ÉLÉMENT MUSCULAIRE
S sa
Fig. 12. — Fibres musculaires l'éunies en nouvelles unités ou faisceaux (d'après Leydig).
A. Du hulhus arteriosiis de la Salamandre : les cellules musculiiires striées, bien qu'elles soient étroitement serrées les unes contre les autres, ont conservé une certaine autonomie. — Jî et C Ce qu'on appelle des faisceaux musculaires primitifs avec fusion des cjlindres primitifs. — a. Le système dinterstices situé dans l'intérieur de la substance contractile. — h. Le sarcolemme. (Fort grossissement.)
L'élément conjonctif ou cellulaire comprend, clans ses moclificatious, le tissu gélatineux (fig. 13), le
Fig. 1 3 — Tissu conjonctif gélatineu.x (d'après Leydig). (Tissu nriuqueux de Vircliow.)
n. La charpente celluleuse. — h. La masse intermédiaire gélatiniformr (Fort grossissement.)
,S"2 l'irritabilité.
tissu conjonctif ordinaire ([u'on rencontre à divers états tels que ceux de tissu conjonctif graisseux, tissu conjonctif rigide, tissu jaune élastique, etc. (fig. 1/j, 15 et 16) le tissu cartilagineux (fig. 17 et IS) et le tissu osseux (fig. 19, 20 et 21).
Pjg 4 4. — Tissu conjonctif dont les corpuscules sont devenus des cellules graisseuses et des cellules pigmentaires (d'après Leydig).
a. Corpuscules du tissu conjonctif renfermant de la graisse. — b. Corpuscules remplis de pig-mcnt. — c. Masse intermédiaire.
Fi^. lo. — Tissu conjonctif rigide (d'après Leydig).
a. Carpuscules du tissu conjonctif. — h. Substance fondamentale striée. (Fort grossissement.)
ÉLÉMENT CONJONCTIF.
Fig. 16. — Tissu conjonclif dont la substance fondamentale s'est en partie condensée en fibres élastiques (d'après Leydig).
(I. Les corpuscules du tissu conjonctif.
— è. La substance foudamcntale.
— c. Les fibres élastiques. (Fort grossissement.)
Fig. 17. — Cartilage hyalin (d'après Leydig).
.1. Cartilage dans lequel la substance fondamentale domine. — B. Cartilage avec prédominance des éléments cellulaires. — Une partie des cellules dans les deux portions de la figure ont des gouttelettes graisseuses pour contenu. (Fort grossissement.)
Fig. 18. — Tissu conjonclif cartilagineux (d'après Leydig).
.1. Cartilage cclluleux de la corde dorsale du Polyptcru^:. — B. Fibrocartilage ou cartilage réticulé. La substance inteicillulairc s'est condeuséc en uu réseau fibroïde élastique. (Fort tTossi^soment.)
L lURlTAEILITU.
Fig. -19. — Ossification des carlilages (d'après Leydig).
. Ossilicnliou du cîirlilaye In.ilin de la Torpille. — a. Cartilage liyaliiv avec ses cellules. — b. Sels calcaires déposés par lesquels les cellules cartilagineuses se transforment eu corpuscules osseu\. — Ji. Cartilage celluleux ossifié de la hase d'un aiguillon cutané de la Rnjii clnrntd. (Fort grossissement.)
Fig. 20. — Tissu conjouctif osseux (d'après Leydig).
A. Tissu conjouctif ossilié. — a. Corpuscules osseux étoiles. — h. Substance fondamealale. — B. Incrustation de celhdes cartilagineuse^ (du conduit aérien de la couleuvre à collier). — o. Les cellules. — h. Les dépôts calcaires.
Fig. 21. — Ossification d'un cartilage branchial du Polyptenis bichir (d'après Leydig).
a. Cartilage liyaliu avec les cellules. — b. Sels calcaires déposés dans l'intérieur et un hord des cellules cartilagineuses.
(Fort grossissement.)
ÉLÉMENT RESTÉ A l'ÉTAT DE CELLULE. 35
Enfin, l'élément resté à l'état de cellule est représenté par les glandes, les iïsms glandulaire, parenchymateux et muqueux, les divers épithéliums, les globules du sang, etc. (fig. 22 et 23).
Fio- «>2
A. Epitliélium pavinicnteux stratifié. — B. Épithûliuiii cjiimlrique. C. Epitliélium cylindrique dont les cellules sont comprimées les unes contre les autres, de sorte qu'en certains endroits elles deviennent filiformes (couches cpidermiques inférieures du Triton".
Fig. 23.
A. Cellules cylindriques avec des cils vibratiles assez longs. — />'. Avec des cils plus longs. — C. Cellules vibratiles rondes (des Rotateurs et de la Sanffsue). — D. Cellule vibratile avec un seul cil de forte dimension de r oreille du Petromyzon, (Fort grossissement.)
Mais ne perdons pas de vue que ces classifications anatomiques , ces évolutions morphologiques , ne sauraient servir de base absolue au physiologiste. En effet , de ce que tous les organismes , tous les
36 l'irritabilité.
tissus, tous les éléments, se ramènent à une origine cellulaire, cette commune origine ne peut nous expliquer en aucune manière leur diversité si grande de propriétés physiologiques. Ce sont les propriétés des éléments histologiques, et non leurs formes, qui peuvent intéresser en physiologie. Il faut donc toujours en arriver à l'étude expérimentale des tissus, pour découvrir ces propriétés. Dès lors, l'organisation ou les formes anatomiques ne servent plus que de caractères pour reconnaître et localiser les propriétés physiologiques que l'expérience nous a révélées; mais à priori, l'organisation n'apprend rien, et ce n'est jamais qu'un rapport à posteriori qu'on peut constater entre la forme et les propriétés d'un élément.
Avant d'arriver à l'étude expérimentale des propriétés des tissus chez les êtres vivants, étude ({ui fait l'objet spécial de ce cours et qui doit servir de base à l'explication de tous les phénomènes de la vie, il est nécessaire d'exposer l'influence et le rôle particulier de chacune des deux conditions indispensables à la manifestation de ces phénomènes , que nous avons déterminées dans la dernière leçon, à savoir un organisme vivant et un milieu : nous vous avons déjà entretenus de l'organisation, il ne nous reste donc plus à traiter que de l'influence des milieux dans lesquels l'être vivant ou l'élément organique manifeste ses propriétés : ce sera l'objet particulier de cette leçon.