THÉORIE CELLULAIRE. 'H
Les cellules peuvent aussi se multiplier suivant un liiode qui n'est qu'une modification de celui-là; c'est le bourgeomiement ou gemmation appelé quelquefoi formation exogène (fig. 7).
Fig. 7. — Multiplication des cellules par Lourgeonnenient (d'après Leydig).
.■1. Grappe d'œufsj du Gerdius (selon Mcissncr). — B. Oviilalii'U de la Venus dccussuta. (Fort grossissement.)
Enfin plusieurs anatomistes ont décrit sous le nom de formation cellulaire endogène un troisième mode de multiplication des cellules qui a pour base la division du contenu cellulaire sans que la membrane de la cellule participe à cette division.
Les physiologistes allemands admettent d'une manière absolue la formation de tous les tissus par des cellules ; il paraît cependant un peu difficile de faire rentrer tous les faits dans cette donnée. Divers tissus procèdent certainement par transformation de la cellule; mais il en est d'autres qu'on ne peut guère expliquer de cette manière et qui supposent un autre mécanisme. M. Robin, en France, ainsi que d'autres
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savants, opposent, avec raison suivant nous, de sérieuses objections à celte théorie absolue. En Allemagne, Brïicke a soutenu aussi qu'il n'était pas possible d'expliquer tous les éléments du corps par une dérivation de simples cellules ; il propose donc de substituer le terme d'orgaiiismes élémentaires à celui d'éléments dérivés de cellules, comme plus conforme à l'état de la science.
Sans chercher à résoudre ces questions d'histogenèse, constatons ce fait, maintenant bien établi, à savoir que toutes les manifestations de la vie sont exclusivement attachées aux parties élémentaires des corps vivants : ce sont les éléments anatomiques ou organiques , cellules ou organismes élémentaires, comme on voudra. En effet, chaque organe a sa vie propre, son autonomie ; il peut se développer et se reproduire indépendamment des tissus voisins. Sans doute tous ces tissus entretiennent, pendant la vie, des relations nombreuses qui les font concourir à l'harmonie de l'ensemble; mais on pourrait, jusqu'à un certain point, comparer chaque individu à un polypier résultant de la juxtaposition dune foule d'organismes vivants.
Ce sont ces éléments organiques qu'il faut considérer comme l'origine des manifestations vitales. Sans doute, ce ne sont pas des éléments au point de vue de la chimie minérale, car ce ne sont pas des corps simples, et l'on pourrait, par l'action des