‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 38 sur 119 · DOUZIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DOUZIÈME LEÇON

80HMAIRE.

Socîcics pour les détenus mis en liberté. Etat moral du pri- •omiier à rapproche de rînstaot de sa Hbératioii et après eelto époqne. La crainle qnll inspire aux gens de bien , le mépris des hommes ordinaires, la séduction des hommes pervcn, le forcent de reprendre ]a carrière du crime. Institotions de FAngleterre en faveur des détenus libérés ; des jeoiics crioûneb; des enlans des criminels. Associations pour remédier a Taugmentation des crimes par suite de Timmoralilé, de llgnorance et de l'impiété. Histoire , tableau et •woès des établîssemens et des sociétés fondés dans ce but. Omioouts de œs diverses sociétés rers le but noble et grand de Tamélioration morale. Conclusion.

Le» orne Leçons qui précèdent ont été employées k retracer Thisloire des prisons en général , celle des efforts entrepris en Angleterre pour les perfec* tionoer, les conditions nécessaires de la bonté de kar orguiisation intérieure, base de la discipline des prisons et de l'amélionilion des détenus, Thist^re de la nouvelle architecture des prisons, les diflérens mojens capables d'agir sur le moral des détenus^ et enfin Thistoire du système pénitentiaire et des associations auxquelles il doit en grande partie son développement Après avoir conduit de celte namère le prisonnier jusqu'à fépoque de sa libération, il pourrait sembler qu'avec l'accomplissonent de la peine légale nous avions aussi terminé ce qoe nous nous proposions de dire sur cette nouvelle s€imee des prisons ^ s'il est permis de lui don-

ner ce nom. Afais il n'en est point ainsi; car les sociétés qu'ont fait éclore l'instinct religieux el le be* soin particulier à l'époque où nous vivons, de manifester par des actes de philanthropie notre amour pour notre prochain, ces sociétés ont embrassé non-seulement tout le système des prisons» mais encore le but que les prisons se proposent.

Dans notre Leçon précédente nous les avons vues exercer sur le criminel une influence bienfaisante pendant le temps qu'il passe dans l'enceinte ou il a été envoyé pour expier son crime. AujourdJiui nous aurons à les considérer d'abord lorsqu'elles cherchent à lui faciliter sa sortie de l'établissement et à la lui rendre imperceptible^ puis, lorsque, s'oc-» cupant avec sollicitude des petits , des faibles et des délaissés, elles cherchent à contenir et à écarter d'eux les germes du mal et de la séduction, qui se présentent de tous cotés dans ces asiles de Tigoo*^ rance, de Timmoralité et du vica Les premiers objets que nous rencontrons dans ces recherches accessoires sur la discipline des prisons, sont les détenus Obérés, Car c'est surtout à l'instant où le coupable vient de satisfaire à la peine qne l'État lui a imposée, non par un sentiment de bosse vengeance , mais dans le sens d'une expiation supé* jieure ; c'est surtout alors que la philanthropie peiu et doit intervenir pour aider celui qui rentre dans la société, meilleur sans doute qu'il n'en est sorti.

à Autnonier le dégoi^t n naturel qui s'empare de lui et qui , si son courage n'est pas soutenu par «ne main amie , le replongera de nouveau dans un abime plus profond encore que celui dont la chanté fa tiré. Cesc dans cet instant si grave que doit se montrer l'activilé philanthropique des assod»lions, et des simples particuliers , pour continuer Tceuvre de régénération et de délivrance qui a été «ommencée dans les murs de la prison , pour soulager dans ses travaux l'État , dont les soins pour le détenu deviennent alors de plus en plus iiasu£fisans » et pour se charger entièi-ement du crimindi à sa aorlie de prison , comme TÉtat s'en est chargé à rinstaat où il a franchi ce seuil de juridiction

De tout temps, et presque antérieurement à l'instant où le besoin de l'amélioration des prisons s'est manilêsté , on a senti ffujusiice et la dureté du sort auquel est en proie le criminel ainsi abandolmé à SCS propres forces, et on a éprouvé le désir de fiôre qadque chose pour alléger sa position. Avant même que les paroles du philanthropique Beccaria eussent, au nom de l'opinion publique d*alors, réclamé la réferme des lois criminelles, et &îi soulever une foule dorateurs de réforme, égsux à Beccaria en inexpérience , mais non en génie , déjà au milieu du !&* siècle, le célèbre romancier anglais Fielding, alors juge et attaché à la police de Londres»

ner ce aom. I^is ciétés qu'ont fait ' soin particulieimanifester par pmour pour ibrassé non-s< mais encon

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1 ton. XLV, p. aSg. tireh , Dublin , en luofia Bardia, iit aiJ ^ vriton. Dublin, i%%^.

