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Mak si DOa$ consultons le rapport dressé nn ^é cflioinme plos lard, en 1823, par le comité d'une soctétë étsÂfie à New-TorlS >ur les causes de la décadence du système pénitentiaire dans ce pays, nous y troureroM les fiiia suinns, <|ni sont pour TEurope un avertissement salotaire»
Les dé&uts des pénitenciers américains, et par conséquent les causes qui rendirent illusoire les espérances conçues k Vonfpne de ce système et ac« complies en réalité dans les premières années de son edsience, furent:
1 * Les vices dans la construction des prisons. Les chambres des détenus étaient généralement trop grandes, et aucune prison n'offrait, par sa distri*» iNiiJOn, les moyens d'empêcher les communications continuelles qui s'établissaient entre les détenus , ou de les diviser en classes, et de maintenir oette division.
a.* Le déftnt de dasiificatioa la seule séparation établie dans les prisons américaines était celle des seses. Le but principal auquel on subordonnait tous les autres , consistait k rendre le iroPoU aussi prvJuettf que paasiUe^ sans prévoir, comme le r^ marque judicietisment le comité, qu'un tel prin-
I. Hepûrt pf m €pmmiU€ê on thé ft^nitémtUirjr tjntêm im lA# VmêUJ Suit» , prtpÊted under m rêsoiution of the soeiêijr Jor tAê r^t¥aaion •/ ^rnupêrUm^ im ikm ûitjr of HêwTofki Ifew^
cipe causerait bientôt la ruine de tout le système.
3.^ Le manque d*espace. Ce défaut , qui eût détruit toute classification si elle avait existé , a entraîné avec lui un autre mal plus grand encore : c'est
4.^ La trop grande facilité avec laquelle furent accordées les recommandations pour faire obtenir aux détenus leur grâce, et le grand nombre de grâces qui furent effectivement distribuées dans le seul but de gagner de la place pour de nouveaux détenus.
6.^ L'économie excessive qu'on mit dans la nour-* riture des prisonniers par suite de cette tendance peu généreuse, qui, comme nous l'avons dit, fit adopter , au lieu du travail le plus utile au détenu , celui qui procurait le plus de profit à l'administration.
6.^ L'absence d'une école pour les jeunes ciiminek, et de l'instruction religieuse et morale pour tous. En Amérique aussi, et particulièrement à New- York, la ville la plus peuplée du Nouveau-Monde, on se plaint de l'ignorance et des dispositions vicieuses auxquelles est abandonnée la jeunesse, et du nombre toujours croissant de jeunes criminels condamnés à un emprisonnement de plusieurs années.
7.*" Les changemens trop fréquens dans le personnel des fonctionnaires ^ , occasionés par les vic-
1 . Voyez sur ce point Fouvrage de M. William Roscoe , iDtt> tulé : A briefstatement ofthe causes whick haie Ud to the aban--
toires ou le» dèfidies successives des divers parus poKtiqocs.
Toaies ces csoses ont engendré des résultats qui sont caractérisés de k manière suivante dans un ni|^rt publié en i8a3 , sur le projet d établir un pémieDcier particulier pour les jeunes criminels. ^
m On connaît si généralement Finfluence perver- « lissante de plusieurs de ces établissemens qu'on m appelle pénitenciers ; il existe , au détriment des c détenus, une différence si énorme entre l'état de c leur moralité à Imstant où ils y entrent , et les m «fispoflitions qu'ils en rapportent; ils y apprennent « ù bien les moyens les plus adroiu d'enlever la c propriété d*autrui ; enfin , il est si rare d'aperce- « voir chez ceux qui en sortent le moindre signe ., d'amélioration, que ces lieux ont été qualifiés n avec raison déco/es et de collèges du crime \ La « somme des maux qu'a causés l'organisation vi« « dcQse des prisons de notre ville et de notre Ém
o/thm eêUbrmîtd t^Mtem of penilenUary disdpUne in êome fr9^m€4t oftké United Stateê ofjimerien. lÀverpo^l^ 1S97.
