‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 285 sur 441 · JU · texte numérisé non relu

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LARTNGOPATHIES SBCONDAIEEB. 647

V. Stphiudss moqueuses des orteils. — Êrosives, ulcéreuses, végétantes, fongueuses. — Fissures des plis articulaires des orteils et ulcérations de la région métatarsophalangienne.

VI. ALOPÉCIE — Elle n'est jamais permanente et guérit toujours. — Elle se produit directement par le fait de la diatbèse et sans Tintermédiaire d*une lésion visible. — Alopécie crânienne: diffuse, en plaques. Dépilation complète. — Cheveux cassants et lemes. — Alopécies de la face et des organes génitaux,

Onyxis et PÉRioNYXis. — 1" Onyxis: état de sécheresse de Tongle, son fendillement, 5on épaûssissement. ~~ Alopécie unguéale. — Psoriasis syphilitique de Tongle. — 2" Périonyxis : forme squameuse, forme inflammatoire ou toumiole syphilitique; forme ulcéreuse: ongle incamé syphilitique: forme ulcéro-fongueuse, végétante, hyperplasique. — Longue durée et gravité du périonyxis du gros orteil. — Traitement.

Messieubs,

Je suis loin d'avoir épuisé la question des syphilides muqueuses. Je lui consacrerai encore la leçon d'aujourd'hui. Pour terminer la description des syphilodermies secondaires, j'aurai aussi à vous entretenir de quelques accidents que la maladie constitutionnelle suscite pendant ses premières phases sur le système pileux et sur les ongles.

Labyngopathies pendant les premières phases de la stphilis. — Avant la découverte dû laryngoscope, l'étude des lésions syphilitiques du larynx était condamnée à rester dans le vague et l'incertitude. L'auatomie pathologique n'avait fourni de notions précises que sur les altérations profondes qui désorganisent, déforment et détruisent les parties molles et le squelette de l'appareil vocal à une époque avancée du processus de la maladie constitutionnelle. — Quant aux lésions superficielles et résolutives de la muqueuse laryngée, survenues peu de temps après le chancre infectant, c'est-à-dire pendant la première période de la syphilis, on en était réduit sur leur compte à des hypothèses. — Il est vrai que l'analogie donnait à ces hypothèses un certain caractère de probabilité. — N'était-il pas, en effet, naturel et logique de conclure à l'identité de toutes les lésions de la surface cutanée et des muqueuses, accessibles ou non à la vue, lorsqu'on les voyait procéder de la même cause générale, subir les mêmes impressions morbides, évoluer simultanément sur les tissus voisins et de même nature, ressentir les mêmes influences thérapeutiques, etc., etc.?— On supposait donc que la muqueuse laryngée reproduisait, sur une petite échelle

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et avec le mode réactionnel qui lui est propre, la plupart deséniptu simples et béuignes qui constituent, dans la très grande majorité d cas, les premiers accidents consécutifs de la syphilis. Sur la f ; ce raisonnement, on décrivait les hyperhémies, les érythènî' v ' papules, les plaques muqueuses des cordes vocales, desveDtri.v des éminences aryténoïdes, de l'épiglotte, etc., avec autant df ' fiance que si on avait pu les étudier de visu, comme celle de la ■ buccale et de l'isthme du gosier.

Après la découverte du laryngoscope. Tùrck et Czennak. ^ M. le D^Dance, MM. Gerhardt et Roth, reprirent l'étude des lit gopathies syphilitiques. Ce nouveau moyen d'exploration ne £'. ] confirmer, en la précisant, Tidée qu'on s'en était faite jusqu*alor Mais bientôt d'autres observateurs, s'appuyant, eux aussi, suri vation directe, à l'aide du laryngoscope, attaquèrent la cod<^w'pathologique des maladies syphilitiques du larynx, fondée surir darité des lésions de la peau et des lésions des muqueuses. •;' elles émanent de la même source constitutionnelle.

Celte nouvelle manière de voir a été exposée et souttnu' M. !e docteur Ferras, dans sa thèse inaugurale parue en 187: Le désaccord qui semble exister aujourd'hui entre ces obsenai^ nous a déterminé à faire des recherches personnelles. >'ou> sommes occupé principalement des lésions qui appartienne!/ première période de la syphilis. — Quoique les laryngopathi*'^ litiques ne soient pas communes, surtout si on les cooipare auia tions de même nature qui surviennent si facilement et avec u:; fréquence sur les lèvres, sur la muqueuse buccale et sur Tisthcigosier, j'ai pu cependant en observer un grand nombre dao^ i service à l'hôpital du Midi, pendant l'hiver de 1872-1873*.

1. Dans mes recherches sur les laryngopathies syphilitiques j*ai ea (^^ur leur mon savant confrère et ami, M. le D' M. Krishaber. Je vais d«»n ; r . extraits du travail que nous avons publia sur cette question dans 1«^ H maladien de l'oreille et du larynx, en 1876, intitulé : Des laryngopatkie* f "■ premières phases de la syphilis. Il a été tiré à part et édité par G. Masson.

Les manifestations syphilitiques du larynx ont été étudiées, décrites et m-^iTr . parfois par les anciens, et leur histoire a été établie longtemps avant l'ap; î" laryngoscope. Les observations de ces auteurs sont basées d^une part sur «lerelativement nombreuses d'individus ayant succombé, les uns à la suit^ i : lésions dans les voies aériennes, et les autres à la suite d'affections indé(H^nf i: syphilis. Le plus grand nombre de ces faits se rapporte aux laryogopath'*^de la syphilis, avec ravages considérables, ulcérations, nécroses et oed^me^. i > duit des accidents asphyxiques. Il est très peu question, chex les aocito^ t^' manifestations laryngées secondaires, dont les traces n'auraient peat-étre p4< " * ' vées sur le cadavre, si même l'attention des observateurs eât été toam^- 'V '

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