ACTIOX DU SYST. NERVF.UX SUR LES VAISSEAUX. A
Tous ces foits successifs peuvent parfoitement se produire sans qu'il y ait de système nerveux, ou tout à fait en dehors de son action.
Ce système joue pourtant un rôle fort notable dans les phénomènes qui nous occupent; seulement son influence n'est pas une influence directe : elle s'exerce toujours par l'intermédiaire du système circulatoire. Quand l'amidon se transforme en sucre dans une cellule végétale, c'est grâce à l'action de certains ferments et aussi à des conditions particulières de température ou de milieu que la plante réunit alors. Dans le corps des animaux, nous retrouvons ces mêmes conditions ambiantes et ces mêmes feunients. Il n'y a qu'une différence : chez les végétaux, le phénomène se produit sous l'influence de la sève, de la germination, etc. ; chez les animaux, au contraire, il est dominé par le système nerveux; seulement ce système n'agit directement que sur le système vasculaire, et ce sont les modifications ainsi produites dans ce second système qui réagissent à leur tour sur les phénomènes chimiques.
Mais le système vasculaire est soumis k l'influence de deux systèmes nerveux plus ou moins distincts : le système du grand sympathique et le système cérébro-spinal ; cherchons donc quel est le rôle de chacun d'eux et quelle part doit légitimement leur revenir dans les faits que nous étudions. Le premier, c'est-à-dire le grand svmpathicjue, joue le rôle de
modérateur des vaisseaux; en l'irritant, on produit un resserrement plus ou moins considérable de ces vaisseaux, resserrement qui apporte une certaine entrave à la circulation, et, par conséquent, la ralentit. Au contraire, en excitant les fdets du cérébrospinal, on provoque la dilatation de ces mêmes vaisseaux. Voilà tout le mécanisme de l'influence nerveuse. Avec ces deux seuls modes d'action, resserrement ou dilatation des vaisseaux, le système nerveux gouverne tous les phénomènes chimiques de l'organisme.
Ces deux genres d'influence correspondent euxmêmes à des faits que nous connaissons déjà.
Le resserrement des vaisseaux, c'est la contraction des fibres musculaires qui les enveloppent, contraction déterminée parles filets du grand sympathique; leur dilatation, au contraire, c'est l'action paralysante du système cérébro-spinal sur le grand sympathique, action dont nous avons parlé récemment en exposant le mécanisme des sécrétions.
Pour augmenter l'activité des phénomènes chimiques, il suffît de paralyser le grand sympathique; mais il n'est pas absolument nécessaire de le couper pour cela : on peut se contenter de suspendre son influence, résultat qu'il est facile d'obtenir par l'action d'un nerf sur un autre. Montrons d'abord qu'on peut produire cet eff'et par une section des fdets nerveux. En coupant un filet cervical du grand sym-