‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 55 sur 119 · I. Du comité ou conseil d'administration, et de · texte numérisé non relu

I. Du comité ou conseil d'administration, et de

la tenue des comptes et registres : 16 articles.

. 1: Voyei; ftarTéUt de la prftan pendant ees âx prenfere mois , Partide inséré par M. le DJ Summann , médecin des prisons de Hambourg , dans Hodtwalcxis et TauMMsa» Cri^ minaiistische Beitrug€f tom. II, pag. 44^ ^^ suîy.

a. Pëper$ rtiating» to- the generaL peniUntiary ai MUbankf ordcrtd bjr thc houêc- of tàkmmonêf lo b$ §Êfm$^i jiSJH^rch

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• n. Des fenedoBiiairM qui ne sont pas soumis à la diseipËiie de l'étabMssement : i/* le cliapdain , 1 3 enides ; a.* le médecin en chef, 8 articles; 3.^ le Médeôs consoltantc ce dernier n'entre en fonctions que lorsqullesi i^pc^é.

in. Ses fonctionnaires diargés de la direction de FétéHiiieitni : i.'* le directeur, 55 articles; a.^ nn^Meirice en chef, 7 articles; 3.^ le médecin, g artides; 4-^ le chef supérieur des ateliers ': il est le premier fonctionnaire après le directeur; 9 articles; &* l'économe, 6 articles. Des employés d'un ordre inftriear; kommes : 1.^ les ckefs d'ateliers, 8 arti- % a!* les somhcheft d'atdiers; 5.^ le geôlier, 12 *; 4*'' les cuisiniers; 5.^ les boulangers; ô.^'le ■laitre des machines. Femmes : 1.^ les sous-inspec^ Ifioesy 7 articles ; 2.^ les maîtresses et sous-maitresses faiflKers; S.^ les geôlières; 4-^ ks infirmières. Des domestiques: 1.^ le portier, 4 artides; a.** le jardinier; S.^ le messager; 4«^ le garde de nuit

Vf. Des détenus, a5 artides.

Ait. i.** Réception des tiéientis. Les nouveauxnnas subâwent la visite du médecin dans le b&tid'entrée ; les fenmses en présenee d'une per-

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5onne de leur sexe : on leur coupé les cheveux /on leur Élit prendre un bain ; les vdiemens qu'îki apportent avec eux sont brûlés, ou, si le directeur le fù^ convenable , v^dus, sauf à en acquitter la valeur au* clétenu ou à la lui inscrire en compte. . . 2. Division en deux classes, dont chacune com* prend la moitié de la durée de la déientioiL Les cas d'avancement plus rapide o^ de rétrogradation ^d'imt classe dans l'autre, sont déterdiiniés par le conseil d'administration. - -

5. Le détenu reçoit un avis> imprimé^ qui lui indique la durée de son emprisonnement en- général » ainsi que la durée de son séjour dan» diaque classer On y ajoute que le zèle le plus absolu, l'obâssancet la docilité envers Taumônier , peuvent seuls déteiw miner le conseil d'administration à le recommander au secrétaire d'État pour obtenir lai gr&ee rôyaJe avant l'expiration du temps fixé.

4* Solitude de nuit et pendant le travail, dans là première classe; solitude de nuit .et travail avec quelques autres détenus, ^ns la seconde.. Cinq jours après .l'entrée dans la prison , détention solitaim , qui n'est interrompue que paroles visites de l!aum^ nier, du directeur ou de l'inspectrice en chef et du geôlier, sans que le détenu puisse s'entretenir avec ces différentes personnes. --

5. Heures de repas et de travail pendant la semaine pour les détenus mâles. On. se lève an pra-

mier coup de cloche, c'est-à-dîre à 6 ){ heures de* pnis rAnnoDCMlioD de k Viei^ jusqu'à la S. Michel, dans le reste de rannée au point du jour; les geôliers ouvrait les |K>nes des cdlules : ils ont soin que les détcnusplaoés sous leiur direction soient habilles, pei« ^lés etiasés; puis ils les conduisent aux lieux on ils «ioinnt se laver la figure et les mains; oay trouve du Mroaetdescasuie-aiains. AussicAt après chacun d'eux est de noQvÂu renfermé dans sa cellule. Au deuxième eoop de cloche, une deriii-heure plus tard, après que las déienus se sont lavés et ont entendu la lecture des prières du malin, ils remettent leurs hamacs en place «t se rendent à Tonvrage. Au troisième coup de doche, qui se fiût à un moment déterminé par le directeur, les chefii de division ( î^arésmen) et les déiemia cholsb à cet eflTet vont a la porte de la cttisiiiet en ils reçoivent, en présence de leur chef ou soos-dief d'atelier, le déjeuner destiné à leur section. Au quatrième coup de cloche , à huit heures, lea déienns reçoivent leur déjeuner; au cinquième eovp^ à hoit henres et demie, ils se remettent àTou* nnge» An sbdème coup, dont Hnsiant est fixé par la «fireoteor , ils vont encore, comme précédemment, chercher lemr dîner, qui est distribué au septième coup, à I heiuu Le diùer dure une demi-heure; après laquelle ils retournent au travail, au son du htntième cpnp de doche. Le neuvième coup a lieu, d» ai Février an a5 Bfars, à 4 heures;d» 35 Bfara

