DANS LEURS RAPPORTS AVEC L INFECTION SYPHILITIQUE
Je suis disposé, autant que qui que ce soit, à faire la plus large part dui erreurs qui ont dû nécessairement se glisser dans ces nombreuses statistiques. Toutefois il me semble qu'il est impossible de ne pas r^i oDnaitre que, par leur concordance, elles prouvent delà façon la plus ^olide Taugmentation progressive de la syphilis depuis quelques années.
Cest donc un fait que je considère comme établi.
Resterait à en rechercher et à en déterminer les causes. Je n'aboricrai pas cette tâche aujourd'hui. Elle me conduirait à de trop longs lé^eloppements. Mais, comme dans de pareilles questions il faut tou- <'urs remonter aux sources de la contagion, je vais vous donner le v^uJtat de mes statistiques à cet égard.
Chez les 1,741 syphilitiques que j'ai soignés à l'hôpital du Midi, en ><i9, et pendant le premier semestre de i870, j'ai pu obtenir i.633 »is des détails assez précis sur les femmes avec lesquelles ils avaient oDtracté leur maladie.
Dans ce nombre, la prostitution clandestine fournit le chiffre énorme le 1,414; tandis que la prostitution inscrite ne donne que le chiffre «lativement très faible de 219.
11 en résulte que l'infection syphilitique par les premières est six ois et demie plus considérable que par les secondes ; c'est-à-dire u'on s'expose six fois et demie plus en ayant commerce avec une I//e insoumise qu'avec une fille soumise.
Voici maintenant de quoi se compose le chiffre 1,414 de la prostitui^m clandestine, il comprend 924 coureuses et 490 femmes désignées (ms le titre de varia.
Ifuant à la prostitution inscrite, son chiffre se subdivise en 139 mânes en carte et %Q femmes en maison.
Donc la femme publique en maison est de beaucoup celle qui offre si'isde garanties. Elle en offre, en effet, une fois et demie plus que I femme en carte, six fois plus que les femmes désignées sous le ivnide varia j et onze à douze fois plus que les coureuses.
<.»u)parons maintenant les résultats de la contagion syphilitiqu(3 My ceux de la contagion chancreuse que je vous ait fait connaître plus iint
A. L'infection syphilitique Q^i six fois et demie plus fréquente avec f^ prostituées libres qu'avec les prostituées inscrites.
U contagion chancreuse est quatre fois plus fréquente avec les ff'-ruieres qu'avec les secondes.
I li»' i>remière conclusion à tirer de ce rapprochement, c'est que la