AYBC LES MALADIES AIGUËS ET LE TRAUMATISME
questions doivent être soumises au contrôle d'une observation plus ''l»ndue.
J t'D dirai autant de l'antagonisme qu'on a cru remarquer entre la syphilis et le choléra, quoiqu'il soit bien établi que les hôpitaux consi< Tt's au traitement de la maladie constitutionnelle aient été épargnés [H'iidant les épidémies qui sévissaient autour d'eux. Peut-être cette sorte d'immunité dépendrait-elle moins delà syphilis que du traitement ODercuriel ou ioduré.
Sur le conflit de la syphilis avec les maladies d'intoxication, telles qut" le saturnisme, Timpaludisme, nos connaissances sontnuUes outrés années. Ce que l'on sait le mieux, c'est que l'alcoolisme aggrave les Qj'iJiirestations de la maladie constitutionnelle et que les effets des deux miladies peuvent se concentrer, aux phases ultimes, sur les viscères de lilKlomen, sur le rein et particulièrement sur le foie.
L'action de la syphiUs sur les maladies aiguës est à peu près ignorée. Mais il n'en est pas ainsi de celle des maladies aiguës sur les manifes- UtioDs de la vérole. Les fièvres graves, les phlegmasies pulmonaires oa autres, l'érysipèle, etc., et, en général, tous les états morbides qui sVmparent violemment de l'organisme et mettent en jeu ses 5}nergies réaclionnelles, font disparaître avec une rapidité vraiment m*?neilleuse les accidents syphihtiques, même graves, profonds et %r*H^s à l'action thérapeutique. Malheureusement, ils n'étouffent pas ^ [iriucipe du mal ; ils n'atteignent pas la diathèse, qui reprend son inre après leur disparition. C'est un sujet plein d'intérêt sur lequel ^ reviendrai au sujet de l'influence curative de l'érysipèle dans la >)phiiis.
Knfin, messieurs; le traumatisme peut susciter l'action syphilitique '«•runïti il en peut ressentir le contre-coup. On doit au professeur Ver- D^^uil d'intéressantes recherches sur cette question. Disons d'abord que auiintes fois l'énergie plastique, la force réparatrice ne sont nullement illaquées par la syphilis : les plaies se cicatrisent, les fractures se guén-aui chez beaucoup de syphilitiques, tout aussi bien que chez les Bdividus sains. Mais chez d'autres, sans qu'il soit toujours possible f «-Q donner la raison, les solutions de continuité se montrent réfrac^ Kiir^'s à la cicatrisation spontanée. Quelques-unes s'ulcèrent spécifiqueiK^ul. Dans tous ces cas, la guérison ne peut se produire qu'autant ipj' -n administre le mercure etl'iodure de potassium.
If»^ souvent le traumatisme met une syphilis latente en activité, et ^ > i*^Dl le point de départ, la cause occasionnelle des manifestations les