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AHmÉJBS.
ANGLLTËRRE ET PAYS DE GAÎXES.
IBLàKSe.
Acnuës.
G>ndainné8.
Accusés.
CondâoAitfs.
t6ao
Toul . . .
Des résultats entièremeiit opposes se manifèsteot en Ecosse. Dans ce pays , où rinstittction est plus répandue, la propri^ plus divisée, et la législation plus douce, le nombre des condamnés a formé', de 1831 à i8a3,les sept huitièmes de cdui des accusés; sur 1 7 de ces derniers, un a été condamné à mort j et plus de la moitié des condamnés ont subi leur peine , tandis (ju'en Angleterre les deux tiers seulement des accusés ont été condamnés; un sur 13 a été condamné à mort, et un dixième seulement des condamnations a reçu son exécution. ^
I . On ne connaît pas en Ecosse le chiffre exact des accu» ses j mais Ik où Paccnsation est soutenue par un avocat de la couronne , il ne dépasse jamais de beaucoup celui des individus jo^és (Triais).
\lCCLETEmaE ET r AY& DE GALLES*
wm
icOSSE*
La conviction intime que la sévérité excessive des lois pénales a pour résultat rimpunité des crimes , est aujourdlrai si généralement r^iandue en Angleterre » qoe Ton a vu les blanchisseurs adresser des pétiti<His au parlement, pour le prier de rapporter les lois qui punissent de mort le vol commis dans une hlanchisserie. Leurs vœux furent exaucés , et voici quelles furent les conséquences de cette réforme Dans le comté de Xiancasirei où se trouvent kl ville de Manchester et les principales filatures du royaume, on observa, en comparant les cinq années qui suivirent la promuIgiAtion de la nouvelle loi avec les cinq années qui lavaient précédée , que le nombre des accusations pour délits de c^tte espèce s'était à la vérité diminué des deux tiers, mais que pas un seul des accusés n avait été acquitté. En Irlande, pendant les cinq années antérieures à la nouvelle loi, on obtenait régulièrement, sur 6a individus aocusés de ce délit, 58 à Sg acquittemens; dans les cinq années suivant^, le nombre des accusations
^uniiiua de moiiu^ tandis que celui des condanmalions devine cinq fois plus grand*
Note 3.
Etat dans lequel se trouvent les déportés dans la
Nouvelle- Galles du sud
Bans les cinq premières années de rezistence de la colonie, dit le capitaine Collins ', lorsque la classe des planteurs libérés, qui sont les principux auteurs du désordre qui y règne, n*était pas encore nombreuse, la conduite des déportés était beaucoup meilleure et laissait concevoir des espérances &vofables. Mais, lorsqu'avec le temps le nombre des libérés eut pris un certain accroissement, tous les freins légaux commencèrent à devenir impuissans , etc.*
Un nommé Love avait été employé , il y a quelques années, en qualité d'expécfitionnaire, dans un établissement de banque. Il vola à son principal tme somme de :io,ooo livres sterling; celui-ci le dénonça, non comme voleur, parce qu'alors l'accusation eût entraîné la peine de mort, mais comme auteur d'un délit accessoire , pour lequel les juges le condamnèrent à la déportation. Ml Buxton , mem*
1. Account of BotanjT'Bajr, etc, déjà cité. 9. VoyCE aufisi Bentham, eité dans \t PhiUuuhropfst it,yï^ >ag. 3 $4.
hit du pariMMui d orateur dUângoé 3 préTojint qodks aeraicm pour cet homme les couaéquesces d*uii tel séjour, insista pour qu'on le détinc à bord des pontons, ou dans un pénitenôer; mais le secrétaire d1^ de rintérieur, lord Sidmoutb, qui apparemment nesavait pas la manière dont on recevait à la Nou?eDe-Galles les prisonniers ridxes, refusa d*Qbcempérer à ce conseiL Love fut donc envoyé dans la colonie, et comme rien ne ToUigeait a rendre les aOiOoo livr. sterL, il emporta avec lui une gruide partie de cette somoie, peut-être la somme toute entière, et un déporté de la même contrée que loi le servit pendant la traveiaée en qualité de domestique BientAi après son débarquement, Love sut se procurer la pennissioii de changer le lieu de m résidence, ce qui le fit en même temps exempter du travail et de tous les autres accessoires de la peine. Le domestiqtie écrivit à ses amis d'Angleterre ime lettre, où il leur dépeignit sous des oou« leursbriUantesle bien-être dont jouissrit son maître, qu*il désignait sous le nom de squira (écuy er) Loveu Ce même individu obtint plus tard des lettres de grkce et figore aujourd'hui parmi les propriétaires les plus riches, tandis que sa fortune provient d'un toi conums au préjudice d'un homme chez lequel il servait
Vn entra de ces heureux voleurs écrivit dernièremem à sa femme, en parlant d'tm vol avec effrao-
iioû pour lequel il avait été déporte : « Ah f c'est'
CK bien le meilleur eoup de temps que j'ai fait dans « ma vieî * *
NoTP S.
Propositions de Jérémie Bentham sur un mode nouveau et plus économique d'occuper et
d'améliorer les criminelSé
L'auteur de«e projet, qui depuis Tongiae du sys-*
tème pénîteiitiaire a con^taraaieiiit dirigé ses médi**
lalioBS sur ce pâi^t , M qui récemment a encore
ÎDTenté im plan à» l>l^tiaienit, dans lequel on peut
détenîlr t^ nooaiiM d'hommes qu'on voudra sous
voie inspeoiioii 4e tous les instans , ^t qui se flatte
d'avoir démotUiré que k meilleure mani^^ d'admis
Biaiser un 4taiUissement -de ce genre, consiste dans
les contrats passés «Mci un entrepreneur , a été porté
à puUier lès idées suivantes sur l'entieden d ïoccu-
pation de tous les criminels , ou du moins de c&ax
qu'on envoie ordii^airement sur les pontons. Il se
lait ibrt de les entretenir à un prix iaéerieur de 25
pour cent à celui qu'ils ooAtent au goaveraeaient ,
même en dédoisant la valeur moyenne des travaux
qu'ils -exécutent en ce «ornent U ne demande qu'à
^sercevoir les fruits de leur travail^ tt il s'engjage à
payer tous les frais de constructiop , d'organisaûoB