SUR I-A PHYSIOLOGIE DU COEUR
Quand on dit que les grandes pensées viennent du cœur, cela équivaut à dire que les grandes pensées viennent du sentiment, car nos sentiments, qui ont leur point de départ physiologique dans les centres nerveux, agissent sur le cœur comme les sensations périphériques. Chez l'homme, le cerveau doit, pour exprimer les sentiments, avoir le cœur à son service. Deux cœurs unis sont des cœurs qui battent à l'unisson sous l'intluence des mêmes impressions nerveuses, d'où résulte l'expression harmonique de sentiments semblables.
Les philosophes disent qu'on peut maUriser son cœur et faire taire ses passions. Ce sont encore des expressions que la physiologie peut interpréter. On sait que par sa volonté l'homme peut arriver à dominer beaucoup d'actions réflexes dues à des sensations produites par des causes physiques. La raison parvient sans doute à exercer le même empire sur les sentiments moraux. L'homme pourrait donc arriver, par la raison, à empêcher certaines actions réflexes de se produire sur son cœur : mais plus la raison pure tendrait à triompher, et plus le sentiment tendrait à s'éteindre.
La puissance nerveuse capable d'arrêter les actions réflexes est en général moindre chez la femme que chez l'homme : c'est ce qui lui donne la suprématie dans le domaine de la sensibilité physique et morale, c'est ce qui a fait dire qu'elle a le cœur plus tendre que l'homme.
KT SES RAPPORTS AVEC. LV. CERVEAU, /i7l
Mais je m'arrête clans ces considérations qui nous entraîneraient trop loin, et je terminerai par une conclusion oénérale.
La science ne contredit point les observations et les données de l'art, et je ne saurais admettre l'opinion de ceux qui croient que le positivisme scientifique doit tuer l'inspiration. Suivant moi, c'est le contraire qui arrivera nécessairement. L'artiste trouvera dans la science des bases plus stables, et le savant puisera dans l'art une intuition plus assurée. Il peut sans doute exister des époques de crise dans lesquelles la science, à la fois trop avancée et cependant encore trop imparfaite, inquiète et trouble l'artiste plutôt qu'elle ne l'aide. C'est ce qui peut arriver aujourd'hui pour la physiologie à l'égard du poëte et du philosophe. Mais ce n'est là qu'un état transitoire, et j'ai la conviction que lorsque la physiologie sera assez avancée, le poëte, le philosophe et le physiologiste s'entendront tous.
Fig. \. — Formation de cellules dans un blastèine 19
Fig. 2. — Œuf-cellule (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 20
Fig. 3, 4, 5 et 6. — Plusieurs stades du processus de segmentation qui rendent sensible la multiplication des cellules par division (d'après Leydig) 30
Fig. 7. — Multiplication des cellules par bourgeonnement
(d'après Leydig). (Fort grossissement.) 21
Fig. 8. — Cellule nerveuse ganglionnaire multipolaire
(d'après Leydig). (Fort grossissement.) 28
Fig. 9. — Fibres nerveuses (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 28
Fig. 10. — Cellules et fibres nerveuses réunies (d'après
Leydig). (Fort grossissement) 22
Fig. 11. — Cellules et fibres musculaires simples et ramifiées (d'après Leydig). (Fort grossissement.). . . 30
Fig. I 2. — Fibres musculaires réunies en nouvelles unités ou
faisceaux (d'après Leydig). (Fort grossissement.). 31
Fig. t 3 — Tissu conjonctif gélatineux (tissu muqueux de
Virchow) (d'après Leydig) 31
Fig. M. — Tissu conjonctif dont les corpuscules sont devenus des cellules graisseuses et des cellules pigmentaires (d'après Leydig) . 32
lilli TABLE DES FIGURES.
