STATISTIQUES DES MALADIES VÉNÉEIENKES A LYON DE 1867 A
syphiliographie, tant d'œuvreg remarquables, a eu Tobligeance d'aller au-devant de mes désirs, et, grâce à lui, j'ai le relevé des compie> rendus annuels des médecins et chirurgiens de l'Antiquaille de Lyon. Dans ce relevé, il y a beaucoup de lacunes ; mais enfin, tel qu'il e>t. je crois qu'il offrira quelque intérêt.
Dans le service des hommes, en 1864, M. Gailleton a soigoê:
<• Bleonorrhagîes 300
J Chancres syphilitiques 41 | ^^
) Syphilis consécutive i.'iO (
3» Chancres simples 150
En 1867, M. Bonnarie (service des femmes) a eu :
!• Bleonorrhagies 138
2» Chancres syphilitiques 37
3« Chancres simples 81
En 1868 (service des hommes), M. Gailleton:
{• Blennorrhagies 300
2« Chancres syphilitiques 67
3» Chancres simples 60
Même année, chez les femmes :
!• Blennorrhagies 193
2» Chancres syphilitiques 30
3» Chancres simples 95
En 1869 (hommes), M. Gailleton:
1» Blennorrhagies 325
2» Chancres syphilitiques 135
3» Chancres simples 63
En 1870 (hommes), M. Dron :
!• Blennorrhagies 483
2" Chancres syphilitiques 1 28
3» Chancres simples 154
En 1871 (hommes), M. Dron : i
1» Blennorrhagies 368
2* Chancres syphilitiques 93 j
3» Chancres simples 320
PIMiyUTIOX Dr CHANCRE SIMPLE A LYON APRÈS LA GUERRE DE 1870. 155
Ed 1872 (hommes), M. Dron:
!• Blennorrhagies ." 944
2» Syphilis (primitive et consécutive) 429
3» Chancres simples 244
Eq 1873 (femmes), M. Dron:
• 1* Blennorrhagies 3i3
2* Chancres syphilitiques 164
3" Chancres simples 152
Eq 4874 (hommes), M. Dron :
!• Blennorrhagies 256
î» Chancres syphilitiques 111
3* Chancres simples 50
Quelques-uns de ces relevés, en particulier ceux que mon honorable et <avant collègue M. Dron, chirurgien en chef de rAntiquaille, a bien \oulu me communiquer lui-même, présentent avec les miens une (ODcordance remarquable.
Ainsi, en 1870, les chancres simples l'emportaient de bien peu sur ki rhancres syphilitiques ; ils n'étaient à eux que dans le rapport de 1.20 à 1.
En 1871, pendant la guerre, ils devinrent trois fois et demie ç\\x^ Dombreux. De 1S4, ils montèrent à 320, tandis que les chancres sy^^hilitiques s'abaissèrent de 429 à 93.
En 1872, leur nombre diminua de 76.
Eu 4873 cette diminution s'accentua : de 244, ils tombèrent à 452. I>s chancres syphilitiques, eux, au contraire, avaient gagné du ternin: ils n'étaient que 93 en 4871 ; en 4873, ils furent 164, c'est-à-dire (ic peu plus nombreux que les simples.
Mais c'est en 4874 que le chancre simple entre brusquement dans s: (>hase de décadence. Voyez, en effet, quelle diminution prodigieuse il 1 subie en une année. De 452, il est tombé à 50, et il était à 320 [«^ndant la guerre! C'est-à-dire 5ix/bz5;9/u5nom^eux. En 1874, le
uncre simple ne se trouvait donc plus, par rapport au chancre syphiliii'^ae, que dans la proportion de 4 à 2,22.
.Ventrons pas plus avant dans une analyse détaillée de ces statisti- 'î:^5, on peut voir que parleur ensemble elles concordent avec les iiii^'nnes. Ne ressort- il pas en effet de la simple inspection des chiffres :
1* Que la blennorrbagie reste à peu près stationnaire.