LEUR BTIOLOGIB. — LEUES SYMPTÔMES
année, à partir du début de l'intoxication. De pareils faits sont exceptionnels ^
Et]ologie. — Comme, dans toutes les manifestations syphilitiques, 0 y a, dans les lésions secondaires mucoso-cutanées, une spontanéité qui relègue bien loin toutes les causes accessoires ou occasionnelles. Les irritations pathologiques ou mécaniques, lorsqu'elles se concentrent sur certaines muqueuses ou sur certaines surfaces cutanées , [leuvent à la longue et par leur action répétée, préparer le terrain, le transformer, le rendre fécond et mettre en jeu des germes morbides qui sommeillaient pour le moment ou attendaient pour éclore des circonstances favorables. Vous verrez des malades qui sont eux-mêmes les artisans de la repuUulation incessante de plaques muqueuses, qui se fait chez eux sur tel ou tel point du corps. Mais, par contre, vous en rencontrerez d'autres qui évitent soigneusement tout ce qui pourrait provoquer ces sortes d'éruptions, et qui, cependant, ne sont pas plus épargnés que les imprudents. Indépendamment de la diathèse, il y a aussi la prédisposition individuelle qui joue un rôle considérable. Le sexe féminin, par exemple, toutes choses égales d'ailleurs, est beaucoup plus sujet que le nôtre aux syphilodermies mucoso-cutanées.
Stmptombs. — Les lésions fondamentales de toutes les syphilides muqueuses résolutives consistent, comme dans la peau, en un mouvement congestif et hyperplasîque qui occupe la couche dermo-papillâire et la pénètre plus ou moins profondément. Nous devons donc retrouver sur les membranes envahies les caractères objectifs de Téryihème et de la papule. De ces deux types générateurs, c'est le second qui prédomine dans la genèse des plaques muqueuses. Il règne même exclusivement sur les surfaces cutanées qui ont un caractère semimuqueux ou qui ont subi accidentellement la transformation ipuqueuse. L éryihème, au contraire, se développe de préférence sur les muqueuses
1. Je donne des soins à un malade qui a contracté un chancre infectant, au mois de septembre 1878. Les accidents cutanés ont été à peu près nuls; mais il a presque touj*>urs souffert de la ^orge, malgré le traitement spécifique qu'il a suivi avec exactitude «t les soins qu'il a pris d'éviter toute excitation de ce côté-là. Au mois de janvier 1882, iprès être resté cinq ou six mois sans éprouver aucun accident, il lui est survenu une lïrge plaque opaline typique de la grandeur d'une pièce de un franc sur le pilier ftQtérieur droit.— Guérison au bout de deux ou trois semaines. — Au commencement dt" mai, mAme année, trois atis et dertii après le chancre, nouvelle plaque opaline dans le même point; — aucune douleur, aucun trouble fonctionnel. — Rien sur les autres parties du corps. Santé très florissante.