maladie constitutionnelle. Il elle-même cette fièvre n'est pas grave, ni de longue dunr:a guérirait spontanément et sans laisser aucune trace profondi* i^ même que vous n'emploieriez contre elle ni le mercure ni H de potassium. Enfin, et c'est là côté capital du pronostic, elle d< juge pas formellement des accidents syphilitiques sévères. Il ^i qu'elle tienne beaucoup plus de l'individu que de la diatbése et qi n'ait avec elle qu'une corrélation accidentelle, momentant^^. n'implique pour la suite rien de catégorique dans le sens de la gnité ou de la malignité. Elle n'est donc pas d'un grand secour> | les prévisions prochaines, et à plus forte raison pour les p^fM^i éloignées. Tout ce que je puis vous dire à cet égard, c*est que ia^ cas où j'ai constaté la fièvre syphilitique à son plus haut doçr accidents qui Font immédiatement suivie, à peu d'exceptions pi>»J été légers; tandis que j'ai vu les déterminations externes ou int'*^
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les plus sérieuses se développer après une période d'invasion complètement apyrétique'.
Les malades atteints de cette espèce de fièvre n'ont pas besoin dètre soumis à une diététique rigoureuse. S'ils prennent déjà du mercure, augmentez-en un peu la dose. Ce médicament est efficace; mais son action étant lente, il en faudrait donner, afin d'obtenir un effet immédiat, des quantités trop considérables qui deviendraient dangereuses pour les intestins et la muqueuse buccale. L'iodure de potassium ne présente point ces inconvénients. Il agit très vite et il peut couper la fièvre dès le premier et le second jour de son administration. Avec deux ou trois grammes par jour, vous produirez une sédation circulatoire prompte, sans compter que du même coup vous ferez disparaître les phénomènes douloureux variés qui accompagnent si fréquemment la fièvre syphilitique.
I. La fréquence du pouls qui est un élément de pronostic si précieux dans les phiegmasies aiguës et dans les pyrexies ne fournit au sujet de la fièvre syphilitique que des Qotioos fort peu importantes. On en comprendra facilement la raison si on considère combien sont, la plupart du temps, irréguliers et capricieux, dans leur retour, dans leur composition, dans leur intensité, les paroxysmes qui la constituent. Dans la forme continue ou dans celle dont les ondulations des mouvements fébriles sont très peu accen- Uiées, la fréquence du pouls est souvent fort variable. Aussi ne peut-on fonder sur elle aucune prévision relativement à la persistance du type, à sa durée, à Tépoque de la défervescence. N'en est-il pas ainsi dans la fièvre nerveuse et même dans certaines fièvres rhumatoïdes et dans les hectiques? — La température a été étudiée dans la fièvre >^philitique par plusieurs auteurs ; elle a plus de valeur pronostique que la fréquence du pouis, mais elle est loin d'acquérir jamais ici la même importance que dans les pyrexies ft les phlegmasies. Guntz a le plus souvent constaté 30*,4 Réaumur (38* c.) et 29<>,9 T7*,5 c.) pendant la rémission du matin ; dans les cas les plus violents le thermomètre monta jusqu'à 31%7 (39* c), le jour et 30«,9 (38»,2 c), le matin. ~ On peut dire que la moyenne de la température axillaire est de 37* à 38» centigrades. Très exceptionnellement on a noté 40*, 41* et plus. Ses oscillations sont très variables, et dans les types les plus c-innus sa teneur est loin d'être aussi uniforme que celle des vraies pyrexies. Il faut ^attendre à la voir cesser souvent pour faire place à des frissons erratiques, à des diaphorèses générales ou partielles, à des refroidissements locaux, etc., etc., pendant lesquels, sans tomber au niveau de Tétat normal, elle baisse d'une façon sensible.
La fièvre syphilitique continue et d une longue durée a été observée uniquement chez la femme. C'est du reste chçz elle qu'on peut le mieux étudier tous les types de cette curieuse manifestation de la syphilis dans ses premières phases. Chez les hommes on «observe que les formes les plus communes et les plus courtes de l'intermittence quotidienne, vespérale et nocturne. N'est-ce pas là une raison sérieuse de rapprocher, comme je le fais, la fièvre syphilitique de la fièvre nerveuse?
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