RAPPORTS DE LÀ SYPHILIS AVEC LES MALADIES CHRONIQUES
portant sur l'autre par la gravité et surtout par la durée de la lésion. Sur les os, sur les articulations, sur la peau et sur les .muqueuses, la syphilis peut faire naître également des manifestations syphiliticostrumeuses, chez des scrofuleux dont la diathèse ne s'était point encore révélée ou sommeillait depuis de nombreuses années. Dans la gorge et dans les fosses nasales, sur le voile du palais, sur les lèvres et la peau des joues, sur les muqueuses génitales, les actions morbigènes réiiproques de la scrofule et de la syphilis trouvent un terrain fertile eu accidents graves, tels que tubercules confluents, ulcères phagédéniques, ostéites, caries, nécroses, etc. Faire la part de chacune des maladies constitutionnelles dans de pareils désordres n'est pas toujours facile. Les ressemblances de processus et de symptômes sont quelquefois si grandes, que les résultats seuls du traitement peuvent permettre df remontera la vraie source constitutionnelle de l'affection. Chez le> scrofuleux, les syphilides ont une tendance à prendre la forme supjmrante.
Les affinités de la dartre et de la syphilis sont moins connues que l^s précédentes. On est généralement d'accord cependant sur ce fait qiu les dermatoses préexistantes, d'origine herpétique, subissent quelque^ modifications lorsque le virus a envahi l'économie; qu'elles ont uuc tendance à prendre le type propre à la nouvelle diathèse et qu'elh éprouvent alors, du traitement mercuriel, une amélioration qu'où n'aurait pas obtenue auparavant.
L'influence de la syphilis sur la tuberculose pulmonaire a fait l*obit î de recherches nombreuses et n'est pas encore complètement élucidée, On ignore si cette maladie est capable de produire par elle-même U tuberculose chez des sujets placés en dehors de toutes les condilioDj qui y prédisposent. Mais il n'est pas douteux qu'elle en favorise l'éclosioD chez ceux qui en avaient le germe. Et puis, la syphiUs produit ellt même des affections pulmonaires chroniques qui ressemblent à U phthisie tuberculeuse. Les laryngo-trachéites syphilitiques ont aus>i dans les phases avancées de la maladie constitutionnelle, des aua^ logies frappantes avec celles qui appartiennent à la tuberculose.
Sur les deux dyscrasies albuminurique et diabétique, la syphilis pn^ duirait des effets opposés; elle aggraverait la première et guêriraii momentanément la seconde. Quelques observateurs ont vu le svmploin* principal de la glucosurie, c'est-à-dire la présence du sucre dans K urines, disparaître pendant toute la durée des manifestations sy[>bi!< tiques, pour reparaître après leur guérison. Mais on ne peut tirer d'ut nombre restreint de faits des conclusions rigoureuses, et toutes u