AftsiM» ouvrage cite, tom. Il, pag. 70 et siiît
« En organisant les commisâons (fadministrauon il but, sdon moi, partir du double piiacipe, que d'un o6té il s'agit d'atteindre complètement le but, «I (|ae duu autre côté il ne faut pas occasioner aux prisons des dépenses nouvelles.
« Or, acftc le mode que je propose, on peut £icikmcnc arriver à Fun et à Tautre but m Le justicier (JustUiarius) ^ le prédicateur et le médecin de la prison reçoivent dans tous les cas un traitement de l^tat , et sont de la classe des fonctionnaires qui n'ont pas de contact immédiat avec les détails de l'administration. Dès-lors on peut, sans fidre de nouveaux frais, leur assipier une place dans la commission , et leur préaenoe j sera d'une grande utilité , si y comme je le suppose d'avance, ce sont des hommes actifs , probes et habiles.
« Souvent il sera nécessaire à la commission <foblemr des renseignemens détaillés sur Tétat phytHine ou intellectuel de certains détenus. Pereome ne ^urra mieux remplir ce but, que le prédicateur et le médecin. Souvent, lorsqu'il sera question de la nourriture des détenus, de Finûrmtecvtf de la distribution du local et d autres objets de ce genre, il se présentera des points qui érigeront les connaissances spéciales du médecin; on aura également besoin du justicier pour donner des lumières sur la direction générale de Tadmi-
t nistfation et sur les questions (pi exiger ont des m connaissances légales, soit qu'il s agisse des relac tions intérieures ou extérieures de Tétablissenieiit» M ou de^la manière de traiter certains prisoniuers^
(c Nous pensons donc que ladmission du jostî- « cier, du prédicateur et du médecin dans la comn mission d'administration, ne peut ftire Tobjet « d'aucun doute; mais il faut encore, suivant moi, ff le concours d'autres personnes pour rendre cette « orgBOiîsation complète.
« Si Ton Yeut trouver un moyen sûr d'atteindre « etilièrement le but , il fiiudra se. résoudre k accorder a une participation plus large au public.
« Il faut diriger de flus en plus son attentioa a sur les piisons et leur administration, admettre « dans les comtnîssionsd'administration les citojrens tt les plus notables de lendroit, ceux dont la prod biié et le désintéressement sont le plus généra- «( lement reconnus, et qui aiment assez leur pays 4t pour s'assujettir aux travaux des commissions <t d'administration, sans avoir à espérer aucune rén compense.^
I. noTft oo'TftADOCt. Kofit tradttisosft encore le pasMga mi- Tani : pour apprécier tout ce qu'il a de remarquable » Je leoiear se aouTiendra qu'il a été écrit en iSoi , et par un miiiiftire ea fonctions.
M Agir ^ Tâide de Topinion publique et intéresser à Vadmi^ « nîsiration le patriotisme et Pamottr du bien commun, «st en
y Qa*oii ne. crngne pas de rencontrer des oh»* udes dans rezcculion de ce plan. La Prusse ne nanqot pas d'hommes qui serriront les intérêts publics avec Me et fiddité, sans compter sur
m (cnén) BB principe qs^l ne faudrait jamais néfrlîger, aa « moim poBr 1m intUiatiooa oà la ^tation n*cst pas : mî Ton m/krm mnm cA«m« wmU : de ^ytlU mwUère eile sera fatie. Il a laat aurtovC aroir rccoon à ce priodpet lonqn*il s^agtt de ■ décider oomneat on trailera de» hommes , et non des choseM, « L'Eut ne pent ici rien faire de plus que de décréter des
• rlfleMcne aneai parfrlti qne posiible. Mais comme il s'agit « piiacIpelBWt. de aatoir de qnelle manière ils seront exé- « cntdsy et ^«i toctont daaa les ces dont nous parlons» il n'est s rien de pins aisé ans fonctionnaires que d'agir strictement « diaprés la lettre de la loi , tandis que rien n'est plus difficile « q«c de remplir arec habileté les réritables désirs et les in- « W titf»> âm I^tai, Il Ibndia qae le gonTemement, qvl mal« c IwwsawBt ne trosTe p4s tonjonra dans la conscience et m le patrioliame de ses subordonnés des motifs suffisans ponr
• les engager à appliquer toutes leurs forces, cherche à agir « en? ens et b éveiller leur télé d'une autre manière.
