‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 85 sur 441 · DE CHANCRBS SIMPLES QUE DE CHANCRES SYPHILITIQUES · texte numérisé non relu

DE CHANCRBS SIMPLES QUE DE CHANCRES SYPHILITIQUES

ivoient augmeDté de fréquence, tandis que les chancres mous devenaifr^nl de jour en jour plus rares.

M. le docteur Hardh, d'Helsingford, en Finlande, qui me fit aussi l'honneur de venir me voir il y a quelques mois, me racontait que dans cette capitale de son pays il y avait un hôpital de cent cinquante litâ exclusivement consacrés au traitement des maladies vénériennes, fl <jue ces lits étaient presque toujours tous occupés; que, parmi les maladies vénériennes, la syphilis avait une prédominance très mar- •{uée, surtout à la campagne; mais, que, dans les villes, on observait i'jssi un grand nombre de blennorrhagies et de chancres mous; — :ije ces derniers étaient rarement compHqués de phagédénisme, et •ju'il n'avait point observé personnellement leur diminution ; — que l^< blennorrhagies étaient rarement compliquées de rhumatisme, mais que l'épididymite blennorrhagique était très fréquente ; — que la ^-{ibilis s'arrêtait en général aux premiers accidents consécutifs, que le^ accidents dits tertiaires étaient rares, et que la plupart consistaient en des exostoses du tibia; que la syphilis viscérale était peu commune, mais probablement mal étudiée; — qu'enfin la prostitution était r*:.'|ée dans les villes par la police, et que, dans les campagnes, lapropa- LTition de la syphilis était favorisée par les lits et les bains communs, f>ar l'absence du confortable et des soins hygiéniques. Il parait qu'en Finlande les prépuces sont en général fort courts. Voilà en résumé les r»^ponses que M. Hardh voulut bien faire à mes questions.

Ce sont là, les seuls documents étrangers que je puisse vous commnniquer. Ils ont beaucoup de prix pour moi, surtout par la façon prai^ieuse avec laquelle tous m'ont été donnés. Et puis quelques-uns dVntre *eux, ceux de M. Bergh en particulier, viennent si topiquement à l'appui de la thèse que je soutiens, qu'ils lui donnent une autorité ba^^^e tout à la fois sur l'identité des faits et sur l'identité des circonstances.

Mais en France, dans les principales villes de la province, quel est ^ tnellemenl l'état de la question ? Où en sont, dans leurs rapports numériques respectifs, les trois espèces de maladies vénériennes? ••T;t-f*lles subi le contre-coup des événements? Sont-elles aujourd'hui qu'elles étaient il y a dix ans, par exemple?

Messieurs, je ne puis vous le dire; et, ici encore, je fais appel à ow« collègues des départements. L'un d'eux, M. le docteur JuUien, on des meilleurs élèves de cette grande école lyonnaise qui a produit dans toutes les branches de la science médicale, et spécialement en

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