‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivants (volume 2)Chapitre 141 sur 159 · SUR I-A PHYSIOLOGIE DU COEUR · texte numérisé non relu

SUR I-A PHYSIOLOGIE DU COEUR

Quand on dit que les grandes pensées viennent du cœur, cela équivaut à dire que les grandes pensées viennent du sentiment, car nos sentiments, qui ont leur point de départ physiologique dans les centres nerveux, agissent sur le cœur comme les sensations périphériques. Chez l'homme, le cerveau doit, pour exprimer les sentiments, avoir le cœur à son service. Deux cœurs unis sont des cœurs qui battent à l'unisson sous l'intluence des mêmes impressions nerveuses, d'où résulte l'expression harmonique de sentiments semblables.

Les philosophes disent qu'on peut maUriser son cœur et faire taire ses passions. Ce sont encore des expressions que la physiologie peut interpréter. On sait que par sa volonté l'homme peut arriver à dominer beaucoup d'actions réflexes dues à des sensations produites par des causes physiques. La raison parvient sans doute à exercer le même empire sur les sentiments moraux. L'homme pourrait donc arriver, par la raison, à empêcher certaines actions réflexes de se produire sur son cœur : mais plus la raison pure tendrait à triompher, et plus le sentiment tendrait à s'éteindre.

La puissance nerveuse capable d'arrêter les actions réflexes est en général moindre chez la femme que chez l'homme : c'est ce qui lui donne la suprématie dans le domaine de la sensibilité physique et morale, c'est ce qui a fait dire qu'elle a le cœur plus tendre que l'homme.

KT SES RAPPORTS AVEC. LV. CERVEAU, /i7l

Mais je m'arrête clans ces considérations qui nous entraîneraient trop loin, et je terminerai par une conclusion oénérale.

La science ne contredit point les observations et les données de l'art, et je ne saurais admettre l'opinion de ceux qui croient que le positivisme scientifique doit tuer l'inspiration. Suivant moi, c'est le contraire qui arrivera nécessairement. L'artiste trouvera dans la science des bases plus stables, et le savant puisera dans l'art une intuition plus assurée. Il peut sans doute exister des époques de crise dans lesquelles la science, à la fois trop avancée et cependant encore trop imparfaite, inquiète et trouble l'artiste plutôt qu'elle ne l'aide. C'est ce qui peut arriver aujourd'hui pour la physiologie à l'égard du poëte et du philosophe. Mais ce n'est là qu'un état transitoire, et j'ai la conviction que lorsque la physiologie sera assez avancée, le poëte, le philosophe et le physiologiste s'entendront tous.

Fig. \. — Formation de cellules dans un blastèine 19

Fig. 2. — Œuf-cellule (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 20

Fig. 3, 4, 5 et 6. — Plusieurs stades du processus de segmentation qui rendent sensible la multiplication des cellules par division (d'après Leydig) 30

Fig. 7. — Multiplication des cellules par bourgeonnement

(d'après Leydig). (Fort grossissement.) 21

Fig. 8. — Cellule nerveuse ganglionnaire multipolaire

(d'après Leydig). (Fort grossissement.) 28

Fig. 9. — Fibres nerveuses (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 28

Fig. 10. — Cellules et fibres nerveuses réunies (d'après

Leydig). (Fort grossissement) 22

Fig. 11. — Cellules et fibres musculaires simples et ramifiées (d'après Leydig). (Fort grossissement.). . . 30

Fig. I 2. — Fibres musculaires réunies en nouvelles unités ou

faisceaux (d'après Leydig). (Fort grossissement.). 31

Fig. t 3 — Tissu conjonctif gélatineux (tissu muqueux de

Virchow) (d'après Leydig) 31

Fig. M. — Tissu conjonctif dont les corpuscules sont devenus des cellules graisseuses et des cellules pigmentaires (d'après Leydig) . 32

lilli TABLE DES FIGURES.

