‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 229 sur 441 · ALTÉRATIONS DES GANGLIONS LYMPHATIQUSS · texte numérisé non relu

ALTÉRATIONS DES GANGLIONS LYMPHATIQUSS

lien : les altérations de système lymphatique. Ce n'est pas à din^ que le virus syphilitique qu'on rencontre en nature dans le sang ne puis^ s y introduire par une autre voie. Il est probable, au contraire, que ^ diffusion dans l'économie se fait suivant les lois ordinaires de 1 ai»sorption physiologique et que les veines y prennent une part coDsidérable. Quoi qu'il en soit, ce sont les ganglions lymphatiques qui manifestent les premiers, d'une manière évidente, l'action matériel^ et plastique du poison sur les organes. Or, comme ils jouent un rùif considérable dans la formation des globules, ils deviennent peul-èir-> ainsi que je vous le disais plus haut, les agents les plus acti^ d' l'altération du sang.

D'autres glandes hématopoîétiques s'altèrent aussi quelquefois pendant la période dinvasion de la syphilis. Weill et Werner n'oot-iù pas démontré que la rate pouvait être atteinte à cette époque, de U même manière que les ganghons? Son gonflement, d'après eux. *« montrerait 7,0 sur 100. Je veux bien qu'il y ait là un peu d'exag^ntion ; mais l'hypertrophie des tonsilles est un fait commue et qu'i^ observe même dans beaucoup de cas avant l'éruption des plaqtiH muqueuses gutturales. J'ai constaté aussi parfois la tuméfaction de k glande thyroïde tout à fait au début de la syphilis. Dans un cas. Am j'ai été témoin, il survint un véritable gottre syphilitique qui dun plusieurs semaines et fut assez volumineux pour comprimer la inxh^ et le larynx, et produire un peu de gène de la respiration et de raocîM dans la voix. Les recherches les plus modernes tendent à faire supposa que tous les organes de l'hématopoîèse sont intéressés à partir di moment où le poison se généralise, et qu'il contribuent pour ma large part, soit à l'élaborer et à le multiplier, soit ce qui esiplus cerUta à produire la dyscrasie propre à la maladie constitutionnelle.

Mais à quoi bon disserter longuement sur une patbogénie qui ^ encore à peine ébauchée ? Nous ne pouvons faire que des hypotb plus ou moins probables sur son mécanisme. Les actions et les n-^r tions entre l'organisme et le virus syphilitique nous échappent dan qu'elles ont de plus intime. Elles s'accomplissent mystérieusemeot n sein des tissus. Nous n'en voyons que les résultats, et ce sont *hi surtout que je me suis efforcé de vous exposer aussi cliniqueroent -la possible.

Afin que vous puissiez mieux vous en rendre compte et les ap( *i cier dans leur ensemble, je vais résumer cette longue conférencr' ^^ forme de propositions :

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