I. Vu; et pi. IV, fis
droit ^ et également éloignées de la muraille qui forme le diamètre. Partagées chacune par une muraille qui traverse toute leur longueur» ces deux ailes servent à loger quatre classes distinctes , dont chacune a sa cour particulièra
Dans l'étage souterrain du h&timent du centre se trouve tme pompe , mise en jeu par les prisonniers et destinée à répandre l'eau dans toutes les parties de l'établissement On a encore placé dans cet étage les bains, la boucherie, les provisions de bois, deux fourneaux ^ servant a réchauffer Tair qui circule dans toute la prison , et à désinfecter par le même moyen les lieux d'aisance ; enfin c'est là que soni! situés la cuisine et les parloirs.
Au rez-de-chaussée du même bâtiment se trouve la porte cochère avec la porte d*entrée ; à sa droite la chambre du concierge, à sa gauche le corps-degarde ; au milieu un escalier en spirale , autour duqud est un corridor où sont pratiquées de petites fentes d'observation qui donnent une inspection sur les ailes et les cours. Dans les bàtimens placés aux ailes , le rez^e-chaussée contient d'abord lé réfec* toire, puis les salles de travail, qui ne sont séparées du réfectoire que par un guichet gr.mi de treillis^
1 . Les tayauz qui rëpaodent Pair réchauffe dans les bitimena
des ailes, passent par la muraille tpd sert à diviser les deux dasses que chaque aile renferme.
olMenraliev Wbile > a reprochék ces saBes d*étr« Irop fcwtct el trop petites pour les quaionss piîsoiH nien tpi j tiairaillent  reztrànicé de chaque aile aom phcta ks lieux d*aiaaace. Les fimètr^ de ces bàdoiciis donnent sur les coun. Un corridor oott«» ym% en pratiqué le long de toute la circonférence de la prison : il sert de passage au guet qui Ait la fonda
An premier étage du bâtiment central sont pkcés le logemoit du directeur, ses chambres à coucher, m aikisine et sa garde-rohe. Dans les h&timens placés maoL aiks , dont le premier étage communique avec le bâtiment du centre, sont les cellules de nuit des geôliers qui , par un porte«-Toix pratiqué dans la nuraiUe, peuvent instruire de ce qui se passe le directeur couché dans une chambre contîguê. Plus kmi umî les cellules ou couchent les prisonniers; les fesses d^aisance se trouvent à l'extrémité du coi^ rider, à Torigine duquel est placé un guichet à trâllîa de fer. Les cellules de nuit, dont sept sont sépaitîes k chaque c6ié des ailes, et par conséquent cinqnâme-eix dans toute Pétendue de la prison, ont ém blindes devant leurs fenêtres ; elles ont 7^ pieds de long sur 6} de larg^ Dans chaque division se trcmve ime cdlule obscure et solitaire pour les prisonmars récalcitrans.
t, StrêmUk rtfort of ihe commtttee ofthe soeitif for thc im* ri •f prUon ditaiplinc, etc; upi^nétx ^ p«|^. 969,
Ah second et dernier étage sont placés, au milieu du bâtiment central , le logement des chapelains , le magasin ou se déposent les objets provenant du travail des condamnés, les provisions de pain, la chambre de Finfirmier et un petit nombre de malades. A Tentour se trouvé, d'un c6té, une salle pour des malades , de Fautre la chapelle destinée aux cultea catholique et réformé, avec un autel au milieu, un cbofessMnnâl et une chaire à chacun des deux côtés. Quatre divisons sont pratiquées dans la chapelle ; elles correspondent aux différentes classes de'ppîsonniers et les empêchent de se voir. Le second étage à^ns les bàtimeas des ailes est orgmiaé environ de la même manière que le premier*
$ur le toit du bâtiment central est suspendue une cloche qui annonce le service divin et sert de signé d'alarme. La corde qui la met en mouvement des^ cend par un tuyau de métal dans la chambre' dvi directeur, et ne peut être tirée que par lui. Une autre cloche, correspondant aux bâtimens des ailes y et suspendue au commencement du corridor dei l'étage supérieur, annonce les heures du travail et des repas ; elle peut être mise en mouvement dant» le corridor d'observation et dans la cuisine,
Des quatre classes que l'éiablissement doit com^ prendre , il n'en existe jusqu'aujourd'hui que trois {criminels y correctionnels j exeepUons).
