‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 95 sur 441 · DBS DIFFÉRENTES ESPÈCES DE PROSTITUTION · texte numérisé non relu

DBS DIFFÉRENTES ESPÈCES DE PROSTITUTION

A l'hôpital de Lourcine, l'augmentation de la syphilis n'est pas douteuse depuis l'année 1860. Mais, dans ces dernières années, elle e>i restée stationnaire, tandis qu'à l'hôpital du Midi, elle est supérieurn. en 1874, de 5 dixièmes à ce qu'elle était en 1868.

Toujours est-il qu'il ne sera pas sans intérêt de rapprocher le norabr»^ des femmes syphilitiques traitées à Lourdne de celui des hommesyphilitiques traités à l'hôpital du Midi.

A Lourcine, il a été traité * :

En 1860 815 syphilis

1875 (!««• semestre) 580 —

J'aurais désiré vous donner aussi la statistique des chancres simpNreçus et soignés à cet hôpital; mais il ne m'a pas été possible de nv h procurer. Je sais, toutefois, de plusieurs élèves attachés à cet établi— ment, que le chancre mou y est encore plus rare qu'à l'hôpital du Mi'^

1. Je prends cette statistique telle qu'elle m'a été donnée. Elle contient, en outr^ vaginites, les leucorrhées et les métrites. Il n'y a point de colonne pour les ctiat- r? simples.

\\ me semble que le nombre des syphilis soignées à Thôpital de Lourcine est cur < • rable. Comment se fait-il qu'il soit supérieur au nombre des syphilis soig^nées au M où il y a un mouvement de malades bien autrement actif qu'à Lourcine? N'y ai,'pas là quelque erreur?... |

La syphilis est certainement beaucoup moins fréquente chez la femine qu' . i l'homme. Une femme syphilitique infectera à elle seule dix hommes et mt**mr »• • tandis que dix hommes affectés de syphilis n'infecteront peut-être pas à eux d.\ nu seule femme. En m'en rapportant au tableau qu'on a bien voulu dresser pour m ! relevé des malades traitées à Lourcine depuis 1860 jusqu'au 1" juillet IHTô, d.M i^' I 17,525 syphilis, 2,312 vaginites, 237 leucorrhées et 709 métrites. Il n'est pas qut-f i comme on le voit, de chancres mous. Les aurait-on comptés au nombre des «ixj'r i dont le chiffre me parait très exagéré, et d'autant plus qu'on s(»igne à L«>ur«'iiie i* • ' coup d'affections utérines? C'est là que MM. Bernutz et Goupil ont trouvé les fuat»r .\ de leur remarquable Clinique des maladies des femmes.

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