‹ Leçons sur les myopathies syphilitiquesChapitre 18 sur 19 · TRAITEMENT DES MYOPATHIES SYPHILITIQUES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES MYOPATHIES SYPHILITIQUES

Il ne me reste plus, pour terminer, qu'à vous présenter quelques considérations sur le traitement. Le mercure et l'iodure de potassium étant les deux seuls spécifiques ' contre la vérole, c'est à eux qu'il faut avoir recours. Les myopathies du premier et du second degrés cèdent à l'emploi du mercure seul ; mais il vaut mieux administrer une médication mixte: elle m'a toujours paru beaucoup plus efficace. Les moyens locaux tels que émollients, irritants, résolutifs, frictions avec des pommades mercuriclles et iodurées, applications de bandelettes de Vigo, etc., sont d'utiles adjuvants pour le traitement interne.

On peut donc guérir les myopathies; il y- eft a même qui guérissent toutes seules. Malheureusement on ne les prévient pas; et, ce qui le prouve trop, c'est qu'elles surviennent quelquefois en plein traitement mercuriel et iodur^.

Dans les myopathies gommeuses, il est nécessaire de donner Tiodure de potassium à de très-hautes doses, pour produire une résolution rapide et prévenir les dégénérescences du muscle et les infirmités qu'elles entraînent. Mais on ne réussit pas toujours, même en instituant la médication en temps opportun et à doses convenables. Quelques cas, très-rares il est vrai, sont réfractaires à l'action, de l'iodure de potassium. Dans d'autres, Tétat cachectique l'empêche de développer dans toute sa plénitude ses effets curatifs. Des circonstances aussi contraires ne se présentent qu'exceptionnellement, et la plupart du temps, lorsqu'on a découvert la cause spécifique de la myopathie, et que la lésion n'est pas engagée trop avant dans la régression, on peut la guérir en employant les mêmes remèdes que dans toute autre affection syphilitique.

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