‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 253 sur 441 · TREIZIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

TREIZIÈME LEÇON

SYPHILIDES PAPULEUSES DE LA PEAU

UPORTANCR DBS PAPULODRRUIBS DANS LES UÂNIFESTÀTIONS TÉGUMENTAIRES DE LA

sTPHiLis. -» Nécessité de les étudier séparément sur la peau et sur les muqueuses ou sur les surraces mucoso-cutanées. — Étendue, profondeur, portée pathologique, durée des syphilodermies papuleuses. ^ Leur élasticité morphologique, leurs transformations, leurs affinités avec le tubercule.

1. Chronologie des syphilides papuleuses. — Époque de leur apparition. — Leur aptitude à récidiver peut se prolonger bien au delà de la période virulente.

II- ÉTI0L06IE. —Action incontestable des causes occasionnelles. — Les irritations locales sont capables, en temps opportun, de susciter, d'activer les syphilides papuleuses cutanées et muqueuses et de transformer les premières dans les secondes. — Prédispositions régionales à la papulation.

m. Symptômes. — Caractères cliniques de la papule. — Résorption de son centre, prolifération de sa périphérie: ombilication , forme annulaire. — Rapports constants entre la forme et le volume des papules. — Papules miliaires, coniques, hémisphériques, plates, lenticulaires et nummulaires. — Rapport inverse entre le nombre et k volume des papules.— Papulodermies généralisées. — Leur tendance à se circonscrire vers une période avancée de révolution et même quelquefois à son début.

lY. Variétés. — Sur quoi se fondent-elles? Sur les changements que subit la lésion orig:inelle pendant son évolution.

^hilides papuleuses proprement dites. — Elles sont précoces, généralisées, exanthématiques, symétriques, sans groupement systématique, sauf dans leurs récidives tardives.

Syphilides papuleuses saillantes. — Deux sous-divisions :

A. Papules coniques: Sypkilide papuleuse miliaire ou lichénotde, — Diffuse, confluente, en plaques, en groupes circi nés. avec ou sans érythème. etc.

B. Papules hémisphériques. — Elles sont généralisées ou localisées. — Elles conservent leur type à l'état de pureté pendant leur période de début et d'état, mais elles tendent vers leur déclin à devenir squameuses. — Inégalité de volume des papules d'une même poussée, tenant à leur éruption successive.

i>yphilides papuleuses plates. Deux sous-divisions :

A. Syphilide à petites papules plates ou syphilide lenticulaire. — Précoce, généralisée. — Sa localisation, quand elle se circonscrit. Sur le front elle forme une des variétés de la Couronne de Vénus. — Dimensions et couleur des papules lenticulaires. — Papulodermie plate et confluente de la face : Léontiasis lenticulaire. — Fréquence de la syphilide lenticulaire. — Ses récidives. — Groupement circulaire de ses papules.

B. Syphilide à larges papules ou syphilide nummulaire.— Dimensions des papules. - Leur épaisseur.— Leur couleur caractéristique chair de jambon. — Leur tendance à devenir annulaire, circinée, squameuse. — Comment se forme la papule annulaire. — Forme trt» ou en cocarde: elle est constituée non par une papule unique, mais par un groupe de papules.— Forme stellaire ou corymhique: Elle ne diffère de la forme irisée que par la dimension des papules qui sont plus volumineuses et par la régularité moins systématique du groupement des papules satellites. — Rubans papuleux circinés: cercles complets, arcs de cercles, courbes variées, etc., etc.

Syphilide papulo-squameuse, — Elle comprend toutes les variétés précédentes modifiées

S3n IMPORTANCE DES PAPUIiODERKIBS

par un processus constant de prolifération épidermique à la surface de leur» [^y. • — Elle constitue les éruptions syphilitiques psoriasifomies. — Des prédU; ^• individuelles à la forme squameuse d'emblée ou consécutive. — Importance, fr«.\j j sévérité de cettB syphilodermie.