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a\ant que o» nouvdles aasooiadoiu , enfin : rêes de la gruidear de leur bm, ne tcndiaseni iiuiîn à cdles qui s'étaieni érigées pour Tamé* on des prisons, reoevant sous leur pi^occction 1«* criminel régénéré et le soumettant à une dn recdon de jour en jour moins sensible , pour le mettre en état de mener de lui-même, sous la pro-^ ceedon de Dieu , une Tie probe et indq>endante. Car» pour exercer sur le détenu libéré une tutelle efficace et complète, il ne suffit pas de le recevoir sort tsnt des mains du conseil d'administration de la priaon et du comité de visites , il &ut encore , comme à nnsiant où il est entré dans la prison , prendre «ne comaîasanGe exacte de ses penchans, de ses capacifas, de son caractère, des dispositions qu'il a montrées dans les différentes périodes, et surtout la fin de sa détention, et cette dernière «nrconaest delà j^us haute importance; car plusieurs IsitSy dmit les plus remanjuables ont été commo* nîqaés par Villermé *, parmi les riches expériences qoil a recueillies dans les prisons (rançaises, sont là pour prouver Tinfluence extraordinaire qu*exerce souvent sur le moral et même sur le physique des prisonnie» Tapproche du moment de leur libération.

•* Dictionnaire de» •ciencts médicales» ton. XLV, pag. «3o — M. Jolinft traduit oê pMiaee dans aon o«iTra§e («o(«

' ' La lecture de ces preuves authentiques peut Tir h donner une idée des sensations diverses et contradictoires qui viennent assaillir le détenu à Tinstant où il recouvre sa liberté. Cette heure d'affranchissement, qui, placée d'iibord à une grande âistance de. lui ^ puis s'approchant de plus en plus, occupait son ima^nation pendant les travaux et les réflexions de la journée, comme au milieu des rêves agités que venait lui apporter son sommeil, cette heure de bonheur est enfin venue; la solennité de sa libération , qui a été entourée des mystères augustes de la religion et des exhortations des supérieurs qu'il va quitter, a élevé, attendri son coeur inquiet, et l'a ouvert à tous les sentimens de l'amour du prochain. C'est dans un tel instant que l'infortuné, muni de quelques épargnes achetées au prix d'an travail sans rdàche, rentre dans h société où il doit vivre désormais , et ces hommes que , dans l'ivresse de sa joie, il voudrait pouvoir tous serrer dans ses bras ; ces hommes avec lesquels il partagera désormais SCS plaisirs et ses peines, comment le reçoi* vent-ils? Les honnêtes gens reculent d'un air froid et étranger devant l'homme dont les vèiemens ou le passe«port sont à leurs yeux comme le signe de Caïn; les gens d'une probité équivoque le recherchent pour lui gagner en peu de jours le petit trésor qu'il s'est amassé pendant de longues années, s^yf à le repousser ensuite eux-mêmes de leur société.

in

Alor» il M trouve au nuliaa du monde sofitaîret abandonné, éfité de tous et abreuTé de mépris; aivcan ne Tient au^^vant de lui, aucun ne le conoait, ou ne %cnt le reeonnaitre depuis qu'il a été expier €n prison le dâit dont il s'est rendu coupable; aucun..., si ce n'est ses anciens compagnons de crime. Eux seuls le reçoivent avec un sourire amical ; eux seuls cherchent à l'attirer dans leurs rangs; ils savent révôUer sa haine contre ceux qui l'ont repoussé si duren^nt , renouveler ai lui le souvenir des plai* sirs d^ravés qu'ils ont autrefois goûtés ensemble : leur adresse perfide sait lui procurer sur-le-champ, à b place du dénuement qui le menace, des jouissances abondantes et sans réserve, capables d'enivrer k la Ibis les sens et la conscience; alors, ne voyant plus pour lui d'espérance nulle part, perdu pour toujours, il retombe dans les anci^ liens du vice et de la dépravation, dont cette fois il sera entouré de manière à ne plus s'en dégager.

Yoîlà le chemin qu'ont suivi dans tous les temps et que suivent encore chaque jour ^ un grand nom-

a. Ud Ibvçst libéra, après «ne d^UvUoii de dis- hait «as, «tiMvraa «a iSaJ à Ronca, qui loi avait été awigaé comme lica de iOB s^joar. Ce aiaUieareaa, aommé Laagle/, ae poavaatt ^ caaee da lieu «{a^il Teaeit de qaitier« troBTer aalle ^n d*occ«patloa capable de le aoarrir, et pastaat les aaiis aaa pottae des ^fltses oa daas des fossés * fat arrêté par la po^^ Uaa aasHaa Tafaboad » et s^espriau datant la thbaasl fa asa

brê de malheiireux , et qui osera lever conire eux la première pierre ?

Grâce» jgràce étemelle soit donc rendue à ceux qui exécutèrent les premiers le projet d'instituer des étstblissemens destinés à &ciliter la transitioa de k prison à la vie «.dale!