au 18 Avril, à 5 Iwares; du 18 Avril mi ^4 Aoétt a. 6 heures; du ^4 Août au a5 Septembre ^ à cinq heures; da ^5 Septembre au 30 Movembre^'a 4 befures. A ce signal les détœus de la deunème dasM se rendent dams les cours» pour y re^nrer L'air \jin jusqu'au dixième coup de cloche 9. qm a lian^^de^ puis k ai Février au ^5 Mars, au couèher dif sa« leii; du ^5 Mars au 18 Avril, à 6 heures; du id Avril au 24 Aéùt, à 7 heures; du.a4^Aoàt aà aS Septembre k 6 heures, et du 2S Septembre au ao Novembre, au coucher du soleil A ce dixième. ec dernier signal , les détenus . de la deuxième daaw rentrent dans leurs cellules de nuit, et ceux de k première cessent de travailler. Du.so NovemhDeaiu 91 Eévrîer, le neuvième coup de cloche , qui se 'fiât entendre au coucher du soleil, est le dernier signal de la journée; il smnonce la cessation du tiavaii^ après . laquelle les déteilus reçoivent leur, soi^mr^ chacun dans sa cellule de nuit*

A des heures déterminées k volonté, les détenua du sexe masculin sont conduits dans la cour, .pomi y mettre en mouvement, pendant une densirhenre, les machines déclinées à puiser de Tean. o« à moudre le blA Cette occupation ne peut se renouveler qjàm quatre fois par jour au plus. Par le beau temps o» leur permet, à la suite de chacune de ces stations d*une demi- heure, de se promener pendant vingt minutes dana les cours. Pour les détenna de la

Goode dftsie, la rteréadon peut se prolonger jus* ^'à la durée d'une heure par j'bur.

6. Heures du repas et du travail pour les femmes. La dînsion adoptée est la même quepour les hommes} jeulemsiit la surveîllaace est dirigée par dei

. 7* Sardige et nettoiement des cours, parsemées de gravier. Les prisonniers sont tenus de ratisser et de sarcler les cours de lenrs pentagones vespectift tomes les fois que le directeur xm Tinspectrice tm chef le leur commande , soit que les cours en aient Imoin, soit que le médecin ordonne cet exercice anf détenus ; im grand râteau de jardin en fer est placé à cet effet dans chac|ue pentagone.

& Par le mauvais temps le mouvement corpord a Ueudana les corridors , ou , sous là surveillance des chefiiy dans les cours, sens qu'il soit permis aux détenus de parier*

^ Fréquentation des écoles , et& Les écoles de la prenûère classe se tiennent pendant la <^emi-heurè qoi suit le souper ou à tout autre instant prescrit par le directeur et raumônter. Les détenus de la se* Mnde classe qtii se conduisent bien , peuvent ob* tcair la permission d'avoir dans leurs cellides de nuit des Itunières , qu ils paient . avec le salaire de leur travail. Dans chaque division un détenu choiâ k œt effet lit à haute voix les prières du matin et dm soir I et ime fois par jour des passages de TÉoffi-

tare, d'après un choûc £iit par le chapdain: le geo-^ lier de la division doit toujours être présent à cette

lecture.

1 o. Che6 et maîtresses de divisions : exposé de leurs devoirs. Ils sont ehoisispar le directeur et l'inspectrice en chef parmi les détenus les mieux méri«^ tans de la deuxième classe. Le matin , dès que les détenus sont partis pour Touvrage , ils doivent netleyer leur division et tout ce qui en dépend, sui* v«nt les* instructions qin leur sont données par le geôlier. Les hamacs des détenus mâles de la première classe sont descendus dans les cours chaque lundi; sinon, au premier beau jour qui le suit, et on les ouvre pendant le temps que les détenus pren» nent Tair ou s'abandonnent à leurs mou vemens corporels. Les cellules et les bâtimens de la prison doivent être aérés largement toutes les vingt- quatre heures au moins, et les réservoirs placés dans les dîfférens pentagones doivent l'être également tous lea quinze jours en été, et tous les mois en hiver.