Ses variétés suivant les régions- — Papules squamo-granuleuses cornées, impéti^n:!- .«< végétantes de la face. — Rubans circinés. — Formes stellaires sur le tr»Jt*- «.i membres, etc.

Ce qu'il faut entendre psiV plaque cutanée, — Comment elle est constituée: plaque • lî formée par une seule large papule plate ou annulaire. Plaque cuUnée résj/..' l'agglomération et de la fusion de plusieurs papules plates squameuses. — Ni i d'hyperplasie dermo-papillaire sous forme papulo-squameuse : ce sont de» |-..ij confluenies. — Léontiasis papulo-sguameux. — Éléphantiasis papuleux des -raj génitaux. — Les vastes nappes papuleuses sont moins et plus tardivement squaii ^ que les plaques circonscrites.

Syphilides palmaires et plantaires.— Leur importance au point de vue du diaji.*.-* Lésions analogues produites sur les mêmes régions par d'autres maladies c.:. tionnelles. — Érythème spécifique palmaire et plantaire.

La syphilide papuleuse est celle qui est la plus fréquente dans la paume de< u i > à la plante des pieds. On la désigne sous le nom de Psoriasis syphilitique yùi plantaire. — La papule ne fait pas de saillie dans ces régions; elle est constttu - 1 une tache dure, rénitente, parcheminée. — Prolifération épidermique à sa ^.n caractère des squames palmaires et plantaires; leur épaisseur, leur dureté. — ^ .-à cornées. — Plaques iissuraires. — L'éruption papulo-squameuse peut étrv <i < i isolée, confluente et sans ordre ou disposée suivant des groupes stellaire< im d ou des rubans circinés. — Larges plaques palmaires. — A la main, réruptu :. ;.;i squameuse est toujours plus accusée qu'au pied ; mais à la plante des pîcdi il % J de prédisposition aux fissures, aux rhagades et à la papulation végétante. — 1> .1 récidives indéfinies des syphilides palmaires et plantaires. — Elles sont sou^^r.' ' i taires au traitement spécifique. — Incertitude fréquente sur leur origine n^-.*^ i époque avancée de la syphilis.

Syphilide papuleuse végétante. — Elle résulte de Thyperplasie exagérée des pi» i Frambœsia.— On observe cette syphi jde surtout dans les régions pounrues lir I Concrétions grenues et jaunâtres ou squames à la surface des papules végétait!- -.h leur confluence les papules hypertrophiques forment des plaques TégétajiL'> ^ papillomes syphilitiques sont rares au tronc.

Syphilide papulo-érosive. — L'érosion n'attaque pas le tissu dermo-papillair^f produite par la chute des couches superficielles de i'épiderme qui mettent a nj < niuqueux de Malpighi. — Croûtes séro sanguinolentes. — L*érosion est plu> c i dans les papules plates et surtout dans les annulaires que dans les aaUv> m » \ L'érosion n envahit pas en général toutes les papules; elle est quelquefois \ i I la surface d'une même papule. — Les papules érosives forment rarement d '< | ou des nappes. — Leur transformation en plaques muqueuses. |

Syphilide papulo-ulcéreuse. — Ne sont qu'un degré plus avancé des précê«î» i * • constituent en partie les formes intermédiaires papulo-tuberculeuses.

Syphilide pnpulo-vésiculeuse. — Sa rareté. — Variétés qu'il faut admettre : 1 Fl papulo-vésiculeuse, typique, ombiliquéeetvaricelliforme; 2» Forme eczemjt. .- i blématique); 3* Forme herpétique à tendance circiuée; 4» Forme mij : . i 5" Forme acnéique.

V. Procf.ssus. — Sa régularité dans les papuloderniies généralisées et jt- 1 Plus tard il est moins fixe et moins susceptible d'être calculé. — l^>n^ue ' svphilides papuleusos, surtout des papulo-squameuses — Le mode suco-^^ * i ♦'•ruplions t^^t la rè^'le. — Fréquence des récidives : elles sont plu< k craii •*• i éruptions tardives que dans les précoces.

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