Sur toute la surface du continent , tant européoi qu'américain Siln-est)Usqu^au)Ourd'hm qu'une seule

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termes : « Que voulez^Toas? je suis pr^t à traTailIer,^ il o^est a personne qui poisse me faire le moindre reproche depuis que « je suis sorti du- b^fiie. Mais je suis trop oonna ici) personne « ne veut me confier d^onyrage* Dernièrement j^aî tronré an « fabricant qui voulut bien m'en donner : il me payait dix sous a par semaine. Je n^avais h. manger que du pain sec, et je cou* « chais dans sa cour soixs une auge. Je loi demandai vne petite « aa^mmtalipn ide salaire pour pouvoir Iavct mon ling« ; snr « quoi il me Denvya tout-à-fait. Alors je n^avais plus d^asile « pour y passer la nnit, et la patrouille me ramassa un soir « dans les mes. Je réclame la faveur d''étre encore envoya pour « six mois en prison. Je serai libre an retour de la belle saison , « et alors je trouverai pins facilement de quoi me nourrir. * Sa prière fut exaucée 'y il obtint une condamnation pour tAx mois, f Gazette des tribunaux , 17 Octobre i8a6.)

Un fait entièrement semblable est celui de ce septuagénaire» forçat libéré, qui demandait comme une grdce inappréciaUc d^tre condamné à trois mois d'emprisonnement pour vagabondage. (Gazette des tribunaux, du 7 Octobre 1837 , et la tradnctlon que donne de cet article Hitzîg, Zeitschrift, etc. y tom. VI, pag. 170 et suÎT.)

1. Le comité éubli à New- York pour examiner Tutllité de Péreetlott d^ttn établissement poar les jeunes ciimineU , renmr-

imlitntion qui ait réaUfté cette idée : c'est c^ <{ui A éié fondée k Lyon sous le nom de Sœurs de S. Joseph. Elle a, si je ne me trompe, précédé toutes Us fondations du même genre qui ont eu lieu en An^€ierre , et dont il va être question. Chargée d'une tâche beaucoup plus difficile que ces dernières , qui potir hi plupart ne prennent sous leur protection que des détenus libérés dont l'âge tendre se prête â toutes les impressions, l'association des Sœurs de & Joseph, non contente de fidre le service de la prison du même nom , a encore institué pour les femmes qui en sortent une maison de refuge, où celles-ci apprennent diverses espèces de travaux , pour être ensuite sticcessivement placées auprès dé fiunilles h^nn^tfff

Malbeoretisement cet établissement, fondé avec de faibles mojens, que ces pieuses et nobles femmes ont sa fidre fructifier à l'infini, n'a pas acquis une

^»t , ta 4otttt«Dt tor eMU qvMtioa une r^posM âSunatiTt , ^*il •*ciitt« €• Amérique qtt^aoe Mille maJftoo , celle de Boston , où Tos reeoHc de* tmîêM% qoe le«n parens ont abandonnes à enxponr le* laisser conrir les rues» oà Us commettent des % de toute espace. Les lob de l^tat de Massacbusetts peneetleut d^ealever à leurs parens des enlaas ainsi négll^» et de les remeUre entre les mains de personnes autorisées à ce Buiflt, qui ont soin de les placer dans des écoles ou des ateliers. Vojes EnwAmn Litibcsto» , introditctoty report io lAe «ode ^ duttgÊiàmm^ espUnmtoty of fJke frinsipliu on wAieA lAe u Jkumàeé. Londres, tSay, pag. la.

extettnon ansn grande que les efforts des plulasthropes anglais dont rattendon s'est dirigée sur le même point

Ce fut en i8o5 qall s'organisa pour la première fois à Londres une société, et cjn'il fut fondé dans le même esprit un établissement destiné à recevoir et à améliorer tous les détenus sortis, après rex|Mration de leur peine, des prisons ou des pontons, A en général tous les individus qui , malgré leur déâr de travailler, ne peuvent , à cause de leur mauvaise réputation , trouver à gagner leur vie d'une manière honnête. D'après les dernières dispositions prises par le comité de cette société, que le parlement a distinguée honorablement de toutes les autres, en lui assignant un secours annuel de5ooolivr. sterL, les deux maisons, érigées l'une pour les êtres aban* donnés du sexe masculin , l'autre pour ceux du sexe féminin {Rrfugefor the maie destiitUty Refuge for thefemale desiiiule)^ reçoivent les sept classes d'individus suivantes.

1 .^ Les criminels condamnés à la peine de mort et graciés par le Roij

2.^ Ceux dont la condamnation n'a pas été exécutée par ordre des juges;

3.° Les détenus sortis des prisons , qui ne peuvent trouver à se placer;

4*^ Les détenus sortis des pontons, qui se trou* vent dans le même cas;

5.* Les tnAvidos acquittés ou rdativeinent auxquels U a été déclaré qu'il n'y avait pas lieu à suivre {agamsi whom no bitt ofindictment has been foanJ);

6.* Ceux que les juges ont recommandés à Téta- Uldsement, au lieu de les envoyer en prison;

7." Les jeunes gens qui ont manqué leur carrière par reflet de leur conduite immorale , et qui , sans être directement Tobjet d'une condamnation , sont cependant repoussés par la société.

