D£ CHANCRES SIMPLES QUE DE CHANCRES SYPHILITIQUES
ïï' 5-là sont obligées d'accepter tout le monde, les gens les plus igno- ^Ies« les plus sales, les moins soigneux de leur personne, les plus Ii>gracié5 delà nature, etc. Tous ont une ressource dans la maison lublique. Repoussés par les filles libres ou même par les filles en carte , Is «ont obligés de se contenter de cette médiocre satisfaction des sens, u'on ne peut pas leur refuser contre leur argent. La femme en maison î\u*ni ainsi la proie de ce qu'il y a de plus rebutant et de moins :rupuleux parmi les catégories les plus infimes de la débauche et du bertinage.
Or, c'est dans ces bas-fonds que se plaît le chancre mou ; c'est ir ce funoder qu'il prospère, croit et multiplie. On le trouve plus )uvent aux barrières et dans la banlieue que dans les quartiers chis. Jamais ou bien rarement vous ne le rencontrerez dans les iules régions de la galanterie. Les courtisanes du high life sont \^y\\\t hors de ses atteintes, tandis que lablennorrhagie et la syphilis > Jes respectent point.
Je vous l'ai dit et je vous le répète, le chancre mou est la plus apuleuse des trois maladies vénériennes. Les deux autres devraient
I rougir.
Kt, en vérité, c'est une honte pour la civilisation que son existence, avnas-nous pas la possibilité de le détruire, comme on détruit la Tmine et toutes les engeances parasitaires qui se fixent sur la
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<>'ii, j'ai la conviction qu'on le fera disparaître du jour où on voua s'en donner sérieusement la peine. Sa rareté, extraordinaire \\\\< quelque temps, n'est-elle pas le prélude de son extinction
<>rles, messieurs, au sujet de la syphilis, je ne vous tiendrais pas \ langage aussi affirmatif. Depuis qu'elle a envahi l'Europe, à la i du quinzième siècle, elle n'a pas cessé de sévir. Elle a devant elle, (Oiuie elle a eu dans son passé, bien des siècles d'existence. La raison nous dit cependant qu'elle n'est pas inhérente à Thuma- >.. au point qu'il faille désespérer à tout jamais de la détruire. Mdis que de circonstances contribuent à la perpétuer ! Son caractère Mi^'iiutionnel, la contagiosité de ses produits pendant ses premières hi> -. l'inutilité des cautérisations préventives sur l'accident primif; ia transmission héréditaire, virulente, contagieuse, des lésions ^l'iiiiitiques du fœtus, etc..
ya.iui à la blennorrhagie, elle durera aussi longtemps que l'humailé. Elle est née avec elle, elle ne mourra qu'avec elle. On arriverait à
MAIBUC. — MALADIES VÉNÉR. i2