Fig. 15. — Tissu conjonctif rigide (d'apiV-s Leydig). (Fort
grossissement.) 32
Fig. 16. — Tissu conjonctif dont la substance fondamentale s'est en partie condensée en fibres élastiques (d'après Leydig) 33
Fig. 17. — Cartilages hyalins (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 33
Fig. 18. — Tissu conjonctif cartilagineux (d'après Leydig).
(Fort grossissement.) 33
Fig. 19. — Ossification des cartilages (d'après Leydig). (Fort
grossissement.) 34
Fig. 20. — Tissu conjonctif osseux (d'après Leydig). (Fort
grossissement.) 34
Fig. 21 , — Ossification d'un cartilage branchial du Polyp-
terus bichir (d'après Leydig). (Fort grossissement. ) 3 4
Fig. 22. — Diverses formes d'épithéliums (d'après Leydig). 3o
Fig. 23 . — Cellules épithéliales et cellules restées autonomes
(d'après Leydig). (Fort grossissement.) 35
L'ÉLÉMENT CONTRACTILE
Fig. 24. — Cellules vibratiles (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 125
Fig. 25. — Infusoires ciliés : Cercomonas Davaini et autre
variété de Ccrcomonade 1 26
Fig. 26. — Infusoires ciliés : Trichomonas vaginalis 126
Fig. 27. — Pédicule d'une vorticelle (d'après Leydig).. . . 127
Fig. 28, — Muqueuse nasale de la grenouille avec son épi- Ihéliuin vibratile et ses glandes (d'après Leydig), (Fort grossissement.) 130
Fig. 29. — Epithélium nasal des poissons et des l'eptiles
(d'après Leydig). (Fort grossissement) 1 30
Fig. 30. — Spermatozoïdes et cellules du sperme 134
Fig. 31. — Œsophage de grenouille pour montrer l'action des cils vibratiles qui font pénétrer les substances dans l'estomac 4 39
Fig. 32, — Appareil de M. Calliburcès pour mesurer les
variations d'intensité des mouvements vibratiles. 141
Fig. 33. — Amibe difAiiente comme exemple de lissu sar^
codique 134
Fig. 34. — Le pied d'une hydre d'eau douce avec des cellules contractiles (d'après Leydig). (Fort grossissement) I .'j9
Fig. 35. — Fibre musculaire striée (d'après Kolliker). (Grossissement de 230 diamètres.) 159
Fig. 36. — Cellule végétale contractile vue avant et après la contraction (d'après Kùhne). (Fort grossissement.) 164
Fig. 37. — Cellules et fibres musculaires simples et ramifiées (d'après Leydig). (Fort grossissement.). . 163
Fig. 38. — Fibres musculaires réunies en nouvelles unités ou
faisceaux (d'après Leydig). (Fort grossissement.). 1 07
Fig. 39. — Muscle et tendon (d"après Leydig). (Grossissement faible.) 169
Fig. 40. — Coupe longitudinale à travers le tendon et la substance musculaire, à leur point de réunion (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 169
Fig. 41 . — Grenouille préparée pour montrer que le curare détruit les propriétés des nerfs moteurs sans atteindre celles des nerfs sensilifs 180
Fig. 42. — Grenouille préparée à la manière de Galvani pour montrer les effets du curare sur les nerfs moteurs 182
Fig. 43. — Appareil de M. Helmholtz pour déterminer la
vitesse de l'acte musculaire 1 S5
Fig. 44. — Courbe représentant les différentes périodes
d'une contraction musculaire (d'après Helmholtz). 1 97
Fig. 45. — Appareil pour l'inscription directe des contractions musculaires 197
Fig. 46. — Appareil de M. du Bois-Reymond pour l'étude
des propriétés électriques des muscles 20G
L'ÉLÉMENT NERVELTC.
Fig. 47. — Les deux racines nerveuses rachidiennes près de leur origine dans la moelle épinière (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 241
/|76 TABLK DF.S FEGURES.