Cette prison, à laquelle il ne semble plus man*
qaer que qodques treadmiDs , est en activUé depuis le mois d*Oclobre 1826, et a répondu jusqua ce jour à tontes les espérances qu'dle avait feit naître. Si de légers défiiuts loi ont été reprochés , surtout SOQS le rapport de la propreté des cours réservées aux prisonniers, il faut ea voir la cause dans Tabscnoe d'une cour centrale placée entre le b&timent da nûlîeu et ceux des ailes, et pourvue d'un chemin couvert ; et le pénitencier de Genève n'en restera pas moins la première tentative qui ait été iàite, sur le continent européen, pour TappUcation des prindpes de la nouvelle architecture des prisons.
Je viens de vous donner » Mesdeurs , la description des quatre prisons les pltis parfaites qu'ait fait naître le plan poljgonal ou circulaire, en même temps que cdle des trois établissemens les plus simples , et par conséquent les plus fiiciles à imiter, qui aient été construits d'après le pkn rayonnant ou étoile ; et avant d'établir une comparaison entre ces deux systèmes , avant de tirer de cette comparaison les conséquences qui en rejaillissent, )e ne doute pas que déjà, au point où nous en sommes, les grands avantages du dernier système naient fait pencher votre jugement en sa fiiveur. Ce motif m'enpge à ne pas m arrêter long- temps sur une comparaison qui est déjà établie dans votre esprit, et à voos exposer en peu de mots les causes siu* les-
quelles 8e fende ma préférence, qui a encore pour elle Texpénence des sociétés instituées dans la Grande-Bretagne pour Famélioration des prisons. < Il est d'une évidence tout-à^fait mathématique, que dans le système circulaire la distance entre les kâtimens où logent les prisonniers et le bâtiment du centre (distance qui est de cent cinquante pieds à Brixton), doit être beaucoup plus grande que dans un bâtiment rayonnant , destiné à renfermer tm nombre égal de prisonniers. De là résulte, pour les employés de la priscm , l'impossibilité de sur* veiller les salles de travail et les cellules de jour et d^ nuit des détenus, sans laisser d'avance aperce* voir leur approche à ceux qu'ils se proposent de surprendre. De cette manièi^ on se prive de deux avantages; celui de soumettre les détenus à une surveillance invisible de tous les instans, et celui de pénétrer au milieu d'eux sans qu ils en soient prévenus. Un autre inconvénient presque inévitable avec des bâtimens circulaires ou polygonaux, dis* posés de manière à ne former qu'un seul corps,
I. i^ixf A report ^ihê commutée o/the soeiety/or the imprùr vanent <^f fwiêom discipUne, etc.» pag. 44; appmdùt , ptf. 3i et 64* Memarks^ pag. 27, 34 tX §aW. Sixtk report ofshe iÊêto*^ dation Jor the improuement of pruoru and of prison disciplina in irelandf etc., pag. 16. Seventh report of the commiltea of the Bocietyfor the improvemenJt of prison discipline^ etc., p. if^
c*est la fiiôUié qu'on donne par ce moyen aux di^ ierentes classes de prisonniers d'établir entre elles des conununicationa , soit par le moyen des cours doni cbacone est contigoê à deux places qui ont la même destination , soit par les fenêtres des cd- Inles, qui ne sont pas même |Jacées en ligue droite , mais en forme de circonftrence. De plus, les cours ifkt le système circulaire enferme de trois côtés par des murailles , sont bien moins exposées à la circulation d'un air libre et à Faction du soleil que dans le système rayonnant ^ où elles ne sont fermées que de deux c6téSi Enfin, les bàtimens des prisonniers, dont la disposition circulaire empêche les employés de la prison de porter leurs regards jusqu'à la mu* faiUe d'cDoeinte, servent, et l'expérience en a donné pfais d*iuie preuve , à ficiliter aux condamnés l'ef^ fiactioa <f un mur, et en général à masquer toutes les tentatives et tous les préparatifs d'évasion, qu'ils ne peuvent entreprendre que d'une manière très* vesircuiie, et avec beaucoup plus de danger, dans le système rayonnant
