‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 46 sur 119 · The in<iuireri totei If^ p^g. l47 «t soir · texte numérisé non relu

The in<iuireri totei If^ p^g. l47 «t soir

et et miie en >cdtité de> éttUinnemem pémtgniîaîresi fltBs aucune aranoe de k part du gouvernement r pour la première année seulement il demande que la déduction dont 3 vient de parler n'ait pas lieu.

Soui ces conditions il s'engagerait:

1.** A livrer constamment aux détenus une nour* ritnre aaine et dkmdante , à la discrétion de chacun a*enx.

x^ A les pourvoir de vétemens solides, propres et mciUcurs que ceux qu'on rencontre actuellement dans les prisons les plus pcrfêcdonnées.

5.^ A leur fiMimir des lits k une personne, d'une qualité proporûonnée à leur poâtion, et aussi propres qu'on les trouve en qudque lieu que ce soit cbes lasperMmnes libres.

4«'' iL leur assurer, toutes les fois que la saison f exige, une quantité suffisante de lumière et de chaleur artifici^e , et à s'épargner ainsi la nécessité de tâm cesser trop i&t leur travail dans la mauvaise saison, comme on est <^gé de le fiiire ailleurs; enfin « ii les garantir contre la souffrances qu'entraîne la rigueur de la température

S/ A leur interdire, en tout temps , suivant lumfjt heureusement adopté ,1a jouissance des liqueurs Ibrics et spirnueuses, excepté le cas où elles leu^ seiaieui ordonnées comme remède.

6.* A introduire entre eux une classification moinviolaUe, de manière à leur ôter toute

lieux, paralj^ent <>q anéanti^eiH eptièrement tous les avantages qu'on pourrait ^tttendre de rbolemeat.

^.'^ A les encourager dan$ leur amour pour le travail^ en leur assurant une part du salaire.

8.^ A convertir la piison en une école» e^ à éten* dre 1 application du principe des écoles <h dimcmc/uy de manière à renvoyer les détenus dans la société avec une niasse de connaissances élémentaires ou .industridleiSy égales à celles qu'ils Auraient pu puiser dans toute autre école. Il ne s'agît pas ici du déve- Joppement extraordinaire dont sont susceptibles certains êtres privilégiés; mais Tintérèt même de Teutrepreneur exige qu'il procure à chaque détenu les connaissances qbi sont les plus capables d'augmenter Ja valeur de son trayaiL

9.° A payer une amende pour cliaque détenu qui parvient à s'évader ,, qu'il y ait ou non de sa faute » excepté le cas de force majeure venant du dehors ; le tout sans avoir recours aux chaînes d^ fer, en quelque occasion ou sous quelque forme que ce puisse être.

1 o.'' A entretenir des auniôniers et des médecins vivant constamment au milieu d'eux et les assujettie ,.sant à une surveillance non interrompue. " 11.'' A assurer, moyennant un certain prix déterminé, la vie des détenus » suivant un rapport qui se fonderait sur le nombre moyen des déoès^ nop

dans les prisons, mab parmi on nondwe égal de parsonnes libres vivant à Londres.

I x^ A jeter les fondeniens d'un système de sê^ €Ours pour la vieillesse , d'après le plan des sociétés de rentes viagérsSi

iS."" A leur assurer, après leur libération^ leur subsistance ultérieure, en fondant pour eux un éiabiissemenl accessoire^ dans lequel on recevrait tous ceux qui seraient jugés pourvus d une capacité suffisante, et où ils continueraient à exercer les mé^ tiers auxquels ils se sont adonnés dans la prison ^ Mns assujettir le gouvernement à de nouveaux frais.

14-'' A se rendre soi-même responsable de l'efficacité de son système, en payant une certaine amende potu* cbaque crime commis par un Ibrçat fibéré) amende qui s'élèverait en raison du nombre d'années pendant les<pielles le détenu serait resté soumis à là discipline de la prison.

iS.*" A soumeure, à certains jours déterminés ^ au tribunal du banc du roi, un rapport imprimé et publié aux frais de Tentr^reneur, dans lequel se trouverait exposé avec le plus grand détail l'état mo« fal et administratif de l'établissement, avec Tindi* cation raisonnée des profits qui pourraient en être, résultés pour l'entrepreneur : il y ajouterait en même temps la solution de toutes les questions qui poui^ raient bi être posées à ce sujet, soit par le tribunal u. i5

on un fonctionnaire de la couronne » soit» avec l'ap» probadon de ces autorités «par toute autre personne que ce fôt De ce nombre il n'excepterait point le» questions dont la solution entraînerait pour lui une condamnation, fut-ce à la peine de mort^ foulant aux pieds un principe qui a été inventé par des cou* pables et en Êiveur des coupables-, et dont l'innocence n'a jamais retiré le moindre avantage. '

16.^ A &ire régner dans la prison la propreté la plus absolue , à varier les travaux suivant les dispoâtions des détenus; surtout à adopter dans la construction des b&timens un plan qui permette d'observer d'un seul regard tout ce qui se passe danala prison , à l'insu même de ceux qu'on observe^ Il s'attacherait à donner ainsi à la prison un aspect assez intéressant pour in^irer aux hommes de toutes les classes le désir de la visiter; ce qui ferait naître» non-seulement pour le dimanche à l'heure de la célébration du service divin , mais pour tous les joura . à l'heure du repas et du travail, un système d'inspection générale et non interrompue , qui serait la garantie la jdus efficace de la bonne conduite déa détenus. Par ces divers procédés l'auteur du plan projeté obtiendrait cette alliance de futilité avec le

1 . Bentham fait ici allnsion au principe admb dans la jnris* prudence anglaise, quVucnne personne citëe en justice n^eat . contrainte de s^accuser elle-même» et que, si elle le faisait^ ttft ne derrait ni ne poacimit écontcr sa décUrattoa*

30voir , que la Un mur les pémtencien * cite comme, im det priodptuz buts qu'elle sepropose d'atteindit.

Note 4* JDqn^vaihn des détenus dans Us prisons.

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