‹ Leçons sur les phénomènes physiques des corps vivantsChapitre 17 sur 24 · ACTION PHYSIOLOGIQUE DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

ACTION PHYSIOLOGIQUE DE LA LUMIÈRE

ajouter qu'il y a un très-grand nombre de parties végétales vertes et qui contiennent une substance analogue à celle des feuilles , qui n'ont aucune action sur l'acide carbonique en présence de la lumière solaire. Il est à désirer que ces expériences soient variées et étendues , afin de bien établir l'influence de l'organisation sur la respiration végétale.

On a parlé , dans ces derniers temps , de l'influence des rayons lumineux sur la germination. Quelques observateurs ont avancé que les rayons violets, ou chimiques, la favorisaient; d'autres ont soutenu le contraire. Cette contradiction est une nouvelle preuve de la nécessité de recourir à des expériences plus exactes. Il n'est pas difficile de découvrir la source de la diflerence des résultats obtenus par les expérimentateurs , puisqu'ils ne s'étaient pas servis des rayons simples du spectre solaire , mais bien de rayons colorés obtenus par le passage de la lumière solaire à travers des verres de différentes couleurs. Or, en général , un rayon solaire qui traverse un verre coloré est bien loin d'être privé de toutes celles des couleurs autres que celle qu'il montre.

Un effet curieux de la lumière sur les végétaux consiste dans la tendance qu'ont certaines racines à l'éviter, d'autres, au contraire, à la rechercher. Les racines de plusieurs plantes de la famille des crucifères sont dans le premier cas ; celles deVallium cepa se trouvent dans le second. D'après Dutrochet , la structure intime de l'écorce des racines est différente suivant qu'elles se dirigent vers la lumière, ou qu'elles s'en éloignent , et c'est de cette différence que résulterait la tendance qu'elles éprouvent à

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se diriger dans un sens ou dans un autre. En général, dans l'écorce des racines des jeunes plantes , les plus gros utricules se trouvent dans les couches médianes de son épaisseur, et vont décroissant de volume tant vers l'intérieur que vers la surface ; mais , dans quelques cas , ce décroissement est moindre pour les couches du dehors ; dans d'autres , au contraire, pour celles du dedans. Par l'effet de la lumière et de la chaleur solaire, la plante transpire, et les utricules abandonnent l'eau qu'ils contenaient. Il en résulte donc que les racines se dirigent vers la lumière , si la couche interne de l'écorce est d'une structure plus dense que l'externe, et que l'effet inverse a lieu , si ce sont les couches externes qui sont douées d'une plus grande densité.

Je vous parlerai, enfin, de l'influence qu'exerce la chaleur sur les corps organisés vivants .

Une température convenable est peut-être la condition essentielle de la vie. La possibilité de vivre est, en effet, comprise dans certaines limites de température au delà desquelles il n'y a pas d'exemples de développement et de conservation de végétaux ou d'animaux. Q,uant à ce mode général d'action de la chaleur, bornons-nous à dire que tous les phénomènes physico-chimiques des corps vivants ne peuvent se produire que dans ces mêmes limites de température, qui sont aussi les limites de la vie des végétaux et des animaux.

Nous savons aujourd'hui que les diverses actions de contact n'ont lieu qu'à une certaine température, et nous ne devons pas oublier que ces actions de contact interviennent dans un très-grand nombre de phénomènes

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