A tous les avantages qu'offre ce système au sens de la vue, dont l'exercice est encore fiicilité par réiévation du b&timent central, il fiiut jomdre les avantages qu'il garandt à l'ouïe. Non -seulement les sons se portent vers le point central avec plus de ficiliié que dans le système circulaire ; résultat qo*on peitt encore augmenter par des tuyaux pai^
tant des corridors , et se terminant avec une large embouchure dans les cellules des geôliers ; mais le système circulaire a encore l'inconvénient de permettre aux prisonniers de se parler et de se com* munîquer des nouvelles par des sons légers , qui , filant le long des murailles, sont très -facilement compris de ceux à qui ils s'adressent, tandis qu'ils échappent aux oreilles de l'inspecteur placé au centre ou s'approchant par la cour ouverte.
Ainsi, des six conditions auxquelles est attachée la bonté d'une prison , les quatre premières , c'està-dire la sûreté, la salubrité, la surveillance et la classification sont remplies d'une manière incontes-» tablement plus parfaite par le système rayonnant que par le système circulaire; et les deux dernières, le travail et l'instruction , sont elles-mêmes plus favori-^ sées par le premier de ces plans que par le second. *
1. NoTi DU TftADocT. Un «otre «iranUge dn plan rayoïinaiit •ar le plan drculaire on polygonal, rësolte de la facilité qna le premier donne an directeur et ans antres surreiUans, d'ctitendit ce qui le dit ou se fait paftni les prisonniers. C*est ce qu^obsenre avec justesse un journal italien, dans un article qui montre nne parfaite connaissance de la mstière. jintoloçîét di Firenze^ n.* io3^ Firenze^ 1S39, pdf. 61. Di pîà, im una careert di reforma do¥e Vordine e il siUnzio eoêtituiêcono unm delU regoU ettenziaU , de^eti invigiiore non soUtmmU eogii ocehi y ma moho aneora con gli mrtechi : ora egli è ptr t€ sttsso évidente quant o il sistema raggiante favorisca la trasmiitione de^ Muoni ait orecchio del direttore-
' SoiB le rapport dé radministration , la distribua lion des alîmem ei du travail j etc. , ainsi que le dé* blaî des umnoadices et autres choses, et surtout la visite de la chapelle, sont infiniment plus faciles^ moins dangereux et moins pénibles dans les prisons conslniites d après le plan rayonnant. Il est Trai que , d*un autre côié , le passage fréquent d'un hâiiment à un autre, dans ce système, rend plus difficile la visite de tout rétablissement à la fois que dans le système circulaire ou polygonal, où tous les bàtimens se succèdent et forment un tout continu.
Ainsi , sous ce rapport , les avantages seraient moins grands que dans le système circulaire, ou tout au moins ils se compenseraient de part et <f autre
Enfin, le système rayonnant, lorsqu'il n'est pas appliqué a une prison qui, conune celle de Genève, est construite sur remplacement trop resserré d'un bastion , fournit im moyen facife d'agrandir l'établis^ sèment au besoin , en prolongeant les ailes dans le sens <le la muraille d'enceinte ; ressource tout*a4ait impossible avec la forme circulaire , qui reçoit dès fong^ne une étendue déterminée et immuable On peut aussi, comme le système rayonnant établit une <fi%ision bien plus marquée entre les différentes classa* loger dès le principe des prisonniers dans laile qui a été construite la première,, et les employer,