« On attaini ratement ee bot en promettant des réoom-
• pe— m. L*État est donc obligé de s'adresser k d'autres moyens » « et le meiUenr de tons est dlatéreeser à ses plans et k ses vuee
• ropiaioa pe^liqne» rintéfét «oaamnn et le patriotBsme det fl ettojreaa.
«€• afstéme a pine d^n résultat. Il eselte dans les fonc- •no évnlation et an sentiment de pudeur qui les d'vBO araniére bien plan énergique en face de leur* lojons , avec lesquels ils sont obligés de vivre, qn*ea face 4m l'Ctat , avec lequel ils n'ont que des rapports d'administration. Ib aavent que le public désire le succès de leaif
(( aucune récompense, et qui trouveront dans leur « patriotisme et dans le sentiment de leurs devoirs ^ un motif d'être fiers de Thonorable choix qu^on u aura fait d'eux. D'autres établissemens récens ont « prouvé combien cette asseruon est fondée.
ce Est-il donc permis de douter que des établis- « semenSy je ne dis pas aussi utiles, mais aussi né' ft cessaires et indispensables que les prisons, ne secc raient pas capables d'atdrèr sur eux l'intérêt géd néral, qui s'attache de jour en jour davantage à « tout ce qui concerne le bien de la société, lorsque « l'État lui-même prouverait, par des actes édatans, c( qu'il a pris au sérieux la réforme complète du récc gime des prisons , qu'il veut extirper à leur racine K tous les abus qui s'y sont glissés, et qu'il est disn posé à faire tout le bien qui sera en son pouvoir, k' jusqu'au point où il sera obligé d'invoquer le
a efforts, qu^il j est attentif^ que leur considéTStioB en dé- « pend , et qu^ils U perdront infaUliblemeat sUU n^atteigncnt a pas le bat généralement espéré.
. « Leur cèle pour la cbose est stîmiilé, parée qa^ Mveut « que, dans le public» chacam la regarde comme aienae. Le «^particulier aide Fadmiaistrateur de ses conseils. et de ses fc actes; il soutient selon ses forces les vues de PEtat» tandis « qu^autrement il n^est que trop commun de voirie public faire c tous ses efforts pour entraver les actes du pouvoir qui ont « été faits sans sa participation , sinon par une résiatance oun verte , du moins par une foule d*obstaclcs placés sur aoa a chemin.*
c concours lÛé et les vertus prhrées des citoye&s f
c éioni la idche commence là où la nature menu
« des choses a voulu que celle de PÉiai finiL^ >
Cest ainsi que s'eiprimait, il y a un quart de
siècle,au sein même de cette capitale, un des hommes
d*Élat les plus éclaires et les plus capables dont la
Prusse puisse s'enorgueillir. Quoiqu'il ne considérât
la question de^ prisons que sous le point de vue
de la. politique, il parUigfa, peut-^tre à son insu,
les vues, moins bien accueillies de son temps, des
liommes qui réclament les mêmes réformes au nom
du christianisme et du sentiment religieux. Parmi ,
les efforts dont la cause remonte à celte noble
.source, je ne rappellerai pas les traces d'associations
chariudJes qu'on retrouve déjà sous le règne des
.empereurs chrétiens de Constantinople ' ; mais je
citerai les nombreuses confréries {confraternitates)
^tâUses à Rome, à ce qu'il parait, vers le 1 5.* siècle,
qui de là se répandirent dans le reste de lltalie et
sur toute la surface du monde chrétien, et dont la
souche continue de fleurir à Rome. sous le nom
dWdneonfrérîe (arekieonfraternitas). Parmi ses
rejetons, cdui qui, par l'étendue de ses ramifica-