I . iî^p^n of m eommiite9 nppointtd hy thû tocië^ for f A« pfwv^mâicn of pmnperUm f>i iA« €itjr of Kfew Vorkf on ihe oMpo^ dttmejr ofêroeting mm inttituiion for ik* reformnîion ofjmt^oniU Mim^menfê, Arw York, 189 3, paç. 5 €t ftuW.
s L'a boamt d*yiit raUon forte qui, avant d*étr« condamoéi a tait «éc« ptmiaol dis aov^ea daoa la société dat maUaiiaorty d«cU«a q«« les cinq prtmicn jours quil avait païa^a tn ptiao« laé es avaient appris plus qu'il a*tn savait auparavant. Fin%
c eftt tdleinefit grande, et les jeunes. gens y sont c initiés d'une manière si générale dans les.secrels c du crime, que d après l'opinion de beaucoup K d'hommes éclairés il est douteux û le système g actuel » avec tout l'attirail de frais qu'il eatraiBey « et toute la douceur et k moralité apparente du n traitement auquel il soumet les condamnés, n'est « pas encore plus dangereux pour la sûreté puUic que que la simple détention des Coques anté- « Heures , avec ses châtimens corpords , sa baston- « nade publique , ses carcans , etc. ^
Mais ces idées désespérantes ne sont, pas partagées par les éditeurs du rapport, qui s'appuieni sur le petit nombre d'expériences qu'on a faites dans les prisons américaines où Taccumulation n'est pas trop grande» ainsi que dans celles de l'Angleterre et du reste de l'Europe. Une opinion plus remarquable encore est émise par les auteurs du premier rapjK>rt que nous avons cité , relatif aux causes de la
mnnunl report àfthe hùard o/mamiçérs ûf tkg prison diêoipUhm sosUtjr. Boston, eic, f»aç, 16.
Un membre de la tocicté anglaise des prisons qui , dans Ton de ses voyages, irisicafk, en 169 3, la prison de Friboorg en firisgan, Toyaat que cet ëtakUseement manqoeit tpuleneni de classification , fit obsermer à son guide qn^il devait être pour les délcnns une école de crime : «Non, lui répondit ce dernier, 4c o^est encore pis^ c^est ici IHinÎTersilc du criaie pour le per* h leetionner. * Sixth report of the eommittee oftke societjr for lAe improvemmnt 9t/ prison discipline , ste,'j4pp€ttdixtf^' ^Sv^
déeadenee des péniiencierft américainâ : leurs paroles émmcmit un tài qui, pour nous aussi, est de la plus faonie importtfice
Dam Pe$paeê de irenié ans il n^a pas M recueilb ans ssmlê sinanskmce^ on n^a pas relevé un seul êifasâ fui soit capable ek nous cohvainere que le syslkm piniÊsntiain ne paisse pas satisfaire à ioÊdss les espéraaees qu^U a fait concevoir lors de son origine.
Après nous être arrêté sur celte objection , qui aous a scrn k consuter encore davantage luttlité du ^ysième pénitentiaire, nous avons à parler de eMBL qu seuls peuvent donner la vie aux meilleurs ré^Umens , sus meilicures lois sur la discipline des o'eil*à->dire des hommes chargés de les a evécttiaon. La premier et le plus important d*CDirt eux est le directeur : il est responsable enven l'État des résultats de son administration. Cesi avee râîion que le comité de la 'société des prisons de Dublin a dit, en parlant de la sphèrer cTactiviié de ce fonctionnaire : « Nous devons observer qu'une prison a beau posséder tous les avanugss d'un site fiivorable, un extérieur capable d^inapîrsr du respect, d'excellentes ressources pour établir une classification rigoureuse et pour obtenir tme foule d autres résultats : elle peut moins encore être une école de perfection* pour toute espèce de vice Sans la vig^
d*iine surveillance régulière , tpaâ et vivifie les efforts d'un inspecteur zélé pur le gouvernement ; sans un directeur à la Ibis ièrme el humain , qui soit pour les employés subalternes le modèle de la modération et de f exactitude , et sans une directrice habile pour les fiunmes détenue», tous les efforts pour améliorer le régime des prisons ne pourront man-. <|uer d'échouer. Souvent , sous une direction idle qat nous venons de la décrire, des établissemens d'ailleurs mal Mtués présentent une régularité et une propreté extérieure qu'on cherdierait en vain dans les prisons les plus favorisées de la na* ture et de Fart, lorsque le système de surveillance j est mal organisé , que les inspecteurs j sont rampans ou incapables, et que le directeur est un de ces hommes qui songent trop à leurs pkisirs ^ ou sont, par leur incapacité naturelle, leurs halnr tudes de désordre ou d'intempérance, tout-4-&it hors d'état d'exercer une influence quelconque sur le caractère des autres hommes. Mais il n'en reste pas moins vrai que là où une architecture sagement conçue vient se réunir avec une bonne direction , on est en droit d'espérer tous les avan* tages qu'a eus en vue l'esprit éclairé et pbilanthropique de nos législateurs. ^ *