Chacun de ces deux établissemens , qui ensemble peurent contenir deux cents individus , est partagé ma deux parties , appelées l'une provisoire et l'autre permanente. La partie provisoire {Umporàry refuge) est le premier séjour de tous ceux que la société admet plus tard , et le séjour unique de ceux que la société espère réconcilier avec leurs parens ou . leurs amis, ou des détenus libérés que d'autres sociétés philanthropiques placent dans la maison de refuge moyennant une pension modique (sept shelliagi par semaine). La ces derniers sont garantis de la cOBlagîon du mal ; on leiu* fait prendre des habitudes d'ordre , de zèle, de vertu et de piété, et Ton fournit des vétemens et des outils à ceux qui en manquent

Quant il ceux dont la société elle-même s'est diargée, on observe leur caractère , leurs penchans , Jean défrnts, etc. ; puis ofk les Ciit passer dans la 11. la

parue permanmU. Dans l'une et Fautre parue hs i^fug^és reçoîvenl rbsu-ucûon morale et reli^euse, et apprennent la lectnre , l'écriture et un métier. Le» métiers sont, pour les hommes, celui de fendeur de hois , d'éplucheur et de fileur de chanvre et de lin , de cordonnier , de tailleur et de relieur ; le» femmes sont surtout occupées à des travaux domestiques , à la lessive pour plusieurs hospices d'orphe* lins et pour des maisons particulières r elles lavent 1 3oo chemises par semaine. Les récompenses sont h promoïkm d'un.individu sur dix aux fonodon» de sous-inspecteur ,1e passage d'un métier à un autre plus lucratif, et la faculté de mettre en masse un nxième du produit du travail pour l'instant où l'oi^ quittera la maison de reluge. Les peines consisien» à être assis à une place particulière au réfectoire ec à l'égfise, à suspendre dans ces deux endroits de» tableaux portant le nom de celui qui est puni et la mention de l'acte qui lui a attiré la punition; enfin , l'emprisonnement solitaire au pain et à l'eau : les cM» dmens corporels sont sévèrement exclus.

La durée du séjour dans la partie permanente est fixée à deux ans; après l'expiration de ce terme^ les filles sont placées en qualité de servantes, et les garçons en qualité d'ouvriers dans les métiers qu'il» viennent d'apprendre , afin de pouvoir , s'ils se conduisent bien , obtenir plu» prompiem^mt le titre de compagnon. La société ne les perd pas <Ie

vue, même dans ces nouveaux postes : elle veille a leurs besoins el leur donne des secours» lorsqu'ils ont été obligés de quitter Ifeurs maîtres sans qu'il y eAi &nie de leur part

La meilleore preuve de Fuiilité de cette institu* tien est dans les Smè suivans^ Dans la maison de refuge des hommes il y a aujourd'hui trois soufrinspecteurs, tous condamnés à mort à une époque antérieure, qui exerçaient déjà à Londres un mé* tîer honnête et suffisant à leurs besoins , mais qui , sar la nouvelle que ces trois places étaient vacantes, accoururent aussitôt et prièrent instamment Tadmioistratîon de la maison de les leur confier. Dans la mûson réservée aox femmes on donne tous les ans un banquet général , auquel peuvent prendre part celles qui ont autrefois été reçues dans Fétabliisement En i8aa ces dernières, au nombre de 36, firent hautement à table Téloge de la maison de refuge y disant que c était à cet établissement quVUes devaient leur bien-être actuel ; puis elles firent entre elles une quête a son profit; le total des dons se monta à lo livres sterling et 5 shellings; en i8a3 les mêmes femmes firent â b maison un présent de 1 1 livres 6 shellings.

Depuis leur fondation , en 1 8o5 , jusqu'au i /' Janvier i8a6, c'est-à-dire pendant un espace de ving^ ans, les deux maisons ont reçu dans leur sein éear miiU neuf ceni soixante quatorze indindos, dont iSai hommes et i653 finnmes, qui»

sans leur assistance , se seraient vraisemblablement perdus sans retour. ^

Ces belles institutions 5 qui , à une époque plu» récente 9 ont commencé à placer les individus sortis de leur sein dans les nouvelles colonies des Indes

occidentales, au cap de Bonne -Espérance, dans la

1 . Quelque difficile qn*fl soit dMuUir d^une manière exact» le rapport des iadividus amâiorét et pecsist^ni dans leur asaé» lioration 1 aTCç le nombre total de ceux qui ont été reçus , oa pourra cependant considérer comme un fil capable de serrir de guide» les données snirantes sur le sort de ceux qui quitté^ reiit les deux maisons en iSaS^ ,

MaUvn de rtfu^t pour Uijemateâ,

Placées dans des maisons bonnétes ^ • , 34

Réconciliées avec leurs parens on amis 4^

Exclues pour leur mauTaise conduite y

Sorties sur leur propre demande. S

•EeuTOjées à leurs paroisses comme incapables de

serrir. ^ ^ . • . . . « |^

Éyadée - i

Total lot

Maison de refuge pour Us hùmmei.