Les détenue, mâles qui sont employés au moulin , à la boulangerie, à la cuisine et dans les jardins ^ ne sont pas astreints à un u-avail plus long que les autres. On évalue leur travail, et les trois quaru du salaire sont attribués à l'établissement, un quart au détenu.

1 1 . Division du temps les dimanches. Au premier coup de doçhe, c'est*à-dire à 7 heures depub l'An*

DondâtioB de la Tie^ juaqo'i la S. Michel, à 8 hautes pendant le reste de Tannée , les détenus se lèvent et se livrent aux autres occupations énoncées à Tartide 5. Au .deuxième sigilal , qui se &it à 8 licmts dqiuis l'Annonciation jusqu'à la S. Michel , à 9 heures dans le reste de Tannée, Us reçoivent leur déjeuner. Au troisième coup de cloche ils se rendent à la chapelle : ce qui a lieu à lo ^ heures en Janvier, Novembre et Décend)re ; à i o heures 40 minutes dans le reste de Tannée. Le quatrième coup les prépare à se rendre à table ; le cinquième , qui alieu à 1 X heure en Janvier, Novembre et Décembre, est le signal du repas, et au sixième, c'est-à-dire à a )^ heures pendant les mêmes mois, ils se ren* dent au service divin du soir : dans le reste de Tan* née la cloche du diner se fait entendre à 2 heures, et celle du service divin à 5 heures. La chapeUe ne reçoit jamais qu'une seule classe à la fois; les deux classes alternent tous les dimanches entre le service du malin et cdui du soir. Depuis le 2S Septembre jusqu'à TAnnondation , promenade dans la cour de 1 1 heures à midi et demi, pour ceux qui n'ont pas pris part aux dévotions du matin : ils sont d^ de retour dans leurs cellules lorsque celles-ci sont terminées; il en est de même pour ceux qui ne prennent point part aux dévotions du soir. Un ordre analogiue est établi pour la, partie de Tannée qui s*écouIe depuis TAnnondation jusqu'au a5 Sep» lembre.

i a. Les détenus qui n'appartîeimeiit pas à FÉ^îse épîscsopky obtiennent la permission de rester hor» de l'église; pendant la durée du semce ils restent enfermés dan» une cellule.

13. L'halnllenAem des détenus est économique, grossier» d'une couleur peu usitée et varié suivant les classes. Le directeur peut permettre aux détenus de porter le deuil pour leurs proches parens : il consiste en un crêpe noir autour du bras pour les hommes , et un ruban noir au bonnet pour les femmes.

14. Le dimanche de chaque semaine on donne aux détenus du linge blanc; toutes les cinq semaines ^ on renouvelle leurs draps* de lit Leurs cheveux doivent être tenus courts , et leurs pieds lavés aussi souvent qu'il est nécessaire.

i5. Les détenus reçoivent chaque jour la portion de nourriture que les ré^emens leur assignent; le directeur , les chefe et maîtresses d'atelier ont des poids et des mesures, qu'on prête aux détenus lor^ cpi'ils croient n'avoir pas reçu tout ce qu'ils avaient droit de prétendre. Au jour de Noël et à la ftte du roi , le directeur , l'inspectrice en chef et l'aumômer peuvent permettre de leur: distribuer à diner des puddings ou tout autre mets extraordinaire que déterminera le conseil d'administration.

16. On livre aux détenus les meubles d^ mé^ liage les plus néciessaires.

17. Cliaqu^^^tMttreçmt, a sa sortie de prison, k hakîème do salaire <pi'il a gagné par son travail : dma ce compte ne sont point comprises les semaines pendant lesquelles le travail a été insuffisant ou fait arec né|^igence, d'après le raj^ort dressé par le chef sn^rieor des nteUers ou l'inspectrice en che£ Le détenu remplacera aussi à ses propres frais les délérioiations qu'il aura dit subir, volontairement ou non, à tous les instnunens ou matériaux qui seront mis entre ses mains; s'il trouve l'évaluation de ces objets trop élevée, il pourra en appeler de la décision du £rectcnr au conseil d'administration. Ge conseil peut ausn, en cas de tentative d'évasion oa de tout autre délit, déclarer que le fonds de ré* serve du détenu est perdu pour lui, en tout ou en partie En cas de mort du détenu dans la prison, cet argent revient k l'établissement

tS. Les détenus qui travaillent avec aèle aux beurea établies à cet effet et qui du reste mènent une bonne conduite, peuvent obtenir la permission de se livrer, après la cessation du temps fixé par le régienaît , i des travaux extraordinaires k leur profit.