Fig. 15. — Tissu conjonctif rigide (d'apiV-s Leydig). (Fort

grossissement.) 32

Fig. 16. — Tissu conjonctif dont la substance fondamentale s'est en partie condensée en fibres élastiques (d'après Leydig) 33

Fig. 17. — Cartilages hyalins (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 33

Fig. 18. — Tissu conjonctif cartilagineux (d'après Leydig).

(Fort grossissement.) 33

Fig. 19. — Ossification des cartilages (d'après Leydig). (Fort

grossissement.) 34

Fig. 20. — Tissu conjonctif osseux (d'après Leydig). (Fort

grossissement.) 34

Fig. 21 , — Ossification d'un cartilage branchial du Polyp-

terus bichir (d'après Leydig). (Fort grossissement. ) 3 4

Fig. 22. — Diverses formes d'épithéliums (d'après Leydig). 3o

Fig. 23 . — Cellules épithéliales et cellules restées autonomes

(d'après Leydig). (Fort grossissement.) 35

L'ÉLÉMENT CONTRACTILE

Fig. 24. — Cellules vibratiles (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 125

Fig. 25. — Infusoires ciliés : Cercomonas Davaini et autre

variété de Ccrcomonade 1 26

Fig. 26. — Infusoires ciliés : Trichomonas vaginalis 126

Fig. 27. — Pédicule d'une vorticelle (d'après Leydig).. . . 127

Fig. 28, — Muqueuse nasale de la grenouille avec son épi- Ihéliuin vibratile et ses glandes (d'après Leydig), (Fort grossissement.) 130

Fig. 29. — Epithélium nasal des poissons et des l'eptiles

(d'après Leydig). (Fort grossissement) 1 30

Fig. 30. — Spermatozoïdes et cellules du sperme 134

Fig. 31. — Œsophage de grenouille pour montrer l'action des cils vibratiles qui font pénétrer les substances dans l'estomac 4 39

Fig. 32, — Appareil de M. Calliburcès pour mesurer les

variations d'intensité des mouvements vibratiles. 141

Fig. 33. — Amibe difAiiente comme exemple de lissu sar^

codique 134

Fig. 34. — Le pied d'une hydre d'eau douce avec des cellules contractiles (d'après Leydig). (Fort grossissement) I .'j9

Fig. 35. — Fibre musculaire striée (d'après Kolliker). (Grossissement de 230 diamètres.) 159

Fig. 36. — Cellule végétale contractile vue avant et après la contraction (d'après Kùhne). (Fort grossissement.) 164

Fig. 37. — Cellules et fibres musculaires simples et ramifiées (d'après Leydig). (Fort grossissement.). . 163

Fig. 38. — Fibres musculaires réunies en nouvelles unités ou

faisceaux (d'après Leydig). (Fort grossissement.). 1 07

Fig. 39. — Muscle et tendon (d"après Leydig). (Grossissement faible.) 169

Fig. 40. — Coupe longitudinale à travers le tendon et la substance musculaire, à leur point de réunion (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 169

Fig. 41 . — Grenouille préparée pour montrer que le curare détruit les propriétés des nerfs moteurs sans atteindre celles des nerfs sensilifs 180

Fig. 42. — Grenouille préparée à la manière de Galvani pour montrer les effets du curare sur les nerfs moteurs 182

Fig. 43. — Appareil de M. Helmholtz pour déterminer la

vitesse de l'acte musculaire 1 S5

Fig. 44. — Courbe représentant les différentes périodes

d'une contraction musculaire (d'après Helmholtz). 1 97

Fig. 45. — Appareil pour l'inscription directe des contractions musculaires 197

Fig. 46. — Appareil de M. du Bois-Reymond pour l'étude

des propriétés électriques des muscles 20G

L'ÉLÉMENT NERVELTC.

Fig. 47. — Les deux racines nerveuses rachidiennes près de leur origine dans la moelle épinière (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 241

/|76 TABLK DF.S FEGURES.

