‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 416 sur 441 · NÉCE8BITB DE TRAITER PAR LES SPÉCIFIQUES · texte numérisé non relu

NÉCE8BITB DE TRAITER PAR LES SPÉCIFIQUES

d'obtenirces avantages même dans les caslesplus légers? Est-ce qu un cas, si léger qu'il soit, n'est pas quelque chose d'anormal dont il faut se débarrasser le plus promptement possible?

Je me fais donc un devoir de traiter toutes les syphilis, même lesphi^^ bénignes, et de commencer la médication interne dès que le diagnosi du chancre syphilitique est positif. Il est bien entendu que la médit ir tion n'est la même, ni comme dose, ni comme agent, ni comme dortt. dans tous les cas. Contre des chancres bénins et éphémères vous doonerez de petites doses de protoiodure et vous les diminuerez encore quand la guérison aura été obtenue. Je fais même suspendre quelquefois la médication hydrargyrique pendant dix ou quinze jours avant l'époque présumée des accidents secondaires, afin de la reprendre alors à doses beaucoupplus fortes. Dans les chancres vastes, très induré» et surtout ulcéro-phagédéniques, je donne du mercure et de Tiodure de potassium. Ce dernier médicament rend aussi de grands service? pour combattre les troubles constitutionnels qui précèdent et accompagnent l'explosion des premiers symptômes de l'intoxication généralisée. Comme j'ai étudié toutes ces questions, dans mes leçons sur la syphilis primitive, je n'ai pas besoin d'en parler ici plus longuement.

Le mercure administré convenablement, dès le début du chancre. n'empêche jamais la syphilis de se manifester par quelques-uns d-^» phénomènes qui lui sont propres. Dans quelques cas, il est vrai, j'ii vu les sypbilides cutanées faire complètement défaut. Fallait-il en faire honneur au médicament? En partie sans doute. Mais comment se fait-il que cet heureux résultat ne se produise peut-être pas une fois sur cinq cents cas ? Ce qui paraît plus certain, mais qui n'est pas constant, c'est que le traitement hydrargyrique allonge la période de la syphilis primitive, en retardant l'époque où apparaissent les premières maoifestations généralisées de l'empoisonnement.

Dans les syphilodermies exan thématiques je donne le protoiodnr*d'hydrargyreàladose de 0,09 à 0,42 centigrammes. 11 efface assez ra{*h dément ces éruptions. Dans les syphilodermies papuieuses, qui sol: beaucoup plus longues et plus tenaces, il est souvent nécessaire d*au^'menter la dose de protoiodure. J'aime mieux alors recourir au subliindont je fais prendre 0,03 ou 0,04 centigrammes par jour. Pour peu q j^ ces éruptions résistent et tardent à se décolorer et à s'affaisser. / prescris des frictions avec l'onguent napolitain.

Pendant combien de temps faut-il traiter une syphilide? Tant qu «' dure à l'état d'éruption active. J'entends par là, qu'il ne faut (4>

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