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II. Syphilides érythémateuses. — Roséole syphilitique

Date de la roséole dans révolution diathésique. — Causes. - Symptômes, — Variétés : Roséole nibéolique, roséole maculeuse, roséole érythémato-papuleuse. — Roséoles tardives et roséoles de retour. — Macules érythémateuses : tachetées, en cocarde, annulaires. — Disposition circinée des macules. — Coïncidences pathologiques : elles sont très nombreuses. — Anatomie pathologique : Hyperhémie et pigmentation. — Diagnostic et pronostic des roséoles syphilitiques.

Messisubs,

Panni les nombreuses déterminations de la syphilis, celles qui s'ef fectuent sur la peau et sur les muqueuses, sont non seulement les premières en date, mais peut-être les pluâ importantes. En effet, par leur nombre et par leur fréquence, par la variété de leurs formes et par leur aptitude à se développer sous des modes multiples, depuis le début de la maladie jusqu'à ses périodes plus ultimes, elles surpassent toutes les autres manifestations. La spécificité de leurs lésions les plus légères ouïes plus graves, se révèle presque toujours par des particularités morphologiques, des groupements, des localisations si caractéristiques, qu'un simple coup d'oeil suffit souvent pour les reconnaître. Aussi, grâce à leur coexistence avec des altérations plus profondes et de même origine, mais moins tranchées dans leurs symptômes et plus

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inaccessibles à nos moyens d'investigation, nous sont-elles maml^' fois d'un grand secours pour le diagnostic de la syphilis viscérale. Daoi le champ si vaste et trop fécond de cette diathèse, vous verrez le: syphilides pousser en toute saison et sur tous les points. Et ce n est \^ d'aujourd'hui qu'il en est ainsi : les contemporains de rendo-épidémi* syphilitique du quizième siècle décrivirent tous la maladie Douv^-lli comme ayant pour symptômes principaux des éruptions cutanées qu iit appelaient des pustules. Sous ce nom de pustules, ils englobaient d^ formes d'éruptions dissemblables, même les formes sèches. Néanmoici à cette époque, les syphilides ulcéreuses et destructives étaient prn minantes et elles ne commencèrent à perdre de leur malignité mi partir de la vingtième année de l'endo-épidémie. Je ne vous décnn point les phases successives par lesquelles a passé la dennatolcoi sypbiUtique^ Ce serait une étude inutile et fastidieuse. Il y a reçu

1. Historique des syphilides.— Les affections syphilitiques de la peau conim«' à être décrites dès les premières années du seizième siècle. Quelques tentative^ «i fication peu raisonnécs et peu méthodiques, dont il est inutile de parier, furent fa/ Gaspard Torrella, Beniveni, Fallope et Nicolas Massa. Fernel classa ces manif***i< d*une façon plus scientifique. Il en admettait, d'après H afeurefer qui l'a ('••prespèces : !• \si pelade et Vonglade ; 2" les taches et les boutons secs; 3* (es bouton* hv les croûtes et les ulcères; 4" les affections plus profondes intéressant les os, l»'? oij le système fibreux et les nerfs. Le dix-septième ainsi que le dix-huitième si^4 U< 1 1 peu près stériles en dermographie syphilitique. Les classifications de Plenck.deTrt. Cullerier Tancien, de Lagneau ne firent faire aucun progrès à cette science. S« admettait une teigne syphilitique. On n'était pas encore parvenu à distinguer n*v les syphilodermies des affections cutanées d*une autre provenance. Eo lH.i8. Aiitr- -^ le nom de syphiiide qui a eu l'heureuse fortune qu'il méritait. Il divisa les ^v ' ^ en trois groupes : 1* syphiiide pustulante; 2* syphiiide végétante; 3* syphiltd^ u*" '-^ Pour démontrer l'abus des divisions, des subdivisions et la stérilité des eflrurt> - I ont demandés, il suffira de dire que la syphiiide pustulante à elle seule comprr>nai' 4 variétés : squameuse ^ crustacée^ pemphigoïde, lenticulaire^ en grappe, meri>e^. '■• 1 ortiée, serpigineuse, scabioide^ varioloide^ tuberculeuse ; que la syphiiide xèirW- *! comptait pas moins de six : framboisée^ en choux- fleurs ^ en crêtes, en poireaux, ^ ■ ^ en condylomes; que la syphiiide ulcérante en avait trois : serpigineuse, en /»•-"'' ' ■'^ en fente {rhsigtiûe).

Biett classa les syphilides d'après la méthode de Willan et il en admit six or>:^^- -i syphiiide cTanthématique constituée par la roséole et par l'érythème papuleux sy^ ' > 2* la syphiiide vésiculeuse qui comprend l'eczéma, la varicelle et l'herpès: 3" U > ■ pustuleuse dont il existe trois genres : Tacné, l'impétigo, l'ecthyma ; 4* la fy/'^' ' 1 leuse qui se divise en lichen à petites papules et en lichen à larges papules ; ô' '• A lide squameuse qui se compose de deux genres : le psoriasis et la lèpre syptiihti ;. 7 syphiiide tuberculeuse divisée en S: tuberculeuse disséminée, S. tuberculeuse t p V S. tuberculeuse perforante, ^. tuberculo-crustacée ulcéreuse et tubercalo<rru$:i * pigineuse. Cette classification est loin d'être irréprochable, mais elle constitua . table progrès et ce ne sont que des changements de détail qui y ont été apr MM. Cazenave, Gibert, Rayer, Bassereau, Devergie, Hardy. Ce dernier décriai: *t sous le nom de syphiiide pigmentaire ou maculeuse, une affection dyschnooui.*

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