‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 77 sur 441 · STATISTIQUES DU CHAXCBE SIMPLE PENDANT LES DEUX SIÈGES · texte numérisé non relu

STATISTIQUES DU CHAXCBE SIMPLE PENDANT LES DEUX SIÈGES

lation civile et militaire en était infestée et que, comme un fléau ajouté à tant d'autres, cette sorte de peste génitale localisée avait fondu sur la ville de Paris.

Il y avait là réellement, dans cette multiplicité et cette propagation Soudaine du mal, les caractères d'une épidémie. Tous ceux qui avaient des services de maladies vénériennes peuvent l'attester comme moi. Dans la clientèle de la ville, où le chancre mou est tout à fait exceptionnel, on le vit apparaître, croître et multiplier. Ce fut partout comme une pullulation effrénée. Et ceux d'entre vous, qui n'étaient pas ici, ne jM'uvenl pas se figurer la monotonie dégoûtante (on peut le dire au propre et au figuré) d'une pareille affection.

>'ous fûmes condamnés à la subir pendant plusieurs mois, je pourrais dire pendant plusieurs années ; car, si l'invasion du chancre simple fut brusque et rapidement généralisée, comme celle des maladit.'s épidémiques, la décroissance se fit peu à peu, lentement et sans secousse.

Après la Commune, nos salles, qui avaient été occupées pendant le -i»'ge par des militaires convalescents de blessures ou de maladies ( ommunes, se remplirent de vénériens atteints surtout de chancres simples.

ilé'i étal de choses persista pendant la période qui suivit immédiatement la guerre. Mais nous n'eûmes plus tard, soit à la consultation, ^ ni dans le ser>4ce, qu'un spécimen affaibli de ce que nous avio))s •:»>«Tvé pendant les deux sièges, et ce spécimen alla s'atténuant et - .amoindrissant de mois en mois à partir de 1872.

Du reste, vous pourrez suivre, d'après les statistiques que je vais \ous donner, la décroissance du chancre simple depuis la guerre jusqu'au premier semestre de 1873. Si je ne puis pas vous prouver \^iT des chiffres personnels la fidélité de mes souvenirs, en ce qui •onoeme l'immense développement de celte espèce vénérienne pendant I* -^ deux sièges de Paris, il me sera permis, du moins, de vous faire n-marquer combien les conséquences de l'état de choses dont j'ai •--ayé de vous tracer une esquisse prouvent en faveur de son exacliiîide.

ï^unâullons encore une fois le registre de l'hôpital du Midi, où sont t f.ii>ignés les sortants de chaque jour, avec le diagnostic de l'affection duDt ils ont été soignés dans les salles.

Pour 1870, nous n'avons que le second semestre ; mais ne nous en plaignons pas, c'est le plus intéressant.

MAURIAC. — UALADIRS VKNÊR. 10

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