SOMMAIRE
Exposition des moyens d'amélioration. Mojens exlciieu^. Macliibe à fouler {treadmiil). Histoire, description, utilité èt'inconTiniens dé cette instttation. Elle est soumise i sept ..«ondilÎDiu.. Cas oonditioiis une filU -«tm^es , «elie De présente plus §ncitn 4u^f^- Trepdwii perfeotionaédeHase. Silence à imposer aux copdaninjés. Gradatioins de ce silence, appliquées aux différentes classés. Solitude des condamnés. Manière de la combiner arec le travail. Interdiction des visites. Moyens intérieurs. Instruction. Ecole. Solennité de la réception et solennité plus grande encore de Télargissement. Classification. Classe d'^épreuTe. Qasse de garantie. Classe d*amélioration. Maisons pénitentiaires.
Nous sommes arrivés , Messieurs , à cette partie du cours , dans laquelle je me propose de décrire ce qui forme le point le plus caractéristique, et pour ainsi dire le noyau de tout le système des prisons. Ici je marche sans* devanciers , et le petit nombre de moyens que j exposerai n'ont jamais été réunis en faisceaux et soumis à des principes certains : TAngleterre elle-même ne s*est pas encore élevée au-delà de leur application pratique.
Je veux parler des institutions qui ont pour objet l'amélioration morale de chaque criminel en paiticulier : institutions qu un grand nombre de personnes regardent peut-être comme inutiles, mais qui, dussent-elles n'atteindre mie d'une manière par-
tielle et sur un petit nombre dlndmdus le but élevé qu^elles se proposent , en relevant l'homme tombé et en sauvant la partie la plus noble, la partie impérissable de son être, mériteraient encore d'être un objet de re^iect et dHmitation. Pénétré de La difficollé de la tâche que j'entreprends , c'est ici surtout <pt j*ai besoin de réclamer votre indulgence , parce que les institutions dont je vais parler, fût-il même possible de les c|écrire d'une manière complète , du moment qu elles sont revêtues de la forme de la parole ou du style , ne sont plus qu'une dépouille inanimée, et cherchant à retrouver l'esprit qui autrefois la viviBait : esprit qui ne se révèle que dans ses effets et dans ses œuvres , et se mani* Ifeite rarement a celui qui se contente de visiter ces établiasemens; esprit que j'ose espérer de rencontrer en vous, parce qu'alors seulement il pourra et devra animer d'une vie rédle, profonde et active le tableau que je vais vous tracer.
Lassant de côte les moyens exposés dans les Leçons précédentes , moyens qui en somme influent élément sur ramélioration des condamnés, mais s'appliquent plus directement à leur position exté* Heure , et passant à ceux qui s adressent à l'indivis* dualité particulière de chaque prisonnier, je dois faire observer avant tout que ces institutions varient csirêmenient suivant b nature des crimes , comme aum suivant l'organisation des prisons dans Ies«
queUes on les introduit Cette variéié se rencontre particulièrement en Angleterre. Dans les trois pé* nitenciers qui y sont établis aujourd'hui, à Glou* cester, à Londres et à Dublin, et dont les plus remarquables sont les deux derniers, que j'ai visités moi-même lorsque leur fondation était encore r^ cente, on a introduit une organisation entièrement difiërente de celle des autres prisons où Tamâiora* tion s'est également fiât sentir. La plupart des avan* lages de l'organisatidn des pénitenciers pourraient sans inconvénient être transportés dans les prisons proprement dites de T Allemagne , de sorte que, pour un état tel que la monarchie prussienne^ il suflirait^ en améliorant Fétat des autres prisons, de fonder deux établissemens pénitentiaires, Fun pour les provinces de Test , l'autre pour celles de l'ouest.
Nous avons distingué plus haut cinq espèces de prisons : les maisons de détention , les maisons de force, les prisons proprement dites, les pénitenciers et les travaux publics. Quant aux maisons de détention et aux travaux publics, il ne saurait y Atre question d'une organisation qui se proposerait pour but de ses efforts la régénération individuelle de chaque prisonnier; les pénitenciers d'ailleurs s&» ront. toujours en très*petit nombi*e; de sorte qu'en définitive la question de ramélioration des prisons s'adresse surtout aux prisons proprement dites et aux maisons de force : dans les premières, elle con«
œmerait tous ki prisonniers; dans lo secondes, crax qm sont condamnés poor six mois au moins. Ceux dont la peine serait de plas courte durée ^ ne pourtaicm que gêner et entraver les ressorts de Tordra teUî : aussi on les répartirait plutôt dan^ les maisops de travail et de détention. >
Im mojCBs de punition, de récompense ou de correction du détenu ont pour but principal, ou son imfividualitié intérieure ou son iodividudité extérieure, quoique aoctm de ces moyens ne puisse agir entièrement sur Tune de ces deux parties de Tèlre humain, sans exercer en même temps son influence sur Vautre. En exposant les uns et les autres, ]jt les choisirai parmi les mesures employées dans Jes pénitenciers et suscepdUes d'être introduites dans les antres prisons, de manière a fake de ces dernières ime trmsition qui puisse conduire aux
Les moyens dont le système des prisons établi en Anf^etarre ikit usage pour agir sur l'individualité exiérieore des prisonmets , sont les suivans :
I. ZcUcr ctail donlpé |Mr la mène îAéc, lortipiHl disait ^•t le* mcQWorM pritoni at cottveaaiettt ai aox d^iu les fà^m ii^n si «vs d^Uu les plat grave»; le» prifonalen qal •et €M9mmU \m premftet» se retlesi pat «Mes los|-temps soiunis ■■ r^iflM d« la priâoD pour poevoir es ressentir Fiiiflnesce; CMS qsl osi ooaimi» les aulrc», se sont pas pnoîs en raisos deicmr crisic et eoot raremeiit améliores. Zcttitt on^r. tM,