Placés dans des ateliers Eonnéfes a5

Pourvus d'occupations convenables 1^

Réconciliés avec leurs parens on amis. . , . . . 3o

Évadés 10

Envoyés sur mer. a

Sortis sur leur demande 3

Incorrigibles 7

Mon a

Total 93

fade de Dal-Âgoa , ou dans le pays de Van-DiemenS eo ont &ît naître plusieurs autres organisées sur le mèmemodèle, et entretenant avec elles une coires* pondance active. Cest ainsi que les dames de Westminster ont fondé en 1 8a 3 un asile pour les criminelles libérées {the Westminster asylum); une •octécé semblable s*est élevée en i8a5 pour les déteniis de Sotalivrark, sur le bord méridional de la Tamise, formant le tiers de la ville de Londres (/A^ Surrey asflam for the reformation and employment of discharged prisoners). A Dublin, capitale de nriande, il existe depuis i8ai une maison du

I . Es Hottaade unmi on a propose de placer et de colonUer» ^tta les ooatréct aoiiYeIleiBent découTertet , des criminela à dcni oorii^éi (Sëtfêmth repart ûf the êocietjr Jhr the imjrrot^" mem pf prûom dàei^ne^ eU, jéppendùt, peg. i56 et saW.), «i d*teblir daaa le Texel ov dans l^nne det tles de la mer da SmI 9 etUM. cImb letq«ela oo «e remarque aucune amAioratioB. {DeStmtf tom. l\, pag. 871 %t saW.) Tootet cet propoailiove •o«t trop dasgereoset po«rpo«To!r être adoptées 9 quoiqn^let aian éU défeodatt arec an grand talent par M. Briioliion de Cheteanaenf (De la colonisation des condamna , et des aranlagcs qoH / aurait ponr la France k adopter ceUe mesnre} Pmthi, *8>7)f M. Bemonilli {Veher Alpen^Coloniecn aU Sue' ttftmiewom Afheitê^ und Zuchthiusermt dans le SchweiteriMchêê jirrkit^ Jikr Stmûtik und N ationtJokonomie ^ Bile, 1S97» t I» pag. $9 et sniir.)t 9%> M- Kasthofer {BeUrê$e Mur Beurtheilmm^ dsr Fortkeiie éer CoUnésetiom eine» TheUes der Aipenweidem imCegmustBe der Armenhduêer und ZuehthSitser in Studten mnd Fleekmt mnd dêr EinhOrgerun^ der Heimmihloêtn in schon beste^ hmdem Cmteiniéà f Ldpiif» 1S97, pag. s6et iulT.)*

même genre , qui sert de demeure a 36 détemies libérées {Shelter forfemales discharged from pri^ son ) y et on en érige en ce moment un semblable pour les hommes. ^

Tous les ^tablissemens dont nous avons parlé ont scjpvi à constater cette vérité , qui d'ailleurs n'a pas besoin d'alléguer en sa faveur les preuves de Texpérience, qu'il est moins facile et plus chanceux d'entreprendre Famélioration d'hommes endurcis dans la carrière du« crime, que celle des caractères ençore jeunes et plus susceptibles de se plier aux im* pressions qu'on leur donne. C'est ainsi que, par exemple à Londres, dans la maison de refuge poulies femmes, sur les 2^5 personnes admises de iâi5 a i8i8, 47 seulement étaient âgées de plus de \îngt ans, i86 étaient au-dessous de cet âge. On a suivi le même principe dans les autres maisons instituées en Angleterre pour les crirninels libérés ^ et on en a fait en grande partie des maisons pour déjeunes criminels , d'autant plus que les établissemens de cette dernière espèce sont bien antérieurs aux premiers et étaient déjà arrivés a un certain degré de perfectionnement, avant même qu'on songeât à ceux-ci.

