‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 304 sur 441 · ANGINES SYPHILITIQUES SECOND AIBES AIGUËS · texte numérisé non relu

ANGINES SYPHILITIQUES SECOND AIBES AIGUËS

ANGINES SYPHILITIQUES SBCONDAIBES AIGUËS ET PULTACÊES.

La plupart des angines syphilitiques secondaires sont indoleoles m. i causent qu'un peu de gêne, un sentiment de sécheresse pendant la de; .1 de la salive et des aliments. On est quelquefois étonné de découf rir de r :j nappes de plaques opalines épaisses et proéminentes, étalées sur les p.. "^i les bords du voile, chez des malades qui ne se doutaient pas de lear ti; . .1 Par contre, il arrive quelquefois que la pharyngopalhie prend lesaliii'-^ '» angine aiguë, cause de vives souffrances et ne permet que ^lnge^li :i ments liquides. Cette forme s'observe dans la période secondaire et aih« a la période tertiaire. On est plus d'une fois embarrassé pour décider ^ . :i d'une pharyngopathie résolutive ou d'une infiltration néoplasique tubt^ ; aiguë, condamnée à l'ulcération et à une destruction plus ou moios-".! des points envahis. Malgré leur acuité, ces angines spécifiques ai^u*-; c.i très longtemps si on ne les soigne pas. Elles méritent toute lati i: médecin et nécessitent une médication énergique. Quoique j'en aie [urt 1 ce livre (voy. p. 622), j'y revienj. En voici un cas typique.

X..., 21 ans, entré le 12 avril 1880 dans mon service, salle ^, lit 3. -^ 1 ulcéreux du méat, 14 mois auparavant, eu janvier 1879. — Premier* f ^ d'accidents consécutifs, sans troubles constitutionnels. Traité par M. )t • { Simonnet. Plus tard, quelques plaques muqueuses sur le gland et à iiiA

Lorsqu'il entraune première fois dans mon service, le 16 janvier I^'M* st\ de la syphilis), il avait aux organes génitaux des plaques nouqueu><»« :> • ^ sur une base indurée, des macules sur les exlrétnités inférieures et d»toses sur le tibia droit, qui dataient d'un mois. Sortit très ameli >r^ a.i d'un mois. — Vers le milieu de mars 1880, mal de gorge vif, doutoJ^ v le début, Qt qui empêcha la déglutition des solides au bout de i'S jojr^ ^ leur sur la partie supérieure et externe de la jambe gauche, il rentra ^ « il dans l'état suivant : Voix nasonnée et gutturale. Toux, chatouillemcut . i • ^ Impossibilité d'avaler des substances solides. Fièvre le soir. Insomnie. >■ ^ et sputation continuelles. Amaigrissement, pâleur (habituellemeol ii bien). — Rougeur et épaississement de la partie inférieure du voilr u . ; surtout de la luette. Ulcération pultacée occupant tout le bord libro : à gauche, depuis la base de la luette jusque sur le pilier antérieur c' i dant, et gagnant de là une vaste ulcération qui s'étalait sur toutt i a postérieure du pharynx. — L'ulcération était très superficielle; ce qui «*. i c'était la sécrétion blanche pultacée (sans mauvaise odeur)* et U ^i'- ) ^inflammation. — Tuméfaction douloureuse des ganglions latéraux à 4 Douleur dans l'oreille gauche. Ganglion indolent et dur dans la re^ . 4 laire. I

Déformation de la partie antérieure du gland par le chancre du mrat -| et les scléroses secondaires, adénopathie inguinale. — Nombreufo? z -I sur les membres inférieurs, consécutives à des syphiiides anciennes.

Pcriostose peu volumineuse de la tête du péroné gauche. Les pcr.- ^ ^ tibia droit avaient disparu. (3 cuillerées de sirop de biiodare iod^rr. a risme borate.)

STPHILIDE HEBPÉTIFOBHE. 709

Le 2t avril, le malade allait déjà beaucoup mieux, mais il restait encore quelques plaques pultacées. Il sortit complètement guéri et sans aucune perte de substance des piliers, du voile et du pharynx, dans les premiers jours de mai, après trois semaines de traitement.

Cette syphilis était grave, ainsi que l'attestaient les macules des jambes et les pérlostoses. Il était à craindre que i*angine fût ulcéreuse; mais malgré son acuité elle resta érosive et pultacée. £n pareil cas, il existe une inflammation diffuse au milieu de laquelle se perdent les plaques muqueuses, si tant estqu'îl en existe. L*angine n'en est pas moins spécifique. Pour agir plus vite, j'ai recours au traitement mixte ioduré et hydrargyrique. Je prescris des gargarismes au borax et je ne touche les érosions avec le nitrate d'argent qu'après la diminution des phénomènes inflammatoires.

SYPHILIOE HERPBTlPORBfB.

Mon savant collègue et ami, M. le docteur Guibout, médecin de l'hôpital Saint- Louis, a publié un cas très intéressant de cette affection cutanée {Union médicale^ 1878, p. 645). En voici le résumé :

Chancre infectant en janvier 1878, chez un jeune homme âgé de 27 ans. Quelques semaines après^ éruption abondante de vésicules disposées en groupes sur toute la surface du corps. (Bains de sublimé; pilules de protoiodure.) -^ Six mois après (juillet 1878), l'éruption qui s'était à peu près guérie, reprit une plus grande intensité. 11 existait alors sur les membres, le tronc et la face, des vésicules distribuées en groupes plus ou moins rapprochés et à divers degrés de leur évolution. Ces vésicules, disposées en cercle, formaient des groupes qui, assez espacés sur la poitrine et l'abdomen, étaient beaucoup plus rapprochés 6'ir le dos et les membres inférieurs, et se rapprochaient encore davantage sur les avant-bras, où elles formaient des plaques assez étendues. La surface de la peau sur laquelle ces vésicules étaient groupées présentait une teinte cuivrée. Leur développement avait été indolent; elles laissèrent une macule brune. — Douleurs ostéocopes; céphalalgie.

Acette époque (6* mois de la syphilis), le malade fut pris d'une rétention d'urine, de constipation, puis de faiblesse des extrémités inférieures partielles, surtout et même presque exclusivement du côté droit. — Troubles de la sensibilité dans la jambe gauche. Douleurs dans la colonne vertébrale, spontanées et parla pression, au niveau des apophyses épineuses des vertèbres lombaires. Il s'agissait d'une paraplégie incomplète , qu'on ne pouvait attribuer qu'au développement d'une tumeur gommeuse des enveloppes de la moelle, ou de la moelle elle-même, ou à une exostose des vertèbres lombaires venant comprimer la partie terminale de ce centre nerveux. Le malade fut traité par l'iodure de potassium et le mercure. Après trois mois de cette médication, il fut guéri.

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