S€yenth report o/tkê au^ùmlianfcr thê impro^êmau aj
n est dît avec la même vérité dans les rapports rendus au parlement par les inspecteurs généraux des prisons d'Irlande :
« Les fonctions des directeurs de prisons devien- « nent de jour en jour plus importantes et plus c respectables ; un tel résultat est naturel. Leur pom sttioo sodale commande la considération ; la na^ « tore des intérêts auxquels ils sont chargés de veil- « 1er la rend diflScile et pleine de responsabilité. Le m gouremement a placé en eux une confiance parc tîcuUère, et Taccomplissement sincère de leurs m dcToirs leur donne droit à Testirae et à la recon- « mdssance de toute la nation. La sûreté de la priée son est le premier, mais non le seul soin qui doit m les occuper. Ils doivent aussi marcher vers un « IniC mord, et de leurs eflbrts pour latteindre c dépend le bien-être de la société et le salut des m êtres les plus malheureux de l'espèce humaine. m Lear conduite habituelle consiste à faire usage de c leur force, à encourager les dociles, h surveiller c les récalcitrans. Ici comme dans toutes leurs au- « très fonctions , leurs réglemens devront être imm partiaux , leur contenance calme , et leur amour c de la )uslice évident h .tous les regards. Leur posi- « non est, il est vrai, entièrement distincte de celle
priêMkê mttd cf priton dit ci f Une in IrtX^nd^far iSa6. DuUin, aSs6, fêg. 9 et mW.
«c de raumdnier; mais s'il n'est pas dans leurs attri- « butions de veiller à raccomplissement des devoirs a reUgieux, il est absolument nécessaire qu'ils en ^ sentent toute l'importance , qu'ils en ^ appuient „ l'observation de leur autorité , et qu'ils la recom- <r mandent aux autres par leur propre exemple. Il a faut qu'en remplissant leurs fonctions , ils mon- « trent non-seulement un caractère ferme et un jute gement sain, mais encore des intentions bience veillantes et un cœur pénétré de l'esprit du chris- K tianisme. ^ ^
Des directeurs tels qu'ils viennent d'être dépeints, à la fois fermes et humains dans l'accompUssement de leur mission , connaissant par&itement tous les replis du cdeur humain, non -seulement tel qu'il s'est développé chez les homm03 accoutumés à la vie délicate des classes supérieures, mais encore ttel qu'il a été façonné par la misère et les privations auxquelles sont en proie les classes inférieur» , des hommes de ce genre ne se rencontrent pas facilement : la position sociale qui, par ses antécédens et par les autres genres de capacité qu'elle possède, oflriraît le plus de choix pour les trouver, serait,
1 . Report of the intpeotors gênerai on the state ofthe gaols , etc. y ofireland; ordertd, bjr the house ofcommons, to he printedf 6 Mai iSai}. Ce rapport est cité dans le Sixth report of the soeieljr for the improvement of prUon discipline y etc. J^ppendixf pag. 20S.
à aoure avis, celle des officiers retraités d'un rang supérieur, surtout en Prusse, où les personnages appartenant à ceue classe sont placés à un aussi baiit degté de développement moral et intellectuel A celte occasion j'avoue avec plaisir que c'est elle qui a fourni à l'Angleterre le meilleur directeur des prisons dont elle puisse se glorifier, le major Bowaa , de Dublin , officier qui , forcé de quitter le service par suite d*un coup de feu qu'il a reçu à la jambe , a su donner au grand pénitencier de cette ville {Rkhmond penitentiary) , malgré toutes les dèfiBcmoeités de sa construction , une administration supérieure à celle de toutes les autres prisons des trois royaumes. ^
Après le direoleur, dont les fonctions embrassent tous las divers poinu de vue du ré^me des prisons, \ieooent deux autres fonctionnaires non moins importaos, qui assument une haute responsabilité pour le bicB-écre intellectuel et physique du prisonnier, M pour lui donner les moyens d'améliorer son sorL Le prenier est ïauwduUr dont nous avons déjà décric la mission : il est le confident, le conseil et le g^ide des malheiureux qu'il s'agît de détourner cbsonnais du sentier du vice. Le second est Vinslir lnlofT, personnage qu'on ne saurait, sans commettre
I Lm aajoc» Palacr et Woodword , inipeeUart génjraa* J«« ^fWoA» ém rifUDde, que noat «Tout également e« Torca SAua 4* céicr avec âofte« toai eoiri dee oakiefs à de^l^eoMe. .
une grave erreur, regarder et traiter comme secoiK daire dans le régime des prisons.
