FRÉQUENCE DU CHANCHE SIMPLE PENDANT LES DEUX SIÈGES
Mes slâtistiques, que je vous ai développées au commeDcement dp cette leçon, en font foi. Je vous ai dit comment je les av£us faites tt\ tout le soin que j'y avais mis. Elles comprennent tous les individus. sans distinction, qui se présentaient pour réclamer des soins, c'est-à-dirf un personnel beaucoup plus nombreux que celui des malades admis. C'est encore en leur faveur une garantie d'exactitude, et j'ai la conviction qu'elles exprimaient exactement l'état des choses à cette époque.
Modifications produites par la guerre et les deux sièges de Paris dans la proportion d^» t*^- >
espèces de maladies vénériennes.
Fréquence extrême du chancre simple pendant cette période. Le chancre simple devient trois foU plu» fréquent que le chancre syphilitique. Il représente environ la moitié du nombre total des maladies vénériennes. La diminution du chancre simple commence en 1872. — Le chancre syphilitique reprend le dew^x
Le chancre simple ne représente plus, en 18T3, que le cinquième et demi des maladies rénenenn''^'
Nous voici revenus, à notre point de départ. Il nous reste à étudier maintenant les modifications que la guerre et les deux sièges de Paris entraînèrent dans la proportion des trois espèces de maladies vénériennes.
Il me fut impossible de continuer mes statistiques de la consultatioD. La plupart de nos élèves partirent pour les ambulances de différent corps d'armée. Chacun de nous était chargé de plusieurs service-^. A peine avions-nous le temps d'y suffire. Il fallut renoncer à c» travail.
Je le fis à regret. J'interrompis donc ces notes sur chaque maiadt\ que je prenais depuis dix-huit mois. Mais je ne perdis pas de vue le but que je poursuivais.
Je le perdis d'autant moins, que ma curiosité fut tenue en éveil tt piquée au vif par la brusque modification qui survint dans les rap(K>rts respectifs du chancre simple et du chancre syphilitique.
Tout pénétré de l'idée que le second remportait de beaucoup» comm»i nombre, sur le premier, quel ne fut pas mon étonnement quand jo %i^ tout à coup maconsultation envahie par des individus atteintsde chancn';^ simples ou de bubons virulents !
Tout s'effaça bientôt devant ce débordement inattendu. C'étaient, à chaque séance, des séries de plus en plus nombreuses de cette csjhsi vénérienne, qui défilaient devant nous. On eût dit que toute la popu^