Fig. 48. — Fibres nerveuses (d'après Leydig). {Fort grossissement.) 244
Fig. 49. — Cellules et fibres nerveuses réunies (d'après
Leydig). (Fort grossissement.) 245
Fig. 50. — Terminaison des nerfs moteurs (d'après Kiihne). 248
Fig. 51. — Représentation schématique (d'après Knhne) de la terminaison d'un nerl' moteur dans la colline nerveuse d'une fibre musculaire (coupe suivant l'axe du muscle) 249
Fig. 52. — Grenouille préparée pour montrer que le curare détruit les propriétés des nerfs moteurs sans atteindre celles des nerfs sensitifs 255
Fig. 53. — Appareil de M. Helmliollz pour mesurer la vitesse de la transmission nerveuse 266
Fig. 54. — Expérience pour montrer la sensibilité du nerf
moteur aux changements d'état électrique 279
Fig. 55. — Contraction métallique 280
Fig. 56. — Appareil de M. du Dois-Ueymond pour l'étude
des propriétés électriques des muscles et des nerfs, 2SS
Fig. 57. — Les deux racines nerveuses rachidiennes près de leur origine dans la moelle épinière avec le ganglion intervertébral (d'après Leydig). (Fort grossissement.) 29'i
Fig. 58. — Cellules de sensibilité et cellules motrices dans
la moelle épinière (d'après Jacubowitcb) 29 4
Fig. 59. — Papille nerveuse chez rhouime (d'après Leydig).
(Fort grossissement.) 20G
Fig. 60. — Deux papilles nerveuses de la glande du mâle
de la grenouille (d'après Leydig) 296
Fig. 61. — Corpuscule de Pacini chez l'homme (d'après
Leydig), 297
Fig. 62. — Cellules nerveuses apolaires et unipolaires dans
la moelle épinière (d'après Jacubowitcb) 308
Fig. 63. — Cellules bipolaires dans la moelle épinière
(d'après Jacubowitcb) 308
Fig. 64, — Cellule nerveuse ganglionnaire multipolaire
(d'après Leydig). (Fort grossissement ) -"^Og
Fig. 65. — Un ganglion sympathique avec cellules multipolaires (d'après Leydig). (Fort grossissement.). 309
TABLE DES FIGURES. /i77
Fig. 66. — Cellules de sentiment el cellules de uiouvenienl
dans la moelle épinièrc (d'après Jacubowilch). . 310
l'ig. 67. — Communications des cellules de sentiment et des cellules de mouvement dans la moelle épinièrc (d'après Jacubowitcli) 311
Fig. 68. — Commissures des cellules d'un côté à l'autre de
la moelle épinièrc (d'après Jacubowitch) 31 2
Fig. 69. — Schéma expliquant le trajet des fibres dans la
moelle épinière (d'après Leydig) 313
Fig. 70. — Coupe transversale de la moelle épinière du
Salmor salar (d'après Owsjannikow) 314
Fig. 71. — Cellules du grand sympathique dans la moelle
épinière (d'après Jacubowitch) 31 -j
Fig. 72. — Coupe transversale de la moelle épinière du Salmo
salai- (d'après Owsjannikow) 328
Fig. 73. — Communications des cellules de sentiment et des cehdes de mouvement dans la moelle épinièrc (d'après Jacubowitch) 333
Fig. 74. — Cellules de sentiment et cellules de mouvement
dans la moelle épinière (d'après Jacubowitch). . . 33 îi
Fig. 7o. — Crenouille préparée pour montrer que l'empoisonnement par le curare peut être localisé dans une certaine partie du corps 339
Fig. 70 et 77. — La glande salivaire sous-maxillaire du chien et les nerfs en rapport avec elle, pour montrer que cette glande peut entrer en sécrétion sous l'influence d'une action réflexe dont le centie est dans le ganglion sympathique sous-maxillaire. . . 345, 3(>o
Fig. 78. — La glande salivaire sous-maxillaire du chien et les nerfs en rapport avec elle, pour étudier le mécanisme de la sécrétion 39j