II
docilité et de modestie que toutes les autres. L'une d'entre elles , à laquelle M. Buxion rappela le nom de Tune des dames du comité de Newgate » Im répondit : « Dieu veuille la bénir, ainâ que le jour où ft je suis entrée à Newgate ; elle nous a fait du Hen « à toutes , et nous avons des raisons pour la bénir (( éternellement. ^ M. Buxton ajoute que le sens de cette réponse l'émut encore moins que le ton avec lequel elle avait été faite.
La plupart des femmes mises en liberté après leur séjour à Nevrgate, y contractent des habitudes â profondes d'activité et d'ordre , qu'outre la paix intérieure qu'elles ont retrouvée, elles ont encore la douce satisfaction de devenir un sujet de bénédic* tion pour ceux auxquels elles sont rendues. ^
t . Voici la lettre qu^ëcriTii à M."** Fiy une asdennc déicnae de Neiffçate, quelque temps après son âargisseiiiciit.
« Chère et honorée dame l « M. B., le poruur de la présente, tous remettra deux liTres «, sterling, que je vous prie d^ajonUr aux dons Tolonuîrcs «, offerts aux infortunées qui sont détenues à Newgate, cet 9 affreux séjour de la misère et du désespoir, où les pieuses « exhortations de personnes éternellement obères )i mon cceur a m'ont appns à éviter le chemin qui conduit \ Tenfer, et à a élever mes regards vers Jésus-Christ, mon /Sauveur el mon tt Dieu , dont le sang réconciliateur m*a fait obtenir le pardon « de tous mes péchés» \*t% hautes leçons qn*on m^ a données « m'interdisent toute participation aux plaisirs impies do la «I Urre, permettes-moi de vous dire, chér« et honorée dame»
Enfin, la preufe la {dos édatante de ramâior^ tkm cpe subit k Newgate le caractère 'des prison^ mères , c'cat le fiât incootettable que le nomhre des • fécklives psnm les femmes sorties de cet établissement s'est dîmîmiéy'dqpuis Torgamsation da comité, de quarante sur cent ^ j tandis que le rapport de réddhre entre les hommes et les femmes, qui était •npanfam de 5 1 5, est tombe an chiire de i : i2.>
Voilà les résultats que peut obtenir un comité de dames dirigé comme celui de Newgue; institution ■qui, comme Font senti ses fondatrices 3, n'atteint son but que l0rK{u'dle commence , dès l'enuëe des détennea dans les prisons , l'œuvre qui plus tard doit
« fnm eal «ff#»t« mUr% de me» «ervioet ooBm« do«Mtlifa«, a t>t Ô^htimi k remplacer aoe partie du bien que dans nn im- « Uni d^aTeu^cment j^ai été asses roalheureote pour dérober. m J*ai 0$êmjé en vais , par des annoncée pnbliqnee conme auiii c par le eec«nre de V. B., de rendre cet argent à son légltinie
• poeeeeasnr^ •^ajapt pn le trouver» je cioii de mon devoir « de rcponaaer tonte participation k ce frnit d*nne lante antém rienrc. Qnolque mon offrande aoit nn don bien indigne, je « aonkaite cependant que Dieu reçoive Tbommage de ma bonne « volonté, et couronne d^un snccèi toajonra croissant vo» géné-
• mes effMlei e*eat là, madjune, le vom de
«Votre eervnnte trée-humble et tré^reconneiêsante .Le i6ittia tSiS.» J. W.
s. Ait. HionneaK» PhiUnthropim imgiropoUtmmM. Londree, tS33, pag. 55S.