Aux établissemens pour les jeunes criminels, et surtout k ceux dont l'origine remonte à une époque

1 Voyei U n«te lo à U suite des doaze Leronti

fkm recaUet m sont raccessîvement venu joindre des fondadoos pour les en/ans des criminels; il me sera donc permis de réunir dans un même récit cei dflox olijeis , dom Tunion est d'ailleurs si naturelle Dès Tannée 1788 il se forma à Londres , princi«> palcBMnt par les efforu du philanthrope Robert Yonng, une société qui crut ne pouvoir mieux sàpnEDiar le nombre toujours croissant des crimes qa'en agissant sur le caractère de la jeunesse. Pé** nétrèe de cetie idée, et réunissant dans une même aoUicitnde les jeunes criminels et les enians de cruninds, elle fonda la société philanthropique dé SL George Fields pour la prévention des crimeê par t adoption des enfans des criminels^ et ramé" lioration des jeunes délinquans ( the philanthro^ pic Society for the pret^ention 0/ crimes by the ad^ mission of the ojfsprings of convicts^ and for the reformation of criminal poor children); association pea influente à sa naissance, mais aujourd*hui flor lissante et très* étendue, et reconnue en 1806 par le pariement comme corporation indépendante. Le vénérable historien des institutions de bienfaisance de la capitale de rÂngleterre, M. Higlàmore,dit d elles avec raison, qtie jamais il nett sorti du sein des peuples une institution plus sage et plus utile. >

I. Pi€imi ItmdimemBtM i îhe kitîorjr^ dmign ënd ftrmmi aimU •/ \jBmAxm^ 4Si4f r*ff* S59.

Cette nuôson , qui 5ert aujourd'hui de demeure à deux cents jeunes gens des deux sexes , se partage» d'après la double mission qu'elle a soigneotement choisie S en se proposant d'améliorer les jeunes criminels et les en&ns de malfidteurs exécutes on bannis , en trois divisions entièrement distinctes.

Les jeunes garçons qui ont déjà conipiis des crimes réels, sont d'abord placés dans un bâtiment particulier, appelé la maison de réfonne (ihe rer jorm) : là 9 sous la direction d'un aumônier et d'un instituteur , ils reçoivent les principes de Tinstniotion morale et religieuse, apprennent accessoire»

1. Je dis, soigneusement choisie ^ car d^aprèi l^demier rapport rendu k la société dont je parle, il n^est qne trop irrai <pie parmi les criminels condamnés à okort on à la déportation, il •^en tronye tous les ans un grand nombre qui, élevés et dressées an crime dès leur première jeunesse , ont commis, dans un Age encore tendre, des crimes de tontes les espèces. Il faut d^autant moins s^en étonner, que les enfans corrompus sont des hkstrnmens de crime bien plus commodes qne de Tiens malùiitf ^n, Ils excitent mo)ns d^ soupçons j ceifx qi|Va se propose de Toler ne s^arment pas contre eux de la même yigilance) qn peut les employer sans leur dévoiler les secreu de la bande : s^ils sont découverts, ils ne peuvent pas faire de révélations importantes) et, en cas de succès, ils se contentent d*aae petite partif 4n butin. Ai$ meeount •/ the naUtn ^n4 présent state of tke philanthropie societjr, instituted in thejear aySS, and incorporated in iSo6, for ihe prévention of crimes iQr the admission o/the offsprings ofconyictM , and /or th§ reformaticn of eriminal poor chiidern, London^ printed by thê pf^i- ' ianthropie society, St. George'*s Fields, iSaS, pag, ta.

ment à raccommoder fears habits et leur chaussure , ce ce n'est que lorsque le chapelain les a déclaréi suJBaammcnt améliorés , qu'ils sortent de Tenceinte de celle subdivision, où ib ne peuvent voir leurs parens qu'une fois par trimestre, pour entrer dans la seconde section.

Cette autre partie de l'éudi^ssement , appelée la mam^iMcturêy TPçoit les jeunes criminels qui com* mencem à se corriger ; on y place également , dès leur entrée, les en&ns de mal&iteiu^ qui ne se sont encore rendus coupables d'aucun délit Cette seconde subAviÂon contient i ao garçons : ils y apprennent dans une série d*ateliers à un étage, longue de <ûnq cents pieds, les divers métiers de cordier, de laitleur, de cordonnier, ainsi que ceux dlmprimeur rt de graveur, qui leur sont enseignés dans un très* bel établissement, par des maîtres nommés à ce sujet Le produit de leur travail appartient à la société ; c^iendani les meilleurs ouvriers en reçoivent une partie, soit immédiatement, soit à leur sortie de rëlahlisscment Les jeunes gens qui se conduisent bien sont quelquefrus employés à porter des paquets en ville, ou à y Ciire des comuiissions pour b mann&ctore. L'inspecteur en chef qui la dirige a non* ienlement »ous lui les sous;-inspe(neur$, nuis il doit encore , de concei i avec le clia|)elaîn , voilier à Tinstruction morale et religletiM*.

