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comme Favait déjà conseillé le docteur PothergUl, à la construction du reste de la prison. Ce genre d'économie est beaucoup moins facile à obtenir avec le plan circulaire , à moins qu'on ne veuille , comme à Milbank et à Kirkdale , adopter un système dont les inconvéniens sont bien plus grands encore , en construisant , les unes à côté des autres , plusieurs prisons comprises dans la même enceinte , dont le directeur est alors obligé de s'abandonner entièrement au zèle de ses employés subalternes*
Toutes ces considérations réunies font sendr Jusqu'à l'évidence la grande et incontestable supirioriU de la forme étoilée sur Ja forme circulaire. Ce n'est guère que dans de petites prisons , comme par exemple le château de Lancaster S qu'on pourra employer légèrement et sans danger cette dernière forme. Comme dans ce cas les fenêtres intérieures des bàtimcns où logent les condamnés ne sont éloignées que de quinze pieds du bâtiment central, on peut fiM^ilement, en ouvrant les fenêtres de ce dernier^ parler aux prisonniers sans les obliger à quiuer leurs places. Et néanmoins ime petite prison à forme rayonnante, comme celle de York^ qui contient trente-six détenus, présente des avantages tout aosà grands sous le rapport de la salubrité et de la sûreté.
Mais Tun ei fautre plan méritent d'être préférés au fysième invaté et adopté exclusivement en Amérique, qu'on s étonne de voir encore conservé de nos jours dans ce piys. Je ne sais lui donner de mciDeQr nom que celui de plan à boite , plan envboilé la prison d'Aubum dans l*État de New-Tork, donc Taile septentrionale a été construite en 1820 daprès ce système, et qui est encore aujourdliui considérée par les Américains comme un chefd*cravre de construction ' , forme avec ses murailles extérieures y dont Fépaisseur est de neuf pieds >, un rectangle de deux cent six pieds de long, sut* qturanie-stx de large. Bans ces murailles est pratiquée une rangée de fenêtres de quatre pieds de long sur quatre de large, et au-dessus d'elles deux rangées de fenêtres de six' pieds de haut sur quatre d/e large. EDcs sont pourvues de carreaux de verre et de fortes grilles de fer. Dans Fenceinte de la boue extérieure, fermée par ces quatre murailles et le toit qui les recouvre, se trouve, à dix pas de distance, la prison proprement dite, dont les quatre murailles, formant la bohe intérieure, ont deux pieds d'épaisseur '. Elle se compose de deux rangs de cellules 4,
I- Fini mmmumi report ofîk» homrd ofmammftrg afthm prison 4t9€ipitm0 4#«<c(f. Boêiont el«., paf. $7. 1. Vojtt pi. IV, ûg. S»
î. ITojts pL IV, Sg. 7. 4' Vo|ti pL lYp fi|. 6.
séparées eBtre elles par un mur mitoyen de deux pieds de largeur; chaque étage en contient cent onze, et le bâtiment entier, qui est destiné à loger quatre cent& prisonniers, contient cinq cent cinquante-cinq cellules. L'entrée dans les cellules se &it par la cour du milieu; au rez-de-chaussée , par des portes donnant sur cette cour ; et aux quatre étages iBupérieurs , par des galeries de bois de trois pieds de large, ouvertes de tous côtés et suivant toute la longueur du mur; on y monte par des escaliers placés aux angles. Les cellules, dont les murs de séparation ont un pied d'épaisseur, ont sept pieds de long sur trois pieds et demi de large et sept de hauteur. La partie supérieure de la porte qui, pour empêcher les communications avec le dehors, s'enchâsse à l'extrémité intérieure de la muraille , consiste en une grille de fer de dix-huit pouces de large sur vingt pouces de haut, dont les ouvertures, trop petites pour laisser passer une main d'homme, servent à transmettre de la cour du centre aux cellules l'air, la lumière et la chaleur. On a placé à cet effet dans les cours cinq fourneaux , ainsi que six grandes lampes et douze petites. Des ventilateurs de trois pouces de large s'élèvent du mur extérieur des cellules sur le toit Deux sentinelles marchent continuellement de long en large dans la cour du milieu, et sont en état d'entendre les entretienjs, même à voix basse , qui pourraient avoir lieu dans les cellules d'en haut
Si Pon consîdire de près ce plan si vaniè, en emmnant de quelle manière ii remplit chacune des six conditions d'une bonne prison , on n'est pas long-temps k en reconnaître toute la défectuosité. Quant à la sûreté, la muraille qui forme b partie postérieure des cdlules, et les cloisons d'un pied de large qui les séparent entre elles, semblent bien insuffisantes pour empêcher toutes les communications , au moins cdles auxqudles pourrait donner lieo le langage que les prisonniers se créent entre eux en frappant contre la muraille. Mais on trouvera bien plus grands encore les défauts relatifs à la salnbiitè, si Pon songe que les cellules ne contiennent que cent soixante-onze pieds cubes dair^ ei qoe cet air lui-même ne leur vient pas de première main » puisque la cour emboitt^, d'où elles le tirent, ne le reçoit dle-mème que par les fenêtres pratiquées dans la muraille d*enceînte. On peut en dire atitant de h quantité de calorique et de lumière qm leur est répartie. Quant à la surveillance» et mirtout & une surveillance invisible, il ne faut pas y penser, dans les instans où les geôliers ne font pu la ronde sur les galeries ; elle devient toutà-fiût nnlk pour les salles de travail , les réfectoires et ka cours destinées à la promenade Enfin , il dut mettre en ligne de compte les inconvéniens que pféacnie le rassemblement simultané d*un aussi grand nombre de prisonniers dans des galeries
étroites , aux heures où ila se rendent à l'ouvrage, au repas ou à la promenade, et la grande confiance ^'on est obligé de placer dans les sentinelles, comme aussi la confiance qu'a besoin de témoigner à js^s employés subalternes le directeur de h. prison , ^ui de son logement ne peut exercer aucune espèce de surveillance personnelle.
On voit avec peine la &veur dont jouit encore aujourd'hui en Amérique le plan à boue; £àveur telle que l'État de New-York a décidé tout récemment l'érection d'une prison semblable à Sing*$ing sur les bords de l'Hudson, ainsi que l'État de Ma«sach^setts à Gbarlestown (Middlesex), et l'État de Connecticutà Weathersfield. Mais, d*un autre côté, la Pensylvanie a, comme nous l'avons déjà remarqué I adopté la forme rayonnante poyr la nouvelle maison pénitentiaire qu'elle a fait construire à Phibdelphie.
Pour ajouter, en terminant, quelques mots sur la partie extérieure où est placée l'entrée de la prison , il faut, je ne dis pas seulement par un motif d'économie toujours désirable, mais même d'après les principes de toute architecture,, qu'elle porte avec elle le caractère de l'établissement auquel elle est destinée. Ferme, solide, dm*able, mais aussi, comme la déjà remarqué Howard ^ , nullement " I , ' ■ ■ ■ ■ Il
«ttrajamie, dk doit plutAi préMncer un aspect aériens t «ombre et repouMant; car lee eflfbits in&iigaUcs de la philanthropie pour l'amélioratioii des prisons et de leurs habitans, ne peuvent que trop souvent fidre prélïrer avec raison aux criminels le séjoor de la prison à Tirrégularité et aux privations de leur vie habitneUe » et il serait impossible de calculer las oonséqoeDoes d'iue tdle opinion, si Taspect «ztérienr de la prison venait encore la confinncr.