Fig. 48. — Fibres nerveuses (d'après Leydig). {Fort grossissement.) 244

Fig. 49. — Cellules et fibres nerveuses réunies (d'après

Leydig). (Fort grossissement.) 245

Fig. 50. — Terminaison des nerfs moteurs (d'après Kiihne). 248

Fig. 51. — Représentation schématique (d'après Knhne) de la terminaison d'un nerl' moteur dans la colline nerveuse d'une fibre musculaire (coupe suivant l'axe du muscle) 249

Fig. 52. — Grenouille préparée pour montrer que le curare détruit les propriétés des nerfs moteurs sans atteindre celles des nerfs sensitifs 255

Fig. 53. — Appareil de M. Helmliollz pour mesurer la vitesse de la transmission nerveuse 266

Fig. 54. — Expérience pour montrer la sensibilité du nerf

moteur aux changements d'état électrique 279

Fig. 55. — Contraction métallique 280

Fig. 56. — Appareil de M. du Dois-Ueymond pour l'étude

des propriétés électriques des muscles et des nerfs, 2SS

Fig. 57. — Les deux racines nerveuses rachidiennes près de leur origine dans la moelle épinière avec le ganglion intervertébral (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 29'i

Fig. 58. — Cellules de sensibilité et cellules motrices dans

la moelle épinière (d'après Jacubowitcb) 29 4

Fig. 59. — Papille nerveuse chez rhouime (d'après Leydig).

(Fort grossissement.) 20G

Fig. 60. — Deux papilles nerveuses de la glande du mâle

de la grenouille (d'après Leydig) 296

Fig. 61. — Corpuscule de Pacini chez l'homme (d'après

Leydig), 297

Fig. 62. — Cellules nerveuses apolaires et unipolaires dans

la moelle épinière (d'après Jacubowitcb) 308

Fig. 63. — Cellules bipolaires dans la moelle épinière

(d'après Jacubowitcb) 308

Fig. 64, — Cellule nerveuse ganglionnaire multipolaire

(d'après Leydig). (Fort grossissement ) -"^Og

Fig. 65. — Un ganglion sympathique avec cellules multipolaires (d'après Leydig). (Fort grossissement.). 309

TABLE DES FIGURES. /i77

Fig. 66. — Cellules de sentiment el cellules de uiouvenienl

dans la moelle épinièrc (d'après Jacubowilch). . 310

l'ig. 67. — Communications des cellules de sentiment et des cellules de mouvement dans la moelle épinièrc (d'après Jacubowitcli) 311

Fig. 68. — Commissures des cellules d'un côté à l'autre de

la moelle épinièrc (d'après Jacubowitch) 31 2

Fig. 69. — Schéma expliquant le trajet des fibres dans la

moelle épinière (d'après Leydig) 313

Fig. 70. — Coupe transversale de la moelle épinière du

Salmor salar (d'après Owsjannikow) 314

Fig. 71. — Cellules du grand sympathique dans la moelle

épinière (d'après Jacubowitch) 31 -j

Fig. 72. — Coupe transversale de la moelle épinière du Salmo

salai- (d'après Owsjannikow) 328

Fig. 73. — Communications des cellules de sentiment et des cehdes de mouvement dans la moelle épinièrc (d'après Jacubowitch) 333

Fig. 74. — Cellules de sentiment et cellules de mouvement

dans la moelle épinière (d'après Jacubowitch). . . 33 îi

Fig. 7o. — Crenouille préparée pour montrer que l'empoisonnement par le curare peut être localisé dans une certaine partie du corps 339

Fig. 70 et 77. — La glande salivaire sous-maxillaire du chien et les nerfs en rapport avec elle, pour montrer que cette glande peut entrer en sécrétion sous l'influence d'une action réflexe dont le centie est dans le ganglion sympathique sous-maxillaire. . . 345, 3(>o

Fig. 78. — La glande salivaire sous-maxillaire du chien et les nerfs en rapport avec elle, pour étudier le mécanisme de la sécrétion 39j

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