Les fiUes sont pLiure.^ dans bi troisième subdivi*

fliom : comme le défiiut d'esppe a empêché d'établir «lire elles la même séparation qu'entre les garçons » on n'y admet, autant que possible, que les enfana àeB malÊûieurs , et quelquefois seulement des jeunes fiUes qui ont i commis des Êiutes dans leur première adolescence et se sont rendues coupables d'un crime au plus. Elles apprennent à coudre , à tricoter et à remplir des offices domestiques, et à leur misé ^n liberté on les place en qualité de servantes. L'âge de la récq>tion est, pour les garçons , de

9 k la ans; pour les filles, de 9 à i3. Les 34 enfiins reçus depuis le 1/^ Mai i825 jusqu'au 1.** Octobre i8!s6, parmi lesquels se trouTaient to fils et ] 1 fiUes de malfaiteurs, et 1 3 jeunes criminels maies, comportaient, suivant le dernier rapport, un Age total de 35a ans; ce qui donne le terme moyen de

10 ans 4 mois.^

L'opinion publique s'est prononcée d'une ma» nière invariable sur l'efficacité de cette fondation» qui compte aujourd'hui 40 années d'existence. Car, peut*on trouver une preuve plus touchante de cette croyance générale que la prière faite par un crimi^ nel à l'ecclésiastique qui l'accompagnait à l'échafiiud , de vouloir bien procurer à son fils une place dans cet établissement? Quant à l'autre partie de samission,

I. Aux États-Unis un enfant^ de neuf ans a été con^miie popr meurtre et exccuté. Livihgstoh, Rapport dté, pag. 69.

nous cûerons les ûaiiaûons nombreuse» et empres» sées qu^cUe a (âîi naiire, non-seulement dans les dîr irerses provinces de la*Grande>BreUgne et de l'Irlande» mais encore sur le continent européen. C'est ainsi que s'éleva en 1 8a4 l'institution du même genre à W''estminster(M^ IVesiern philanthropie institution^ celle qui fut fondée dans la même année par les dames de Chelsea, près de Londres (the house of disciplin and school of refarm for viciousfy dispo^ sêd and negUcted femaU chUdren)^ avec cette sage modification » que les vingt -quatre jeunes fiUes de aept à treiie ans qu'on admet dans cette maison, ont toutes commis un vol ou une autre faute qui serait de la compétence des tribunaux criminels, mais qu'aucune n'a encore réellement subi de juge-

0ICOt

Sans parler des ÉtaU-Unb d'Amériques nous rencontrons encore des fondations récentes, oniniées du même esprit, à Weimar , à Paris S à Dù&sdthal, a Strasbourg, a Memel, à Konigsberg en Prusse, à Frandort-sur-l'Oder , ù Posen, et enfin, sons les murs même de cette capiule. Cette dernière, instituée en Thonneur de la convalescence de notre souverain , est arrivée à tm baut degi é do splendeur

I. Livi»6*TO«, oavrage citr» pag. 56 et «uiv. >. L» naiAoïi d« r«fut;c« cUhlU à PaiU povt l«s jcancs pti<- I», a ci« foiMlrt an 1S17 paf Tabbë Araoii%. Eoa. CuSiVj, <H pbiUniliiopiqua, eic-tp*g* i^o atrot^*

soas lliabUe administration de M. Kopf, son directeur ; homme qui réunit deux qualités assez rares , une sensibilité profonde et une haute capacité pratique. Déjà cette école a tiré de nos rues et de nos places publiques la principale substance du vice, pour nous la rendre purifiée et améliorée : Dieu veuille qu'elle continue encore long -temps cette noble tache!

Ajant ainsi passé en revue les diverses institutions philanthropiques qui ont pour but d'adoucir et de rendre moins dangereuse la sortie des prisons^ ainsi que celles dont lé but , tout-à-fait préventiT, consiste dans la réception et l'éducation des enfàns des criminels et des débiteurs ^ notre sujet nous conduit tout naturellement à parler des associations qui, en diminuant les sources des crimes, se proposent de diminuer et d empêcher de toutes leurs forces Yentrée dans les prisons. Bien plus nombreuses que les autres, ces dernières ne pourront être que rapidement mentionnées dans cette Leçon; encore, parmi toutes les institutions destinées à combattre le crime, ne pourrai -je nommer que

1. Il se forma, dès l'année 1796, il Londrea une société particoliére ponr élever les enfans des débitenrs {The socictj- /or éducating the children ofdebtort)\ elle a déjà, dans les dis premières années de son existence, fait FéducatioB de qnatone cents enfans, qn^elle a ainsi, selon toute apparence, armohés aa Tice» à la perdition et au crime.

ce&es qiû se rattachent spécialement aux prisons , c|uoîque sans doute elles se lient d'une manière in* lime à toutes les autres fondations de bienfaisance , et que, comme elles, plus rares avant rétablissement de la religion chrétienne, eUes tirent toute leur force vitale et toute leur efficacité de Famour du pro* duin , dont le divin Rédempteur a fait aux hommes un devoir.

Si l'on nous demande quelles sont les causes fondamentales des crimes qui nécessitent l'emploi des prisons comme moyen pénal « non -seulement tdles qu'on les a observées en Angleterre , mais encore telles qu^éOes sont écrites dans la nature hu* uiame, on peut les ramener à trois : ce sont ïimmo^ ralke^ Xignoranee et VimpUié. Cest de cette triple téce du mal, dont Tantiquité payenne a placé l'image m la porte des enfers, que peuvent être déduites toutes les formes sous lesquelles il se présente à nous ; c'est à eUe qu^il faut attribuer , comme nous Tavons fiât observer dans notre Introduction , cette étonnanie augmentation des crimes et des détenus, qu'on remarque en toiu lieu d'une manière si générale^ c'est elle aussi que se proposent de combattre de» associations diverses, quoique unanimes dans kurs principes, que notu allons ici mentionner en pat de mots.

