‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 243 sur 441 · ÉVOLUTION DE LA TACHE ÉEYTHÉMATEUSB ET DE LA PAPULE · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION DE LA TACHE ÉEYTHÉMATEUSB ET DE LA PAPULE

celui qui a le plus de propension à se reproduire^ soit dans la même poussée, soit dans des poussées postérieures et d'une autre nature, soit même beaucoup plus tard pour constituer les roséoles de retour. Papule. — L'évolution de la papule est beaucoup plus lente que celle de la tache érythémateuse ; ses trois étapes comptent chacune deux ou trois semaines et quelquefois plus. Sa durée est moins facile à calculer que celle de la tache érythémateuse, parce que de tous les éléments générateurs des syphilodermies, la papule est le plus élastique et le plus susceptible de se modifier. Cette aptitude aux transformations morphologiques a pour conséquence naturelle une grande variété dans l'évolution. Aussi la papule présente-t-elle à peu près tous les modes de marche, de durée et de terminaison. La résolution peut s'y faire au bout de trois ou quatre semaines par résorption progressive et sans qu'il se soit produit aucun changement notable à sa surface. Mais cette persistance du type à l'état de pureté idéale depuis le début jusqu'à la fin, n'est pas le fait le plus ordinaire. Vers la phase moyenne et surtout vers le déclin, quelquefois même dès l'origine, la papule, qu'elle soit isolée ou qu'elle constitue des groupes, revêt un caractère de desquamation plus ou moins accentué ou persistant, qui se formule de différentes manières. — Rien de semblable dans l'érythème qui ne desquame pas ou ne se couvre que d'une exfoliation insignifiante. — Collerette épidermique autour de la base de la papule, écailles minces à son sommet et sur ses flancs, squames irrégulières, rugueuses, disséminées sur des agglomérations de papules, squame unique sur le plateau d'une papule étalée, avec rebord annulaire plus saillant qui Tenchàsse, etc., etc., voilà les principales variétés que présente l'hypersécrétion épidermique provoquée par la papule. Ce phénomène, accessoire ou essentiel suivant les cas, implique toujours une longue durée de l'affection, une évolution plus lente que dans les formes simples, une terminaison plus laborieuse. — A un degré plus avancé et dans une variété plus sévère, la papule devient humide, s'érode et même s'ulcère. Là, ce n'est plus seulement une squame qui la recouvre, mais une croûte. L'évolution est plus compliquée, et partant, plus longue. Une simple résorption des éléments morbides ne suffit plus pour faire disparaître la lésion ; il faut qu'ils soient éliminés au dehors. Les érosions et les ulcérations papuleuses ne se font, en général, qu'aux dépens de la néoplasie et n'entament pas les tissus sains; mais encore faut-il un travail de réparation, de cicatrisation, qui contribue aussi à augmenter la longueur de la sypbilide et à entraver sa terminaison.

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