LA PROSTITUTION INSCRITE DONNE RELATIVEMENT PLUS
prostitution inscrite offre moins de garanties contre le chancre sim[»l^^ que contre la syphilis.
B. Les deux classes de prostituées soumises comparées entre eUes sous le rapport de la contagion syphilitique et de la contagion chancreuse, se trouvent sur le même pied d'égalité vis-à-vis de la seconde; mais vis-à-vis de la première, les fil/es en maison offrent une fois et demie plus de garanties que les femmes en carte.
C. Comparées aux femmes désignées sous le nom de varia, l^j femmes en maison, qui donnent le minimum de contagion sur lesdeiu espèces vénériennes, offrent six fois plus de garanties contre la syphilis et deux fois plus seulement contre le chancre simple.
D. Comparées aux coureuses, les prostituées en maison oSreuioïize fois plus de garanties contre la syphilis et seulement cinç fois plus contre le chancre mou .
E. Comparées aux coureuses^ les femmes en carte offrent sept oa huit fois plus de garanties que les coureuses contre la syphilis, et j^ulement cinq fois plus contre le chancre mou.
Ainsi, la prostitution inscrite fournit un contingent de contadon chancreuse relativement beaucoup plus considérable que celui qu il doqne à la contagion syphilitique.
Si le chancre mou se rencontre plus souvent chez les filles soumi>«^ que chez les autres, il sera plus facile de Tattaquer, et par conséqueel on diminuera d'autant la fréquence de cette espèce morbide. C'»si li évidemment une des causes de sa rareté actuelle.
Par contre, ces deux faits : d'une part, le faible contingent (i^ ii contagion syphilitique par les prostituées soit en carte, soit surtout fi maison ; et, d'autre part, la somme énorme qui est fournie par la pr> stitution libre, n'expliquent-ils pas pourquoi la syphilis augmente *\~iZi des proportions si alarmantes ?
La décadence des maisons publiques et de la prostitution en carte c'est-à-dire de la prostitution inscrite, et l'accroissement de la prn-i; tution libre ou clandestine, ont donc eu le double effet : l^dedin» nuer le chancre mou ; 2* d'augmenter la syphilis.
Vous me demanderez peut-être, pourquoi on trouve (relativem^'i/i bien entendu) plus de chancres mous chez les filles soumises quchez les insoumises. L'inspection hebdomadaire ou bimensuelle «i» vrait les en préserver.
Oui, sans doute ; et l'élimination des filles soumises atteintes »i chancres se fait avec la dernière rigueur, je n'en doute pas.
Mais songez que, par ce fait même, qu'elles ne sont pas libres, i^