Les premières ont pou^ but de combattre Pim^ mormUté. L'immoralité et les passions qu'elle en-

gendre se manifesient d'une manière différente, suivant le caractère particulier à chacun des deux êenes* Chez les hommes, ce sont des. actes de hrutaUié» d'arbitraire, de force, dirigés principalement contre la propriété. Chez les femmes , c'est surtout la trop grande faciUlé avec laquelle elles cèdent à l'attrait 4es sens ; de là le grand nombre de délits charads. Chez l'un et l'autre sexe les efforts pour combattre Timmoralité trouvent plus d'accès, lorsquHls s'adressent à des aines encore jeunes et susceptibles de recevoir toutes les impressions.

. C'est ainsi, et sultout par les soins de h société fondée en 1816 pour la recherche des causes de raccroissemerU des jeunes criminels dans la capiiale, dont il a été question plus haut y que se sont formées successivement les diverses insdtutioiis dont nous avons fait mention aujourd'hui Mu-* sieurs d'entre elles ont été imitées parmi nous, quoique les constitutions allemandes et la bonne organisation de la police perînettent de se passer chez nous du concours des associations particulières dans une foule de cas 011 ce concours était indi»* pensable dans la Grande-Bretagne; comme, par exemple, pour détruire les dépôts d'objets volés, pour interdire les jeux de hasard et le vagabon* dage ; faire observer strictement la solenmlé da. dimanche , et pour empêcher les mauvais traitemens envers les animaux, qui produisent chez leurs ait-

iean et les ipeccateort rinaeniilMlitt et même la cruauté.

Parmi les foodalioiu pour la diminution de Timmoralité et de ses conséquences ches les personnes de Taucrs seae, nous rencontrons d'abord les nom-» breux kâpùaus de &* Magdeleine et les pdniten» ciers^ dans ksqueb les filles rq^enties^ après avoii^ été assujetties pendani deux mois à remprison-« nemcnt solitaire, passent par une classe d épreuve ou de giuanue, où elles reçoivent non - seulement rinsiructiou morale et religietise, mais apprennent cBicore à lire > à écrire, à calculer et à confectionner des ouvrages manuelSi

La plus ancienne de ces fondations, qui existe è Ixmdres depuis soixante-dix ans {thé Magdaien AaspUml)^ a re^de 1768 à 1807, c'est-à-dire dani k premier demi-siècle de son institution , 366S roallieureuses femmes, auxquelles elle a facilité les moyens de sortir du sentier du vice. De ce nombre , aSSa ont été réconciliées avec leurs paréos et leurs amis, et placées dans des services ou des métiers boimétes; 10a ont été exclues pour maladie menule, fpilepsie ou autres maux incurables; 7 3 sont mortes dans rétablissement; 57$ ont été mises en lîberié sur leur demande, et 5o6 pour mauvaise conduite; «So se trouvaient encore dans la maison au i /' Décembre 1807. Au a Janvier 1834 ^ y ^^'^^ ^^P ^^ SiSG nouvelles réceptions j de ce nombre, 5449

femmes avaient été placées honnêtement ou réconciliées avec les leurs ; ce qui donne un raj^rt de 67 converties snr 1 00 femmes admises, ^

A côté de cet établissement, tout*à"&it insuffisant pour une ville comme Londres, qui renferme, diton, 4^'^^^ ^^ publiques, dont le quart aeolemefit peut être conâdéré comme n'étant plus susceptible de régénération, viennent se placer le pénitencier fondé en 1807 pour les femmes (iAe London femaie peniieniiary ) , et cinq autres maisons instituées à Dublin depuis Tannée 1766. Un autre établissement semblable a été fondé avec succès par M. John Parish, négociant à Hambourg, dans la ville de Bath , dont les bains attirent un grand nombre d'hommes opulens et déscravrés^ et qui, après Londres et les granddPiittes manu&cturières de Manchester et de Glasgow \ contient le

I. Dct recherclies éuUÎM tu 1791 Mr le sort ultériciir des femmes sorties de rétablissement, firent voir que sur 24^ per^ sonnes abandonnées à elles-mêmes 1

i56 s^étaient bien conduites^ 74 étaient retombées dans le vice j 4 sTaient perdu la raison ; I était morte; 10 avaient disparu.

ToUl . . a45.

D'après cela, le rapport des femmes arraehécs au vice es( encore ici de i56 sur 345, on de soixante-trois sur cent. a* Parai les personnes qui réclamsient U fkvcur 4'e»tr«r

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