9. Gcaeer, ouvrage citi, pag. i65 et luiT. 3. JirtcA o/fAr ofk^in, efe.-, pag. 4'*
être continuée dans les pénitenciers ,- en préparam ainsi d'une manière favorable le champ sur lequel doit tomber la semeilce. Ce sont les succès évidens des efforts de M.™" Fry qui ont encouragé, nonseulement en Grande-^Bretagne, nuis sur le condnent européen , la fondation de sociétés de dames qui se sont réunies à la société des dames anglaises. D'après les derniers rapports de cette société , des comités de ce genre existeraient aujourd'hui dans toutes les vill^ dont les noms suivent s
Dans la Grande-Bretagne , outre la ville de Lon* dres y qui compte quatre comités de dames pour les prisons de Neivgate, Borough Compter» Giltspur Street Compter , et White Cross Street, les villes de Bedford, Bristol, Carlisle, Chester, Colchester, Coventry, Derby, Dumfries, Durham, Edimbourg , Exeter pour deux prisons (celles appelées Countj Gaol et County Bridewell), Knutsford, Lancaster, liverpool, Norwich, Nottingham, Plymouth, Yarmouth et YorL En Irlande , pour les deux prison» de Dublin (County Gaol et Cîly Prison), et à Armagh, Carlo w, Cavan^ Gonmell, Cork, Dundalk, Ennis , Galloway , Louth et Sligo. M."^ Fry a fondé en outre, pendant le voyage qu'elle fit en Irlande dans Tété de 1827, de nouveaux comités de dames àTrim, Belfast, Carrickfergus, Londonderry, Omag, Ennis Killen, Roscommon, Alaryborough, limericky WicUovr» Wexibrd et Waterford, enles sub-
oidonnant tous » ainsi que caiz qui exisuient déjà auparavant» à la grande association établie à Dublin.^ Enfin mr le continent : St Pétersbourg , Berne , Génère et Tunn^; mais aucune de ces villes na le droil de comparer ce qu'elle possède en ce genre , aux comités de dames qui ont été fondés dans cette capitale, dans les États prussiens et dans toute rAUemagne, tant pour remplir les intentions, que pour perpétuer le souvenir de notre reine , la plus
I. Os IrottTC un cicellcnt aperçu de tout les projet! phUaiiikropiijttes réalbct par M.*** Fij pendant ce vojage, dans le rapport ^'*eQe adreaaa, de concert avec ton frère, au lordf liewit— t dliUvde {iUpûn midrêt9ed to thé manfuesê H^eiie»ieyr^ lord lmut€nsmt o/ireUiui, fy EUêobttk Fry and Joseph J0ÂM Gmrmejr^ rt$f$€tim^ thêir Utë visit to ihûi eountrjr, Londrte» ia»7.
9. ie rhm§ d^ppresdre qn^l a^eit formé dei sociétés da même anrs à Mis, à LU|e (Association pour ramélioratîon relifienst» morale ot pbjsiqne des détenus dans les prisons de Liéf e , annoncée dans le f^ersiag der handelt'ngen vmn der eente migêmtvtê yMrgmdér$$tg «au het NederUndseh genooUckap tôt Bcdéfyke • srisf iriag dtr get^an^êtttn , gehouden hinnen Amstet'^ déÊm, dm SI OeCo^er 1894 1 P^g- 35) et il Paris. Une lociéto rtmnff nMe a existé dans œtte dernière tIUs de 1S97 k 1790, «t s*est foconstitnée depuis quelques années sons le nom de Sodéii pour le sonlagement et la déli? rance des prisonniers ; acti^iti a sortont anjonrdiini pour objet Pinstmclion reliet industrielle» et Toccupâtion des femmes déunues. (Enoâat Casain» Almanach pbilanlliropique ou ubleau des noeftéiéaet institniions dn bienCsisance» d éducation et d'utilité pnbHqntde In Tille dn Paris, etc. Paris, 1897, paf. çS et snir.
noble victime que notre patrie ait vu tomber dans ses jours d'amertume. Aussi Finstant estait venu pour Berlin, si je ne me trompe, maintenant ou jamais, d'empêcher les différentes villes que nous avons citées , de vaincre la nôtre dans cette noble
tâche.