‹ Leçons sur les modifications du sang sous l'influence des agents médicamenteux et des pratiques thérapeutiquesChapitre 40 sur 126 · XXVII · texte numérisé non relu

XXVII

ÉMISSIONS SANGUINES

éprouve à se procurer de l’hémoglobine pure. Au lieu de mettre dans une des cuves une solution titrée d’hémoglobine, ils ont remplacé cette cuve-étalon par un verre de couleur.

Malheureusement ce procédé offre de nombreuses causes d’erreur, dont je me bornerai à vous signaler la principale.

Dans l’impression produite par un objet coloré, il faut considérer isolément deux éléments, la valeur de ton, qui correspond à l’intensité de la couleur et la qualité de ton qui correspond aux nuances si variées résultant de la combinaison de diverses couleurs. Or, le même objet co. loré subissant des modifications de ton et de valeur suivant la manière dont il est éclairé, il suffit, lorsqu’on opère avec le colorimètre, de déplacer l’instrument, de lui donner une obliquité plus ou moins grande pour changer immédiatement la concordance des teintes.

Quelques mots seulement sur une méthode qui, quoique fort ingénieuse, n’a pas donné les résultats qu’on pouvait en attendre; c’est l’application de la spectroscopie au dosage de l’hémoglobine (Preyer) l. Lorsqu’on place devant un spectroscope une auge renfermant une solution concentrée de sang, tous les rayons du spectre, sauf les rouges, sont interceptés. Que l’on étende peu à peu la solution, un moment arrive où le vert apparaît. Ce fait acquis, le dosage de l’hémoglobine dans un sang quelconque paraît facile. Il faut au préalable, déterminer, en se servant d’une solution titrée d’hémoglobine pure, quel doit être le titre de cette solution pour que le vert apparaisse. Puis on fait la même recherche avec une solution du sang à examiner, préalablement défibriné. Du volume d’eau employé on peut, par un simple calcul de proportion, déduire la richesse en hémoglobine du sang soumis à l’étude.

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