SAIGNÉES MULTIPLES
Exp. XXXIV. Saignées multiples pratiquées dans un court espace de temps, la dernière mortelle.
Forte chienne de chasse mâtinée, nourrie au laboratoire depuis une quinzaine de jours, poids 21 kilogr. 500.
Le 28 octobre 1880, saignée de 300 c. c. par la fémorale droite ; l’animal ne paraît pas s’en ressentir. Temp. avant, la saignée, 39°, après (1/2 heure) 38°, 6.
Le 29, saignée de 300 c. c. par la même artère. Temp. avant, 39°, après (1/2 heure), 38°, 4.
ÉMISSIONS SANGUINES
Le 30, saignée de 200c. c. par la même artère. Le sang n’a pas encore changé d’aspect ; il coule plus lentement que les jours précédents et à la fin de l’expérience il cesse de couler môme après que la canule a été retirée et que l’artère est béante; le cœur bat très faiblement, la plaie n’est
pas enflammée. Remis sur Exp. XXXIV. pattes, l’animal est un peu
affaibli, mais il marche facilement sans autre gêne que celle que lui cause sa plaie. Temp. après la saignée, 38°, 4.
Le 31 , saignée de 300 c.c.
par la fémorale gauche. Le sang coule facilement; après coagulation il a un aspect couenneux, et le sérum est opalin. Après la saignée, l’animal resteplusabaltuque les jours précédents ; quand on le relève, il se remet sur le flanc.
Le 1er novembre, on introduit de nouveau une canule dans la fémorale gauche.
Le sang, devenu très pâle, coule lentement, presque en
Les signes Jjfavés sur le bois indiquent Us bavant? pendent près de
3 minutes, puis il n’arrive que goutte cà goutte. On obtient ainsi un peu plus de 200cc. Le sang se prend rapidement en une gelée dont la moitié inférieure est rouge, la moitié supérieure presque incolore.
L’artère ne bat plus sensiblement, les battements cardiaques sont sourds, presque indistincts. La respiration est rare, difficile, les muscles sont agités de tremblements
Exp. XXXIV.
Octobre.
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