19. Les visites d'étrangers ne sont permises que sur un ordre signé par raum6nier et le directeur ou rin^)ectrice en chef: elles se font sous les yeux d*un employé de h prison, dans le local établi pour cet usage. Cette £iveur n'est accordée qu'aux détenus qui se comportent bien : elle est rarement ob«

tenue par' ceux de la première claMe; De^ décenus atteints de maladies graves ou condamnés à garder le lit , peuvent , sans même qu'ils en aient manifesté le désir, recevoir des visites sur un ondre signé par le directeur et le chapelain. Toutes les lettres écrites par les détenus ou à eux adressées , s<mt lues par le directeur, qui a le droit de les retenir; elles sont toujours comnmniquées à raumônier. Ce n'est que pendant les heures d'école qu il est permis aux détenus d'écrire des lettres , sur la permission spéciale de l'aumônier K Quant à l'argent ou aux autres objets qui sont envoyés aux détenus , le directeur peut les leur livrer ou les retenir, auquel cas on les inscrit dans le livret du détenu, avec sa siçaature aïkdesaous.

, 30. Celui qui aura manifesté de la désobéissaiictt envers le directeur ou tout autre fonctionnaire ; celui qui manquera de respect à un employé ou à une personne visitant la prison ; celui qui travaillera avec paresse ou nonchalance, ou avec une mauvaise volonté évidente; celui qui manque au service divin sans en avoir reçu la permissioii , ou se cou» duit avec irrévérence dans la chapelle; cdui qui profère des juremens , des impnécations , ou d'aur-

!• Plus tard, on s'tèl vu dans la nécessité de restreindre

cette permission , dont Tusage devint de jonr en jour plna fréquent , \ mesure qu^un plus grand nombre de détenus apprit ^ écrire.

tfes termes mdécens; celui qm cherche querelle k ses camarades» qui joue avec eux, leur extorque de l'argent, ou exige que les nouveaux-veuus lui paient certains droiis; celui qui, en sifliant ou en fiiisant du brait, trouUe Tordre de la prison ; celui qui cherche à s'entretenir ayec un détenu d'une autre œUole ou d'une autre subdivision, ou à franchir les limites dans lesquelles il est confiné; celui qui coovre les murailles d'inscriptions ou les dégrade de toute autre manière ; celui qui cherche à arracher ou à souiller les extraits du règlement qui sont affichés dans les diverses salles de la prison; celui qui détériore Tun des objets confiés par l'administration aux détenus, et en général celui qui viole l'un des réglemens de la pif son, sera puni, au gré du directeur, d'un emprisonnement de 1 5 jours au plus dans une cdhile obscure ou non, au pain et à l'eau* Cependant il faut que la peine ait été sanctionnée ^ dtns les trois premiers jours de sa durée, par le fonctionnaire cliargé d*inspecter la prison tous les mois. Mais si le délit est tel que le directeur ne peut le punir qtie dune manière insuffisante, il a le droit de détenir le délinquant jusqu'au jour où se rassemble le conseil d'administration; celui-ci peut alors le condamner à tm emprisonnement d'tm mois dans tme celltde obsciu^, au pain et à l'eau, ou le faire descendre de la deuiième classe dans la première: ces deux peines pourront être prononcées cumulais 18

ÛTement et mâme êire ajoutées à k punitioa qui aura déjà été décrétée par le directeur. Le cnminel ainsi détenu ne pourra être condiùt à l'air libre et à la promenade aux mêmes heures que les autres prisonniers. Un détenu qui s'échappe de la prison, avec ou sans eBra<ction, est puni d'une augmentation de peine qui ne pent excéder trois ans, et en (sa de récidive il est puni de mort : la tentative de cedélit est punie d'une prolongation d'emprison-' nement de six mois.

3 1 . Tous les trois mois le chapelain fait l'examen des écoles en présence du conseil d'administration: cet examen a pour but de constater les progrès des détenus dans l'instruciion morale et reli^euse, ainù que dans la lecture et l'écriture.'

32. Les détenus de la deuxième se distinguerait par leur zèle ou par d endus à l'étabhssmnent, seront désignés a l'État, pour être recommandés par lui à L oyale.

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