ff Sa véritable mission a pour but de rendre une ^ vie nouvelle à ces étincelles de piété et de croyance ^ religieuse qui ne sont presque jamais entièremeai ^ éteintes j d'adoucir la dureté du cceur du coupaa ble, triste effet du vice, souvent aussi du malbeor ^ et de l'abandon , de lui ouvrir les yeux sur la pro- ^ fondeur du précipice dans lequel il s'est jeté, de iK lui montrer le droit chemin , de purifier son cœur a par le repentir en le fortifiant par l'espérance, et K de lui faire connaître ses propres forces , dont il s'est ic trop empressé de désespérer. On le voit : ce n'est (( pas une tâche légère qu'on exige de rinstituteur, fn ou plutôt qu'il s'impose lui-même; car qui vou- V drait conseiller à un homme qui ne serait pas (( ^nimé.et fortifié par un esprit supérieur, de se ir charger d'un tel emploi? Du matin jusqu'au soir, (( le dimanche comme les autres jours, être assu- K jetti à un travail qui affecte la tête, le cœur et « le corps , au milieu de ia lie de là nation : qui ce voudra entreprendre une tâche semblable ? Cepen* « dant quand on sait quels ont été les magnanimes c efforts de ces pieux chrétiens , hommes et femmes , (( qui se sont voués à l'éducation des prisonniers « en Amérique et en Angleterre, quoiqu'ils n'eussent (( pas à attendre de récompei^se terrestre, que leur « fortune leur eût d'ailleurs rendue inutile, on peut
e^rer que parmi la classe Uen plus nombreuse des hommes peu fortunés, il s*en trouvera qui consacreront avec la même ardeur leur esprit, leur cœur et leur talent à ces nobles soins auxqueb fÉtac les aura lui-même appelés. Celui-là seulement qui connaît les vrais chrétiens , sait combien Tidée d'être le eoopémteur de Jésus- Christ , Tami des pécheurs , adoucit les travaux les plus durs ; celui qui connaît le cœur humain sait aussi comlnen la considération des hommes au cœur élevé, et Fidée qu'on s'en est rendu digne, donnent des forces et du courage. Semblable à un mëdeôn qu'encourage et que soutient l'espérance de guénr une maladie grave, il trouvera un intérêt loujouri renaissant dans les dispositions changeantes de ses diens; l'amoui' et l'attachement qu'ils lui témoigneront en retour de lamitié et des soins bienfàisans qu'il aura eus pour ces malhmireux » tandis que les autres fonctionnaires ne se font connaître à eux que par une justice sévère, seront pour lui tm nouvel encouragement Qu'un gouvernement sage doive protéger un tel homme contre la détresse ; qu'après de longs et fatigans aernces il doive lui assigner un poste plus tranquille et lui acDCorder des distinctions honorables, c'est une chose qui nous parait é\ idente. * *
%* Z«iAS», QfTftftciUt pag. 53, $9 ci«ttiv.
iês
Après rhomme chargé d*ens€tgner aux déieous les ventes de la religloii et de la mosale , en même temps que les arts du chant, de la lecture, de récriture et du calcul , vieimeiit se placer les chefs d^a- UUerj doot la mission consiste à leur apprendre les diflërens métiers en usage dans la prison ; et enfin , au dernier anneau de la chdne qui environne le directeur, centre commun de tout l'établissement ^ se trouye le médecin^ dont les fonctions ont été décrites plus haut , tom. I."^, pag. 38o et suiv.
Il s'agit de savoir si tous ces fonctionnaires réunis , en employant la plus grande activité et les plus grands soins dont ils sont capables , seront en état d'opérer l'amélioration des criminels , qui , avec le châtiment du crime, forme le but de la prison. Je ne chercherai pas à me donner le mérite de résoudre ce problème à l'aide des idées qui dooiinent aujourd'hui dans certains pays, et )e m'appuierai avec plaisir sur un témoignage provenant d'une autre époque , dont les opinions sont en dissidence avec celles de la nètre sur beaucoup de points principaux. Je laisserai parler un homme dont vous ne récuserez pas la compétence en cette matière , d'autant {dus que la Prusse le revendique comme ayant occupé un des rangs les plus importans de son administration. Je veux parler de M. d'Ârnim , de son vivant ministre de la justice, auteur des célèbres Considérations sur les crimes et les peines. Je Ûre
A fonvrage de œl habile publîciste les passage» ravanst qiû serviront dmterprèlcs à mes propres idées.
« n n*est pas besoin de démontrer que ni les au* tentés supérieures ni les assemblées provinciales des diverses localités, ne peuvent exercer avec sQcoès une surveillance immédiale sur la manière dont les fonctionnaires remplissent leurs devoirs, et sTeflbrcent d'atteindre le but que se propose diaque prison en particulier. Souvent et même ordinairement il ne s*agit que de savoir prendre une résolution instantanée sur des objets qui, quelquefois en cuxHOièmes, peuvent paraître d*une importance mécKocre, tandis que leurs résultats exercent une gnmde influence sur Tensemble, et ont souvent les conséquences les plus graves et les plus pernicieuses.
il L'autorité supérieure, quelque pénétrée quelle soit du sentiment de ses devoirs , si elle n'est pas présente sur les lieux et dégagée de toutes les minuties difficullueuses que présente la marche ordinaire des aflàires, ne peut pas être ici d'un gnod secours; il iaut donc absolument qu il existe une autorité intermédiaire, toujours présente à son poste, re^nsable de son administration envers Jes autorités supérieures, et d'ailleurs munie dn pouvoir d'appliquer convenablement aux cas particuliers les réglemens sur les prisons, qui ne
peuvent
« auiorité veillerait surtout à ce que le& employés « de rétablissement remplissent leurs devoirs fidèie lement et sans arbitraire.
K Or, ces fonctions seraient confiées à des com^ et missions d'administration j dpnt les membres ne « pourraient pas être choisis parmi les foncûon- « noires attachés à la prison, ni pai*mi les personnel K qui ont à s'occuper de la nourriture et de rhâbil» « lement des détenus , ou à inspecter leurs travaux i( et leur conduite. Pour^tous ces divers objets il « faut des employés particuliers et permanens , qui R seraient soumis à la surveillance et au contrôle «( de la commission d'administration.
a Selon moi , ce serait le seul moyen d'échapper « à l'un des deul excès dans lesqueb on tomba ^ inévitablement en abandonnant tout à l'arlntraire «( des employés , ou en paralysant leur activité par « des réglemens trop détaillés et toujours insuffisans.
(( L'État doit d'ailleurs veiller avec le plus grand ce soin à ce que la commission d'administration soit « composée d'hommes capables et probes. Cette c condition une fois remplie , qu'il place en eux la K confiance la plus entière, et qu'il laisse à leur ac** « tivité une sphère suffisante sur tous les points it qui, par leur natui*e même, ne peuvent être dé-* « terminés avec succès par les lois. »