DE 1838 JUSQU'A
lN>ur cette aanée-là, le rapport du chancre syphilitique au chancre simple se trouve être comme 1 esta 1,7 plus une fraction, et le chancre simple représente un peu plus du tiers du nombre total des affections Tt'uêriennes.
Kn 1863 :
AflectioDS blcDDorrhagiques i ,297
Chancres syphilitiques ^*^ l aïo h'V
Accidents syphilitiques consécutifs 302 } ^-^P***"^"
Chancres simples 1 ,< 73
Total 3,319
Rapport du chancre syphilitique au chancre simple : : 1 : 2,3. Il entre
|Hjur un peu plus du tiers dans la totalité des maladies vénériennes.
Sous ce chef sont aussi compris les bubons virulents ou chancreux.
Eu 1S66 :
Affections blennorrbagiques 1 ,092
Chancres syphilitiques ^*^ | 799 syphilis
Accidents syphilitiques consécutifs 559 ) ^^
Chancres simples i ,04i
Total 2,932
Rapport du chancre syphilitique au chancre simple : : 1 : 4, 7 ; du (iiancre mou au nombre total des maladies vénériennes, un tiers inoins i*-\ii dixièmes,
En 186«ï :
Affections blennorrhagiques 8^0
Chancres syphilitiques *^^ l 893 svphilis.
Accidents syphilitiques consécutifs 703 ( ^^
Chancres mous 981
Total 2,7o4
Rapport du chancre syphilitique au chancre simple : : 1 : 5 et une fraction minime; du chancre mou à la totalité des maladies vénén«;ones: un //ers moins deux dixièmes.
Affections blennorrhagiques 778
Chancres syphilitiques ^®^ ' 983 svphilis
Accidents syphilitiques consécutifs 625 j " ^^
Chancres simples 985
ToUl 2,748
142 LE GHANCBE SIMPLE CONSERVA UNE FAIBLE PRÉDOKINAirCE
Rapport du chancre syphilitique au chancre simple : : 1 : 2, 7 ; dif chancre simple à la totaUté des maladies vénériennes : un tiers rooiol deux dixièmes. I
En additionnant les chancres simples et les chancres s\pbilitiqiM| traités pendant cinq années, on obtient :
Chancres syphilitiques i ,529
Chancres simples 4,913
Si Ton compare ces deux chiflfres, on trouve que la moyenne d< chancres syphilitiques a été à la moyenne des chancres simples, pei dans les années 1864, 1865, 1866, 1867, 1868, dans la proportion 1 à 3 et une fraction minime; et comme le total des maladies vénériei nés de 1864 à 1868 inclusivement a été de 14,148, on voit que chancre simple en représente le tiers moins deux huitièmes.
Ainsi, nous voilà revenus à la prédominance numérique que pr^»^ que tous les syphiliographes s'accordaient à reconnaître au chancrt simple sur le chancre infectant, jusqu'en 1860.
Cette prédominance diminua peu à peu et disparut pendant Iti -années 1860, 1861, 1862,1863.
Nous la retrouvons depuis cette époque jusqu'en 1869, avec un caractère plus accusé que dans certaines statistiques antérieures a l'époque dont nous nous occupons.
Il y a là des fluctuations curieuses, et dont il est bien difficile d»* >** rendre compte avec les documents fort incomplets que nous pos5-" dons.
Et puis, ces relevés où j'ai fait le triage des trois maladies véno riennes, sont-ils absolument l'expression de la réalité? Je vous disai: tout à l'heure que ceux de 1861, 1862, 1863 ne m'inspiraient qu'une médiocre confiance. Au sujet de ces derniers, je ne puis que vou exprimer la même opinion.
D'après mon expérience personnelle, en effet, j'ai la cerlitud qu'on n'a pas désigné sur les pancartes tous les chancres sj-jibih tiques traités dans l'hôpital, et que la plupart d'entre eux ayant ti suivis, pendant que les malades étaient encore en traitement, dtaccidents consécutifs de la syphilis, c'est sous cette dernière dênouii nation générale qu'ils ont été compris* Je ne puis pas admettre quVi 1857, par exemple, il ne soit entré à l'hôpital du Midi que 190 chan cres syphilitiques dans les trois divisions. Je puis d'autant molii l'admettre que dans mon service, composé de 96 lits, j'en ai re^u, |>f r
JUKSRIQUE 8U& LB OHANCKE SYPHILITIQUE JUSQU*£N 1869. 143
dant le premier semestre de l'année 187S, 112, et, pendant toute rannée 1874, 296. Je ne choisis pas les malades, je les prends tels gu ils se présentent, indistinctement, quelle que soit l'espèce de leur maladie vénérienne. £b bien, il en est probablement ainsi dans les ieui autres divisions. De telle sorte qu'en me basant sur ces chiffres, {ui s'appliquent à des diagnostics rigoureusement portés, et dont je ms garantis l'exactitude, la moyenne des chancres syphilitiques «lignés à rhôpital serait actuellement de 700 environ par année. Vous oyez que nous sommes loin des moyennes données par les statistipes antérieures à 1869.
Et tenez, voici un fait qui est bien de nature à me confirmer dans e jugement que je porte sur ces statistiques. Le relevé des malades ortants donne, pour l'année 4869, les résultats suivants :
Affections blennorrhagiques ) , 133
Chancres syphilitiques 390
Syphilis consécutives 782
Chancres mous 740
Ici encore les chancres syphiUtiques sont en minorité, et cela dans la r< portion de 1 à 1,5.
<^r c'est cette année-là que j'ai commencé mes statistiques à la coniltation ; vous vous rappelez les résultats qu'elles m'ont donnés. J'ai '{/.né 680 chancres syphilitiques, et seulement 367 chancres simples B bubons ebancreux. Ces derniers étaient donc en minorité, dans la roportioQ de 1 à 1 ,8.
Kq admettant, ce qui est fort probable, qu*il se soit présenté aux deux litres consultations de l'hôpital le même nombre respectif de chancres rphiliiiques et de chancres simples, il y aurait eu, en 1869, dans le (T.^^nucl consultant. 2,040 chancres syphilitiques et 1,301 chancres ««•us et bubons suppures.
Comment expliquera-t-on alors qu'il n'y ait eu que 290 chancres T[»failiiîques admis sur 2,040, tandis que, sur i,101 chancres mous, «i ♦fn aurait reçu 740 ?
Cfuoi qu*il en soit, je crois que je ne trouverai aucun contradicteur h afiîrmaat qu'à l'époque où nous sommes arrivés, c'est-à-dire en IM/J, le chancre syphiUtique avait repris, si toutefois il l'avait perdue, aii«^ prédominance numérique très marquée sur le chancre simple.
CeUe prédominance, il la conserva jusqu'au moment de la guerre, 't. a JVpoque où elle éclata, on ne comptait qu*un chancre simple pour Dr^ de deux chancres syphilitiques.