‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 110 sur 119 · niai* Kecacll, Octobre liaç, paf* 9t · texte numérisé non relu

niai* Kecacll, Octobre liaç, paf* 9t

^i5 prisraniers, éuâeflit détenus pour la' troisièfliê fiîis; 29 hommes» a femmes, ensemble '3 1 prisonniers, povr la qoatriéme fois; 5 hommes, 1 femme, ensemble 6 prisonniers, pour la dnqoième fois, 1 homme était détenu poun la septième fois.

Sur les i363 personnes détenues en 1838 à DûsseK dorf% 840 hommes et 18a femmes étaient détenus pour la première fois; ai6 hommes et a 6 femmes pour la seconde fois; 78 hommes et 16 femmes ponr la troisième fois ; 5 femmes pour la quatrième fob.

Sur 70 jeunes prisonniers détenus en i8a6 et 1827 à Francfort-sur-TOder*, 48 garçons et 11 filles doivent être regardés comme améliorés, et ne se sont rendus coupables d'aucun nouveau délit jusqu'en i83o; 9 garçons et a filles seulement commirent des récidives.

Tels sont les principaux documens que nous avons recueillis sur l'état des prisons en Allemagne. Nous n'avons pas craint de les présenter sous cette forme sèche et conèise , qui permet de rassembler dans un cadre étroit un grand nombre de faits saillans. Les écrits de M. Ch. Lucas et les excellentes leçons de M. Julius ont suffisamment préparé le public à apprécier la moralité de tous les renseignemens qui concernent Tétat des prisons, et l'inlérèt qui s'attache aujourd'hui à cette matière est assez grand pour rendre superflu l'emploi des former ordinaires de l'exposition. Nous n'avons recherché d'autre mérite que la richesse des matériaux, et sous ce rapport nous avouons que notre conscience est satisfaite.

I. Julius, Jah-bUcher, Août 1899, pag. So. 3. Même recueil, Mai i830y pag. 379.

Note sur les prisons de Londres et de la contrée

environnante.

PAB LE llilfE.

IL y a déjà long-temps que les homnes d*État de TÀngleterre , affligés par le tableau de raccroissement graduel qui se manifeste dans le nombre des crimes, s'occupent des moyens d*arrèter les progrés du mal, en remontant a $a source. La métropole surtout a été Tobjct de leur sollicitude, quoique, par une contradiction étrange, Taugroentation des crimes y soit beaucoup moindre que dans le reste du royaume. Usant de son droit d'enquête, le pariement a nommé i plusieurs époques , et nommément en 1806, en 1818 et en i8aa, des comités chargés de rechercher les causes de Faccroissement du nombre des accusations et des condamnations dans la ville de Londres et le comté de Middlesex, et Tétat de la police de la métropole et des districts qui s'y joignent Les rapports rendus par ces divers comités étant antérieurs â l'ouvrage de M. le docteur Julius, nous n'avons pas à nous en occuper. Nous ne ferons usage ici que du rapport publié en 1829 par un comité institué Tannée précédente dans le même but '

Parmi les causes auxquelles ce nouveau comité attribue Tacrroissement du nombre des crimes, figurent le mauvais état des prisons de la métropole et de sa banlieue, et la corruption que viennent y puiser les hommes repris par la juslfce pour un premier crime. Afin de juger par lai-même jusqu'à quel point ce soupçon était fondé, il

I. Meffûrtji^m thê aêtett tommitite 9n thê pulUt ofthe M«lror^kif eommmnic0i9é kjr îks commomt f thm lorrft. Lond., 1 S^O*

Bonoia pliuileus sons-comités, chargés et visiter ks pri*

ftoas saiyantes :

Newgate, prison ordinaire (common gaol)^ ponr la ville de Londres et le comté de Middiesex ;

Giltspnr - Street » prison ordinaire et maison de cor* rection ponr la ville de Londres;

Bridewell , maison de correction ponr la ville de Londres;

Gerkenwell, prison ordinaire ponr le comté de IDddlesex;

Cold Bath Fields » maison de correction ponr le comté de Middiesex ;

Tothill Fields» prison ordinaire et maison de correction ponr la ville de '^estmlinster;

Horsemonger-Lane, prison ordiisaire ponr le comté de Snrre y ;

Brixton, maison de correction ponr le comté de Snrrey.

Trente- deux questions forent soumises par les sonscomités au gonyemenr de chacune de ces huit prisons. Cest dans les réponses des gouverneurs » dans les observations dont ils les accompagnèrent , et surtout dans le jugement que chacun des sous-comités porta sur la prison qu'il était chargé de visiter, que nous avons ffûsé les documens qu'on va lire.

Prison de NewgaU.

La dénomination de prison ordinaire {common gaol)^ que nous venons de donner à rétablissement de Newgate, indique assez qu'il n'est destiné à aucun but spécial ; il sert â la fois de maison d'arrêt et de maison de correction ; on y renferme particulièrement les imUvidus condamnés par le lord -maire, la cour des aldennem et les sheriffs de Londres et du comté de Middiesex, sans distinction de condamnations ponr crime (Jêhny) o».

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iê coadamiatiaas pMr insplcs MHs (mitdemeam>rs}i Si <m dirise en prévenus et eondanmés les 36o prisas* ■ien qui se troaraient détems i Newgate Ion de la visite do comité, on obtieat les résoltab suiyans :

HOMIIES.

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